ASPECT INITIATIQUE DE LA GRAPHIE BÈRBÈRE

Rares sont les peuples libres malgré le joug de l’oppression. Il en est un qui mérite ce nom c’est celui des Berbères. J’ai tenté de trouver leur origine et leurs particularités car, à travers son écriture, il charrie une initiation fondamentale digne d’intérêt.

La protographie, du grec prôtos, premier, ancien, et graphé, action d’écrire, d’où le mot adjectif graphique qui a un rapport à l’emploie de signes anciens déterminés pour exprimer les idées.

La protographie est donc l’étude des premiers signes qui ont servis à exprimer les idées – ici ceux des Berbères.

La période d’utilisation de ces signes, si elle n’est pas établie avec précision, est largement antérieure aux conquêtes musulmanes. La seule certitude vient d’une inscription qui porte une date : celle du temple du roi berbère Massinissa qui attribue la construction du temple à l’an 10 du règne de ce roi, 193 ans avant notre ère.

L’œuvre de Charles de Foucauld

La valeur des signes nous est transmise par le missionnaire saint Charles de Foucauld.

L’œuvre linguistique de saint Charles de Foucauld, qui fait autorité encore aujourd’hui, et cela tout à fait indépendamment de la personnalité de l’auteur par ailleurs. On ne peut  pas travailler sérieusement sur la langue des Touaregs, et même d’une façon générale sur leur culture, si l’on n’a pas dans sa bibliothèque, toujours à portée de la main, le Dictionnaire Touareg-Français et les

 Poésies Touarègues. Ce qui fait que, d’emblée, l’œuvre linguistique de saint Charles de Foucauld est présente dans le monde de la recherche.

 

Selon l’ethnologue Jean Servier le mot « Tifinagh » (nom de l’alphabet berbère) renvoie à une racine FNQ, « rappelant l’origine phénicienne évidente, de cet alphabet[1] » D’autres chercheurs donnent une origine runique, j’ai choisi ceux là.

En 1895, dans une lettre de Kenchela, le marquis de Morès écrivait, en 1895, à l’auteure Francis André : « J’ai trouvé à Alger sur les origines Berbère un livre (plaquette de 10 pages du commandant Rinn Louis Marie : Les Origines berbères, Etudes de linguistique 1882) qui vous ouvrira des horizons. A mon avis les lettres touareg ou kabyles sont les caractères runiques et chez les Touaregs nous trouverons la clé de bien des secrets.»

La dimension initiatique.

En examinant les plus anciens caractères graphiques on découvre que ces signes possèdent une valeur idéographique permettant de retrouver le sens d’une initiation primitive.

En quelque contrée que l’on relève ces traces, on constate aisément que tous les vestiges archaïques, recueillis çà et là, se ressemblent.

C’est dire que l’initiation est UNE, bien qu’elle semble multiple en ses manifestation. Cette multiplicité apparente étant essentiellement liée à la différence de milieu culturel. Cela suggère qu’aux origines par intuition et par inspiration, ce que j’appellerais Esprit des Mondes ou Divinité, s’est mis en rapport avec l’Homme constituant ainsi les premiers initiés, avant qu’il y ait des temples. En fait, les temples furent édifiés pour garder ce qu’avait inspiré, aux initiés, l’Esprit des Mondes ou Spiritus Mundi des alchimistes.

Le premier inspiré direct du spiritus mundi donna, avant de disparaître la clé du mystère par lui compris. Après lui des gardiens de signe ou Semmothées,  inspirés à leur tour, établirent progressivement une méthode d’enseignement.

Cette méthode constitue les bases de ce qui permettra au néophyte d’accéder à l’initiation. L’initiation étant un état acquis à la suite d’une formation liée à une pratique mentale et corporelle, car le corps est inséparable du psychisme pour amener progressivement l’individu à une prise de conscience que certains appellent « libération » ou « éveil ».

Les Semmothées figurèrent ainsi tout le mécanisme de composition, de décomposition et de recomposition des mondes par des caractères hiéroglyphiques plus ou moins compliqués mais toujours concordants, correspondant on ne peu mieux au solve et coagula des alchimistes.

Sauvegarde de la dimension initiatique.

De plus les « gardiens de signes », en homme prévoyants, pensant avec juste raison qu’avec le temps, le souvenir des initiations s’effaçant, les disciples perdraient parfois le sens de « l’éveil » pour ne retenir que la dimension théorique et symbolique et donc ruseraient avec les vraies données de l’initiation pour faire peser un joug despotique sur les néophytes et les peuples au lieu de leur alléger le poids inévitable des épreuves de la vie, prirent le soin de déposer, parmi les population non initiée, d’autre figures hiéroglyphiques très simples que d’aucune se firent tatouer…

Ce furent les lettres des premiers alphabets !

Dans la pensée de leur créateur, l’examen attentif de ces signes devait, tôt ou tard, dévoiler aux intuitifs de bonne foi l’ignorance ou les supercheries des prétendus maîtres de l’initiation.

Disons en passant que les supercheries dans les centres initiatiques actuels sont légion ! La saveur s’en est allée dans l’horreur d’un indigent verbiage.

Les consonnes sacrées.

Un des alphabets, dont la tradition dit qu’il fut gardé dans l’Arche au moment du Déluge, nous a été transmis par une ethnie d’origine japhétiste : les Touaregs, berbères de l’Afrique septentrionale, qui le possèdent encore. Ils ont gardé ces index graphiques appelés tifinars (  ⵜⵉⴼⵉⵏⴰ) ou consonne sacrée qui permette de justifier certaines connaissances intégrées dans le texte de la Genèse.

Les tifinars ou consonnes sacrées appartiennent à la langue tamachèque, actuellement parlée en Afrique septentrionale par les Touaregs berbères «  ces étranges habitants du Hoggar sur qui planent encore tant de mystères ».

Il parait indéniable que les Touaregs sahariens sont d’origine boréenne et non africaine. Il en est de même pour les Kabyle algériens et les Chleuh du Maroc.

Il est un signe certain, écrit le professeur Marqueray, «  de je ne sais quel retour vers le Nord, quelle souvenance des régions froides et lointaines, est révélé par l’orientation vers le Septentrion de tous les tombeaux mégalithiques berbères ».

Origine nordique des consonnes sacrées.

Il faut aussi savoir que les tifinars sont concordants avec les caractères des plus anciens alphabets germaniques et scandinaves appelés runes (de runa qui signifie en langue gothique : chose cachée)

Un autre indice de l’origine nordique de cette ethnie Berbère qui comprend parmi eux la tribu des Touaregs, est le nom même de Berbère. En lange tarmachèque RBS (qui se lit comme les langues sémitiques de la droite vers la gauche : SBR[2]), signifie se faire BaR, c’est-à-dire se faire émigré, d’où les mots BaRBaRe, BeRBeRe, ou BeRBeRant ou émigrants.[3]

Egalement, se faire BaR, c’est aussi se voiler de noir, comme le faisaient les Tourano-Chaldéens lorsqu’ils émigraient.

Une particularité significative qui s’inscrit à contrario des lois islamique, les femmes ne sont pas voilées et de plus tatouées d’images et de caractères tifinars. Pourquoi cette particularité ?

On ne peut, semble-t-il, l’expliquer que par un rite, imposé jadis à ces femmes et ces hommes par un pouvoir spirituel qui en fait les gardiens inconscients de signes graphiques qui sont précisément les clés des plus hauts mystères.

Des Berbères à l’ours Boréen.

D’après certaines étymologies plus septentrionales le mot berbère se traduit par bear bor, c’est-à-dire ceux qui portent l’ours.

Les boréens avaient comme blason armorial commun dans les temps primitifs, l’ours, animal des contrées froides du Nord. Cet emblème était la raison de leur nom, car bor, dans les langues scandinaves, c’est l’ours. Mais qui plus est, ce nom signifie également lumière.

Signalons en passant que le roi Wisigoth légendaire s’appelait BeRig qui signifie « Ours puissant ».

Le mot bor s’applique aussi aux phénomènes lumineux particuliers aux régions polaires que sont les aurores boréales.

Le mot ours sert à désigner deux constellations ayant à peu près la forme d’un char : la Grande ourse et la petite ourse. El langue tamachèque, la lettre R est signe de mouvement et la lettre S signe de l’esprit. Or leur forme carrée est précisément la forme hiéroglyphique primitive du char.

R ou carré est le petit chariot, la petite ourse, la petite lumière.

S ou carré avec un point central est le Grand chariot, la Grande Ourse, la grande lumière.

Il n’est point étonnant que les Boréens qui, des la plus haute antiquité se livraient à l’étude des astres, aient été surnommé peuple du chariot (Hamaxèque).

Petite remarque en guise de conclusion.

L’ancien nom du village de Rennes-le-Château (Aude) était Rhedae.

Rhedae, est la tournure fléchie de Rheda, terme d’origine celte ou gothique passé dans la langue latine, qui signifie Chariot. A ses débuts, cette cité fut sans doute le dernier  » carrago « , camp retranché habituel des barbares germaniques orientaux, où les chariots étaient disposés en cercles concentriques, selon la coutume des steppes…

 

Avec toute mon amitié.

 


[1]  Jean Servier, Les Berbères, Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », nº 718, Paris, 2003, 4e édition, ISBN 2 13 053170 9, p. 31.

[2] En caractère tifinars ces consonnes sont représentées par des carrés. S= carré avec une ligne joignant, horizontalement, les côtés opposés, B= simple carré,  R= carré avec un point au centre.

[3] En haut allemand BAR signifie homme libre. Il est significatif de retrouver cette racine dans le verbe pronominal populaire « se barrer », qui signifie se sauver, partir, s’enfuir, s’en aller… devenir libre et donc… s’éveiller !

ÉGLISE INITIATIQUE ET FEU DU SOLEIL

ptolemee

J’aime la mer et me laisser bercer par l’éternel retour de son ressac. De même J’ai toujours été fasciné par la lumière de notre étoile, par l’énergie toujours renouvelée du soleil ce donneur de vie. Souvenir d’étudiant boutonneux où dès les premier cours de géologie, les profs insistaient sur le rôle primordial de l’astre diurne autant dans les processus d’érosion que dans le déroulement harmonieux des bio-cycles ou la formation des fossiles.

Les scientifiques sont actuellement tous d’accord pour dire que l’origine de cette énergie colossale est issue de réactions thermonucléaire provenant de la fusion d’atomes entres-eux, de telles sorte que notre étoile est une immense machine à transmuter. Le soleil est un colossal laboratoire d’alchimiste. Faut-il s’en étonner ?

Quand on se familiarise avec les textes fondateurs de cette pratique telle la Tabula smaragdina ou La table d’émeraude (elle était gravée sur une table en émeraude, d’où son nom) par le fondateur mythique de l’alchimie Hermès Trismégiste qui se confond avec le dieu Thot des égyptiens, le soleil est considéré comme un maître d’œuvre.

Ne soyons pas surpris qu’une table entière puisse être taillée dans cette pierre précieuse puisque dans l’Antiquité, des auteurs comme Théophraste, Hérodote ou Pline l’Ancien décrivent parfois des statues, voire des colonnes ou obélisques taillées dans cette pierre. On sait, seulement maintenant, qu’il s’agissait bien de belles pierres vertes mais pas de véritables émeraudes.

Sur cette table « smaragdina » était gravé le fameux texte d’alchimie que tout le monde connait car il commence par l’affirmation que les astrologues répètent à souhait : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut… »

Ce que l’on sait moins c’est que ce court exposé complet sur l’alchimie s’achève sur une autre affirmation qui nous intéresse ici :

« Ce que j’ai dit de l’opération du soleil est accompli et parachevé. »

Opération transmutatoire de la matière au sein du soleil… Comment l’ont-ils su ? Intuition ou omniscience acquise par une solide formation initiatique ? Nul ne le saura jamais sauf les adeptes qui ont réussi leur Grand Œuvre.

Quoi qu’il en soit l’opération solaire de fusion transmutatoire se déroule au sein de l’astre. C’est ainsi que naitraient toutes les substances que nous révèlent la fameuse table de classification des éléments de Mendeleïev. Eléments constituant toute matière en notre monde. Précieuses substances fabriquées par les myriades de soleils que sont ces million d’étincelles qui criblent et fécondent, de leur point incandescent, le ciel nocturne.

L’œuvre du soleil n’est pas achevée tant qu’il reste luminaire. Telle toute choses l’astre n’est par éternel. Il finit par exploser (supernovea)… Solve dirait l’alchimiste dans son colossal laboratoire. Tout débute, ou redébute, par la destruction des structures afin de constituer un monde nouveau à l’image de sa future histoire.

C’est un schéma universel qui n’est pas contredit par l’adage affirmant que « c’est dans les vieilles soupières que l’on fait les bonnes soupes », soupe dans laquelle se sont organisées, d’une manière ou d’une autre, les multiples molécules organiques y compris les fameuses séquences d’ADN mémoire de chaque espèce vivante.

Cette colossale déflagration ensemence,  avec les substances fabriquées par le soleil durant toute sa vie flamboyante d’étoile, l’immense espace qui l’entoure. Et dans cet espace va naitre un nouveau soleil avec son cortège planétaire. C’est le schéma que j’ai retenu, et qui m’a paru le plus plausible, pour ne pas compliquer les choses avec les diverses opinions et hypothèses des cosmogénéticiens.

Dans le soleil la fusion de deux atomes d’hydrogène donne un corps plus lourd. Ces corps plus lourds en donnent de plus lourds encore et ainsi de suite jusqu’à la limite du possible qui est l’atome de fer, lequel constituerait, par sa stabilité, le cœur des étoiles.

Arrêtons-nous un moment sur les particularités du fer stellaire. Les anciens forgerons, dont Mircéa Elliade a saisi toute l’importance quant aux connaissances ancestrales véhiculées par leurs techniques, comparaient les étincelles qui jaillissaient sous leur marteau à une pluie d’étoile. Et ce lien entre le ciel et les l’étincelles est resté dans le mot sidérurgie ou le travail du fer est inséparable de l’univers sidéral. La sidérurgie est indissociable de l’espace intersidéral comme le montre le préfixe sidéros qui signifie fer et sidéris astre.

L’atome de fer est pourvu de 26 électrons qui gravitent autour de son noyau. Il m’a semblé important de signaler la concordance entre ce nombre et celui des quatre lettres hébraïques : Yod, Hé, Vov, Hé. Chacune est associée à un nombre soit : Yod = 10, Hé = 5, Vov = 6 et Hé = 5. Le total de YEVE, nom de Dieu, est égal à 26. C’est le fameux tétragramme des occultistes. Le 26 du fer sidéral désigne donc Dieu qui est bien… aux cieux !

Cette particularité du cycle nucléaire des étoiles permet de saisit l’omniscience dont fait preuve un véritable alchimiste tel Mickaël Mayer, ce médecin de l’empereur Rodolphe II de Habsbourg, quand il écrivait en tête de son livre Atalante fuyant les quelques lignes suivantes :

 

« Grande mère des fruits, grande mère des hommes.

Je te salue ô terre de Saturne : j’ose

Entrer dans ton amour dans l’antique domaine

De gloire, et libérer les sources d’eau vivantes.

Dans les cités de fer je chante un chant d’étoile. »

 

Ceci pour dire que l’alchimie est par excellence la voie initiatique Occidentale et qu’elle est biologie plutôt que métallurgie. Elle élabore et structure la mystique fondamentale centré sur cette énergie pure (en tous les sens du terme) que l’Eglise primitive appelle Esprit-Saint.

Esprit inséparable des puissances dites christiques (pour les chrétiens) qui est au cœur, sous l’appellation de christocentrisme, de notre culture occidentale.

Tournons-nous vers l’avancée de la recherche scientifique du XXe siècle qui permit de découvrir l’énergie nucléaire.

Il faut souligner que cette énergie repose essentiellement sur la fission, ou division, nucléaire. Elle divise les particules constituant le noyau atomique (le mot diable vient de dia : division).

Inversement l’énergie nucléaire du soleil repose sur la fusion, et donc l’union des atomes.

L’énergie nucléaire humaine, dans ses centrales énergétiques, est en totale opposition, avec sa fission, avec celle du soleil, basée sur la fusion. Si le soleil est donneur de vie notre puissance atomique lui sera opposée. Elle aboutira aux bombes destructrices et à des centrales énergétiques dangereuses.

Soyons lucide, nos centrales nucléaires sont surréalistes. Un pareil procédé de fission atomique pour faire bouillir une « casserole » d’eau est disproportionnée jusqu’à l’aberration. C’est l’équivalent d’un canon utilisé pour tuer une mouche. On tue la mouche ou on la manque mais à tous les coups on fait sauter la baraque.

Le Christ associé au soleil créateur est donc une analogie capitale que la tradition a conservée dans l’orientation des églises dont le cœur et le maître autel sont toujours orientées vers l’Est, lieu ou le soleil se lève et vers lequel tout prêtre disait le matin sa première messe. Ces rayons du soleil levant, véhiculant une énergie particulière incluse dans la lumière, se posaient sur l’autel et le calice contenant le vin eucharistique, pour le sanctifier en complément indispensable de la consécration de prêtre le jour de son ordination.

Telle était la raison pour laquelle le prêtre était tourné vers le soleil levant quand il célébrait une messe. De ce fait les fidèles eux aussi faisaient face au soleil. Ne parles-t-on pas de Christ solaire ? Telle est la raison pour laquelle le prêtre tournait le dos aux fidèles. Tous : prêtre autant que fidèles se devaient d’être tournés vers le lever de l’astre christique pour en louer tous les bénéfices.

Évidemment cette hymne au soleil dépassait le soleil lui-même pour s’adresser à l’allumeur de réverbères.

Cette connaissance étant perdue, le concile de Vatican II réforma l’office et le prêtre se tourna vers les fidèles pour célébrer son office devenu social. De ce fait il perdit son lien avec les lois de la nature et avec le Christ solaire.

Le calice posé sur l’autel recevait trois sanctifications. D’abord celle du prêtre à travers son ordination ensuite celle du soleil et enfin celle émanant des reliques incluses dans la pierre d’autel.

Je rappelle que le calice devaient être posé obligatoirement sur une pierre sanctifié à l’huile chrismale et contenant des reliques de saint aidant à établie un lien avec le suprasensible.

Actuellement les reliques ont disparues et le prêtre tourne le dos au soleil levant.

Seule subsiste une ordination du prêtre dont on s’interroge sur la validité car les ordinations intermédiaire – comme celle de Portier, de Lecteur, d’exorciste, d’Acolyte, de sous diacre, de Diacre – précédant et préparant la prêtrise par une lente maturation ont soit disparues soit devenues méconnaissables.

D’autre par les rituels d’ordination d’un prêtre ou celui de la consécration d’un évêque ont perdu leurs sens car ils furent soit mal adaptés soit inventés ex nihilo.

Lors du concile Vatican II le premier schéma étudié par l’assemblée évêques avait été la constitution sur la liturgie que ses promoteurs entendaient réformer. On s’appliqua alors à réviser les rites et à inventer de nouveaux textes liturgiques. Mgr Annibale Brugnini et le cardinal Lercaro en furent la cheville ouvrière.

« Le cardinal Lercaro avait beau être parmi les initiateurs de cette réforme liturgique elle ne lui disait rien qui vaille » (in Padre Pio le stigmatisé par Yves Chiron. P. 313. Éditions Perrin.)

Et en effet notre prélat était dans le vrai…

Je ne vais pas m’attarder sur cette perte des liens avec la nature et du sens du sacré.

Le plus grave est évidemment l’annihilation de la dimension initiatique et mystique de l’Eglise. Dimensions qui reposaient sur la structure des offices, leur proximité avec le divin par leur harmonie avec les lois de la nature.

L’un des points essentiels reposait sur l’orientation du prêtre (et de l’église) vers le soleil levant.

L’énergie nucléaire issue d’une science sans conscience est aux antipodes de l’énergie solaire. L’histoire de cette émergence de « l’anti-soleil » (notre énergie nucléaire faisant l’œuvre inverse de celle du soleil) est profondément significative et permet de saisir le sens de cette terrible transgression.

Telle est la raison pour laquelle l’alchimiste Fulcanelli rendit visite, en 1937 à Paris, aux physiciens Jacques Bergier et André Helbronner. Il les mit en garde face aux redoutables dangers potentiel de la technologie nucléaire alors très proche.

Bien avant cette date les alchimistes essayèrent, en vain, d’infléchir les concepts scientifiques naissant qui s’éloignaient de plus en plus des lois de la nature en étayant tous leurs concepts sur une pensée uniquement matérialiste. Telle est la raison essentielle de nombreuses transmutations opérées par les adeptes auprès de personnalités ou de scientifiques durant les XVIIe et XVIIIe siècle pour tenter de leur montrer l’existence d’une autre voie pour comprendre et agir sur la matière et l’univers.

L’alchimie est une science, plus exactement une sainte science dont les axiomes sont diamétralement opposés à ceux de la science moderne. Quand la science actuelle œuvre sur la lumière la science sacrée œuvre sur l’esprit… contenu dans la lumière. Cela est évidemment incompréhensible pour les rationalistes car la science est très limitée pour comprendre la matière, et aussi l’espace et même le temps qui est loin d’être linéaire dans son écoulement.

C’est pourquoi durant le XXe siècle la dérive belliqueuse menant à l’énergie nucléaire s’accentua. Les dés étaient définitivement jetés. La crise économique actuelle, et le terrorisme Islamique en sont des échos ou des avertissements…

Aucun sociologue n’ignore que les aléas d’une société, surtout ses crises et ses problèmes, sont secrétés par la société elle-même.

Souvenons-nous de la bombe à fission d’Hiroshima. Elle fut suivie sept ans plus tard d’une caricature du soleil qui saisit d’effroi les savants américain par cette monstruosité qui fut la bombe à fusion d’Eniwetok. Processus de désintégration qui produit l’énergie rayonnante du soleil. Rayonnement de mort et non de vie comme notre astre… L’horrible merveille fut baptisée de la lettre H, initiale d’Hélios, nom grec du soleil.

On nous apprend que cette « arme absolue » (bien éloignée de l’Absolu des sages) a eu pour père non un ou des hommes mais une machine, un ordinateur désigné d’un nom formé d’un ensemble d’initiales qui se lit MANIAC. La mort est ainsi sortie toute armée du cerveau métallique de la folie. Faut-il s’en étonner puisqu’elle est le produit de ce que notre cerveau biologique, et donc de ce que le psychisme à d’artificiel : l’intelligence rationnelle, dépourvue de conscience, d’intuition et de sensibilité à contrario de la vie.

Pour les partisans d’un prêtre tournant le dos au soleil lors d’un office je soulignerais un trait mentionné par la presse à l’occasion de la première expérience nucléaire française au Sahara, terre musulmane. Au moment ou jaillissait la foudre, les participants, appliquant les consignes de sécurité qu’ils avaient reçues, se tenaient prosternés, la tête collée au sable, le dos tourné à l’explosion. Ils offraient ainsi une image des priants de l’Islam, mais une image inversée, car l’épouvante exige de ses adorateurs qu’il lui montre non leur visage, mais leur derrière. Nous sommes en plein sabbat : que l’homme en effet baise les fesses du bouc ou qu’il tourne les siennes vers l’idole, c’est toujours de la même messe noire qu’il s’agit…

En tournant le dos au soleil levant un prêtre renie son Dieu. Il ne peut, par ignorance, qu’inverser un processus de divinisation qui lui échappe et enfoncer l’Église, et la société, dans le marasme.

Mais les vieilles sciences qui nous aident à lire les redoutables signes des temps contiennent à la foi le plus réconfortant, le plus serein des messages. La vie, nous disent-elle, est une mère généreuse et inlassable. Son essence est sagesse et harmonie, car elle a pour principe et pour fin la toute perfection.

Les productions effrayantes, démesurées auxquelles nous assistons ont leur place dans le jeu de l’Univers. Elles portent d’ailleurs en elle une grandeur et une beauté que l’on peut et que l’on doit admirer sans se laisser fasciner par elle comme par un jeu vidéo… Lorsqu’elles auront achevé leur rôle éphémère, lorsque la griserie sera tombée et que les yeux se seront éclaircis, un rythme nouveau, celui du premier jour, s’établira ; la Sagesse fera entendre sa voie enfantine que domine aujourd’hui le vacarme des mécaniques et l’engouement immodéré pour l’informatique ; ses préceptes sans âge retrouveront leur force et leur évidence ; ainsi guidé, l’homme réapprendra à se connaître et, du même coup, à reconnaître l’univers et les dieux.

 

Avec toute mon amitié.

PREMIER PAS INITIATIQUE

premiers-pas

Sous l’insistance de mes correspondants, voici quelques idées, quelques prises de conscience pour les uns, ou misérables divagations pour les autres, sur ce qui m’apparait comme élémentaire pour bâtir une vie pré initiatique sérieuse. Je vais être bref et jouer avec les mots à mon corps défendant… Rassurez-vous je m’amuse aussi !

Un fait essentiel ne saurait être négligé par celles et ceux préoccupés par un besoin légitime d’être parfait, « nickel » comme l’on dit… Nickel dites-vous ? Ah ! Ce qui brille me crève les yeux ! De grâce n’astiquons plus les chromes de notre ego et restons surtout bien humain, car à moins de vivre dans une autre dimension, quelque peu surréalistes, nos vies ne sauraient être pétries d’absolue perfection en tous domaines. Nous sommes rien, acceptons ce camouflet !

Tout est affaire de degrés, que ce soit notre attention, notre patience ou encore la gamme et l’intensité de nos émotions. Évidemment, il nous est impossible d’être tout pour tout le monde. Nous ne pouvons danser toutes les danses et notre vie est brassée de choix difficiles, de sacrifices et de compromis. Cet aspect est rébarbatif si l’on ne parvient pas à mettre en évidence le dénominateur commun et ce puissant moteur spécifique à notre espèce qui s’appelle en l’occurrence : ADAPTATION.

L’homme est adapté à l’adaptation, disent les anthropologues, et c’est cette souplesse qui fait de lui ce qu’il est. Cependant il renie son humanité s’il renonce à son adaptabilité en se cristallisant dans ce que l’on pourrait appeler routine poussée à l’extrême et conditionnements de toutes sortes dont les politiques et les religieux savent jouer en virtuoses pour aliéner notre liberté afin de s’assurer notre fidélité ou notre bulletin de vote.

Donc nous sommes incapables de tout faire mais cela ne signifie nullement que nous devons chausser nos pantoufles en écoutant religieusement monsieur le curé, un gourou, ou notre député. Ni universel ni pantouflard, nous voici assis entre deux chaises. Conditionables comme le chien de Pavlov, notre puissance secrète réside dans le fait, généralement négligé, que nous pouvons changer nos conditionnements afin de choisir ceux qui nous conduisent vers la liberté. C’est cela la puissance de l’adaptabilité.

Avec le temps, nous devenons la somme des choix que nous avons faits. Les choix déterminent donc la personne que nous finissons par être.

Ce que nous devenons n’est absolument pas le produit du hasard ou du destin. Rien n’est PRÉCISÉMENT déterminé ni ordonné à l’avance… Tout au long de notre vie, nous sommes des processus inachevés, embryonnaires en quelques sortes. Il n’y a que dans la vie des produits, comme les savonnettes ou les casquettes, que les versions se succèdent ! C’est aussi une stratégie à mettre en œuvre pour bien vivre la nôtre. Apprendre à changer de version est la clé. Oui, il nous est possible de moduler et de modifier nos objectifs pour les faire correspondre à notre réalité à condition de bien savoir ce que l’on veut. Dans ces circonstances nous ferons mentir les astrologues, les numérologues et les cartomanciennes. Pourquoi ?

Parce que nous ne suivons plus la ligne d’écoulement paisible de notre vie, nous ne suivons plus cette ligne de moindre résistance sur laquelle nous nous laissons porter par paresse ou ignorance. De ce fait notre destinée échappe définitivement aux augures de toute sorte. Nous sommes comme ces êtres qui voient alors qu’une étude clinique de leur œil conclu qu’ils sont aveugles.

Sortir de son destin « déjà écrit » et décryptable par les « diseuses de bonne aventure », telle est – me semble-t-il – la démarche pré initiatique fondamentale et donc le premier pas vers la liberté.

C’était ma petite crise prétentieuse de philosophie que j’offre, sans vergogne, à celles et ceux qui passent parfois un bon moment en ma compagnie.

Avec toute mon amitié.

 

LE MYSTÈRE DU TEMPLE

 

Sans-titre-1L’alchimie la tête dans l’onde et le flux temporel.

Que toute confusion disparaisse : je ne vais pas parler des chevaliers du temple, même si parfois j’aborde le sujet en diagonale. Du concept de temple, j’en exclus ceux qui parlent de temple intérieur même si cela n’est pas dépourvu de valeur. 

En lisant mes articles, vous avez dû saisir (en reniflant souvent votre désaccord) que l’introspection de nos modernes psychologisants me fait dresser les cheveux sur la tête. Donc, il est inutile que je vous dise que je ne les aimes pas. Cependant, je n’ai jamais dit que certaines de ces ratiocinations ne sont pas dépourvues d’intérêt…  

Selon votre serviteur (brave mais obtus, … vous le pensez !) Si  une introspection est entreprise, elle doit être brève et solidement encadrée.

Beaucoup iraient volontiers pendant 20 ans vers le divan de Freud ou celui de Jung. Voyez-vous chers amis en ce genre d’exercice périlleux, je choisis préférentiellement des praticiens qui ont recueilli des « techniques » de sagesse depuis la nuit des temps comme celle des maîtres taoïstes ou des Tchanistes. Devant leur savoir, nos modernes investigateurs de la psyché ne font pas le poids.

Face à mon attitude, vous pourriez me targuer d’intolérant, d’ignorant, de primaire et demeuré. Je n’ai qu’une réponse à vous fournir cher fins lettrés. J’ai fait l’expérience de la psychologie universitaire (j’en ai entendu des balivernes dans les amphis.) et de la technique des vieux maîtres. Je parle donc de mon expérience personnelle et du résultat que j’ai vu obtenir et de celui que j’ai obtenu. Ma fausse modestie, de têtu indécrottable, m’interdit de parler davantage.

Je dirais, pour clore ce chapitre, que mon opinion est prête à changer si on me montre les bienfaits, sur le plan initiatique, de certains procédés modernes de psychanalyse.  Après tout, les opinions sont faites pour changer : sinon comment atteindre la vérité ?

Bref, je ne vais pas parler du temple intérieur mais de celui de pierre, celui qui fait une coque protectrice à notre faible constitution, pour que nous puissions éclore puis grandir et partir à la conquête de l’Univers.

Je dois tout de même ajouter que j’écris pour me faire comprendre et non pour manier les subtilités de notre belle langue, subtilité qui trop souvent nous embrume les cervelles. Je ne suis point littéraire mais plutôt un lourd guerrier qui ne fait pas de quartiers. Cela vous l’avez compris, j’espère…

 Il est sûr que les édifices religieux du passé, les églises médiévales par exemple, sont construites selon des plans qui leur confère une signification ésotérique.

Pourquoi ? Parce que les Églises ont voulu conserver leur lien avec les religions à mystères qui les ont précédées. La preuve avec des sept ordinations qui correspondent aux sept initiations généralement pratiquées dans les écoles de mystères. C’est aussi la raison pour laquelle se trouvent des analogies avec le temple maçonnique et certaines sociétés secrètes Amérindiennes.

Le plan qui préside – réellement dans le cas d’une église, fictivement dans celui d’un atelier maçonnique – à la construction du temple relevé d’une technique mystérieuse que traduit le nombre d’or. Ce secret transmis de génération en génération est celui du temps.

Le sens premier du mot « temple » est « division du temps ».

Donc inutile d’insister sur le fait que le temps divisé où plié donna templier. Les templiers étant les maîtres de la division du temps. Vue de l’esprit pourriez-vous me rétorquer puisque le temps est immuable. Question à monsieur je-sais-tout ; qu’en savez-vous si le temps est immuable ? La relativité vous a pourtant montré que ce n’est pas le cas. Oui, nous ne nous déplaçons pas à la vitesse de la lumière pour pouvoir parler d’un temps relatif !

Je m’interroge sur certaines de ces affirmations de nos anciens comme l’expression : « Le passé, le futur, le présent coexiste : seule notre conscience se déplace. »

L’un de mes amis m’a affirmé qu’il avait vu un individu retourner dans le passé en vivant intensément le présent. Il me raconta l’anecdote suivante :

« C’était pendant la dernière guerre mondiale. Des tracts devaient être imprimés pour éviter les massacres des Juifs. Le coursier arriva à l’imprimerie avec les montages de lettres hébraïques prêtes à être placée sous presses. Un geste maladroit fit tomber la plaque et les lettres s’éparpillèrent sur le sol. C’était grave car la vie de milliers d’êtres humains était en danger. Personne dans l’atelier ne connaissait l’hébreu, ne l’écrivait ni ne savait le lire pour reconstituer le texte. C’est alors que Jérôme, le petit vendeur de journaux, un peu mystique à ses moments perdus, prit en vrac toutes les lettres et s’assit dans un coin en demandant de ne pas être dérangé. 30 minutes après il avait reconstitué la plaque sans faute en ne connaissant pas un mot d’hébreux. Il avait fait glisser sa conscience dans le passé pour pouvoir lire la plaque et la recopier… »

Oui, mais quel rapport avec le temple ?

C’est pour dire que les prêtres anciens recevaient une formation pour les rendre capables de célébrer un office en étant en harmonie totale avec la Cène du Christ. Il y participaient ! Cela évidemment d’une manière non intellectuelle mais réelle. L’ancien office où messe de Saint-Pie V fut structuré de manière à faciliter ce glissement pour un prêtre convenablement préparé.

Il en fut de même pour le temple maçonnique.

Actuellement cette capacité est perdue autant dans l’Église que dans la maçonnerie. C’est la raison essentielle de la dégradation des Églises et de la franc-maçonnerie. Donc, les Templiers actuels ne sauraient retrouver leur véritable sens qu’en renouant avec leurs antiques connaissances. Dans le cas contraire, Église, maçonnerie où Templiers sont à ranger dans la catégorie folklore.

Avec toute mon amitié.

 

DIEU, LE GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS

 

maison-du-dr-edwardes-45-14-gSi je griffe parfois les francs Maçons (mais jamais la franc-maçonnerie que j’ai en très haute estime) je dois tout de même signaler  qu’il est, en leur Loge, un état d’esprit très louable. Je ne parle pas de la fraternité qui n’est souvent qu’une façade comme l’illustre si bien la mort solitaire et triste, dans une chambre d’hôtel à Montpellier, de leur « frère » Serge Hutin qui a tant œuvré pour l’ésotérisme et son histoire.

En fait, je trouve des plus heureux qu’il puisse exister, chez les maçons, des zones d’échange où chacun apporte sa conception particulière relative à n’importe quel problème. J’approuve donc complètement ce « landmark ». De ce fait, les échanges ont l’heureuse particularité de ne pas dégénérer en bagarre de chiffonnier mais de se dérouler dans l’harmonie.

Comme j’ai mauvais caractère, je dois vous avouer que j’aurais claqué la porte face à des psychologisants « spiritualo-dingos ». Je veux parler de ceux qui ne veulent pas sortir des rouages matérialistes de leur psyché qui « explique tout », et cela quelle que soit leur estampille, celle de Freud ou celle de Jung.  

L’étude de soi  est des plus heureuses pour rééquilibrer certains aspects de la personnalité. Mais une psychanalyse d’une durée qui dépasse cinq années est exagéré car c’est se soumettre à l’emprise d’un ego pervers qui adore contempler son nombril.

Alors comprenez, chères lectrices et chers lecteurs, que  la psychanalyse puisse s’assimiler à l’initiation, me fait sauter jusqu’au plafond ! Oui les intellos nous empoisonnent la vie en écrivant par exemple :

« Dans le monde moderne la psychanalyse rappelle le phénomène initiatique tant dans ses objectifs que dans sa démarche.» in Les maîtres de l’occultisme par André Nataf, p. 61, Éditions Bordas.

Ce « rappel » est en réalité une image inversée dans un miroir. Un peu comme la couleur rouge du plutonium, puissamment radioactif et mortel, est l’inverse de la pierre philosophale rouge. La première tue la vie, la seconde est donneuse de vie… et il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit !

Alors quand j’entends dire que « la psychanalyse renoue avec la pensée préaristotélicienne, » c’est-à-dire avec cette époque ou rayonnaient de grands initiés et ou fleurissait les mystères que ce soit ceux d’Éleusis, de Samothrace ou autres, je suis perplexe car tout ce qui était dit ou fait pour la formation des initiés était secret et puni de la peine de mort en cas de divulgation… d’où peut donc sortir cette assurance qu’il existe une parenté de pensée ?

La raison tendancieuse d’un tel rapprochement contre nature se devine aisément. C’est celle d’intégrer la psychanalyse à l‘ésotérisme maçonnique sous le prétexte fallacieux de lui redonner la notoriété des antiques écoles de mystères et de celle de la philosophie platonicienne… N’en doutez pas, c’est le Vénérable Lacan qui doit être content !

Tout cela bien évidemment n’est que mon opinion et de ce fait ça se discute. Mais, de grâce, si vous m’écrivez un courriel, ne me noyez pas dans un roman-fleuve car je ne pourrais vous répondre.

Avec ce genre de dérive psycho-intello amorcée dès le XIXe siècle, il est aisément compréhensible que le Grand architecte de l’univers ait pris un sacré coup dans l’aile et que la maçonnerie matérialiste fasse les choux gras des politiciens ! Ainsi, le palais de l’Élysée les reçoit en grande pompe comme il reçoit les représentants du Vatican. Cela, dirait le roi Ubu célèbre docteur en pataphysique, c’est l’apothéose de la spiritualité. Restons rationaliste jusqu’au bout en imitant le célèbre professeur Faustroll : Comparons la surface de l’Élysée à celle de Dieu. Mais oui, c’est ça la spiritualité com-parée !

Trèves de rigolades… Eh oui, ce qui a brisé les ecclésiastiques a brisé les Francs maçon… Je pèse mes mots. Alors chères lectrices et chers lecteurs faites bien la différence entre les ecclésiastiques et l’Église comme entre les Francs maçons et la franc-maçonnerie. Je ne mélange jamais les deux. Et dans les deux cas la politique n’a pas droit de cité à moins de ne plus savoir ce que spiritualité veut dire.

Parmi tous les landmarks anglo-saxon, il en est un capital. « C’est la croyance en l’existence de Dieu, considéré comme le Grand Architecte de l’Univers » (Jules Boucher)

Osvald Wirth précise avec justesse que : « L’initié qui comprend bien l’art ne sera jamais un athée stupide, ni un libertin irréligieux » Le mot libertin étant pris ici dans son sens ancien d’affranchi de la discipline et de la foi religieuse.

Dans cette conception du grand architecte de l’univers se trouve l’un des substrats fondamentaux de la franc-maçonnerie, mais souvent mal compris par les francs-maçons. C’est celle d’évacuer toute croyance afin de s’épanouir dans la connaissance. C’est seulement dans ces conditions que progressivement les anciennes croyances se transfigurent puis disparaissent pour  devenir notre propre substance. N’est-ce pas une définition de la laïcité ?

C’est le même chemin que devrait suivre l’Église qui était une avec la franc-maçonnerie avant que sa mystique ne soit remplacée par un intellectualisme réducteur dont Abélard fut le précurseur.

Telle est le monde de spiritualité que nous devons retrouver pour renouer avec la mystique de nos pères que ce soit celle de l’Église, de la Maçonnerie ou de la chevalerie…

Avec toute mon amitié.

ASPECTS DE L’INITIATION ALCHIMIQUE

Rassurez-vous je ne suis pas un gourou en quête de couronne et de vapeurs d’encens. Je ne suis pas non plus un enrhumé chronique qui se gargarise en permanence pour se faire reluire ce qui lui reste de cervelle. Cette faune d’astiqueur on la trouve errant ex cathedra dans nos  universités et aussi au sein de  sociétés qui se vautrent dans les secrets. Ben oui, c’est là que se distingue les plus glorieux enfoirés ! ça postillonne dur dans ces prétoires.

 Quel lèse majesté je fais, quelles horreurs je dis là ! Ce n’est pas gentil ça, vraiment pas ! J’ai presque honte de ce que j’ose raconter sur ces phares de la connaissance dont j’ose dire que leur ampoule est grillée.

 

Tout ça pour vous dire que je ne me rallie nullement à nos falots de la culture, qu’elle soit universitaire ou ésotérique. De toute façon les plus délicats de la plume, les fin lettrés, on remarqué depuis longtemps, et à juste titre, que j’étais indigne de leur tenir compagnie tant mon analphabétisme est tonitruant. Je pourrais rire d’eux mais je ne le ferais pas car ils me coupent la chique les cuistres.

 

Je vous informe aussi que, malgré mon envie irréfragable de me tirer de notre infâme bourbier terrestre, je ne fais pas partie des trouillards désireux de se réfugier dans les soutes des OVNIS. Vous savez, ces vaisseaux spatiaux d’extraterrestres qui stationnent en permanence, mais en état d’invisibilité, à côté du pic de Bugarach ce sommet névrotique des Corbières ? Ben oui c’est là qu’ils attendent la fin du monde en rangs serrés. Il ne faut pas leur en vouloir de confondre la fin du monde avec la fin des haricots. Vous savez que le cassoulet de Castelnaudary n’est pas loin, ça pète à tout vent à bugarach, sa pète même le plombs !

Là encore je suis méchant et injuste, va falloir que je révise ma prose insultante de mal embouchée. J’arrête là mon autocritique sans ça je vais pleurer sur votre belle veste cher lecteur ou sur votre mignon corsage parfumé chère lectrice.

 Ne me dites pas que vous n’avez pas entendu parler de cette troupe internationale qui attend le 30 décembre 2012 la fin du monde pour s’embarquer in extremis via la planète Esbroufe, dans la constellation de la girafe qu’il ont pour mission d’aller peigner ?

  Ah bon, vous n’étiez pas au courant ! C’est pas grave, nous en reparlerons le 1ER janvier 2013. Je vous assure que si ce 1er de l’an on accroche une casserole à tous ceux qui se sont fait avoir, le monde ne s’entendra pas bringuer !

 Oui, notre monde va changer. Oui il ne peut plus tourner dans son caca pour la simple et évidente raison que nous nous heurtons violemment au mur de l’absurde, au point maximal possible de connerie, de cette bêtise qui coupe tout en rondelle comme un saucisson sous la haute autorité des spécialistes de la spécialisation.

Ils ont oublié, les blaireaux, que le mot individu qui nous désigne signifie indivisible et que rien n’est divisible sauf le beurre et l’argent du beurre. Si on cherche à diviser un individu il se flingue comme à Franc télécoms ou chez Renault dont les logos dégoulinent de sang.

 Toutes ces horreurs dans le crime impuni perpétré au nom de la productivité ne peuvent que provoquer un brusque renversement de notre axe, une véritable inversion de nos pôles d’intérêts. Y aura-t-il un élément déclencheur ? peut-être. En tout cas ce ne sera pas moi, je suis trop idiot pour ça !

 Je vais donc faire mon possible pour vous exposer ce que j’ai compris sur certaines étapes du cheminement initiatique associé à l’alchimie. Vous le prendrez comme bon vous semble et le mettrez ou vous voudrez !

 

J’ai écrit le texte suivant car j’en ai assez de voir présenter l’alchimie dans les envolées lyriques de ceux qui parlent pour ne rien dire ou encore comme succursale de l’embrouillamini des théories alchimico-jungiennes servant de béquille aux spiritualistes de tout poil.

J’en ai soupé de lire au hasard des sites sociaux que l’alchimiste doit être végétarien par décret de la SPA et par celui « spiritualisé » des pontes du nouille-age.

 Alors n’allez pas crier au scandale si je pointe ma gueule enfarinée pour faire des signaux qui vous orientent dans ce pastis qui n’est pas de Marseille.

 Le parcours du combattant des alchimistes se définit en sept points qui ne se succèdent pas toujours selon l’ordre que je vais donner car le tempérament et les particularités de celui, ou de celle, qui s’engage sur cette voie, va définir un parcours individuel. Mais d’abord voici les sept points :

 1- l’étude.

2 -l’acquisition de la connaissance imaginative.

3 -l’acquisition de l’écriture de l’esprit.

4 -la préparation de la pierre philosophale.

5 -La correspondance entre macrocosme et microcosme.

6 -l’élévation dans le macrocosme.

7 -l’adepte couronné ou béatitude divine.

 

Nous sommes toujours confrontés aux étapes de notre chemin quand nous décidons d’en suivre un, notamment ici celui de l’alchimie. Par où, et par quoi, commencer ?

 Un point n’est pas précisé ici car il est évident, c’est le travail de l’élève pour se familiariser avec les textes des alchimistes. Cette étape préparatoire, même si elle est nécessaire, ne fait pas partie de l’étude telle qu’elle est comprise en alchimie et donc dans l’un de ces sept points. Si elle nécessite une familiarisation avec les écrits des principaux adeptes de tout temps et la sensibilisation aux jeux verbaux ou cabale, ce n’est qu’un prélude à l’étude telle qu’elle est comprise ici.

 Il est vrai que l’étape initiale fait partie de tous périples. Il est même impossible de débuter autrement au risque de ne plus s’y retrouver. Ce n’est pas tout de dire qu’il faut travailler avec l’esprit encore faut-il avoir l’esprit pour travailler. Comme l’esprit ne s’attrape pas avec un bocal, comme une mouche, alors c’est à nous de ruser, d’observer, de réfléchir, de jouer avec lui et en fait d’être fine mouche. L’assise alchimique n’est pas dépourvue d’humour de légèreté, de cette légèreté qualifiée, comme il se doit, de spirituelle. N’en doutez pas cet art n’a pas d’affinité avec la magnificence « draculéenne » des mystiques tristes ou constipés. L’alchimie est un jeu d’esprit avec l’esprit, un papillon qui passe dans un flamboiement coloré.

 Mettre le pied à l’étrier c’est savoir écouter grâce au petit os de notre oreille interne, c’est savoir cavaler sur le chemin qui nous mène je ne sais trop où puisque je ne suis pas allé au bout. De ce fait vous pouvez tout réfuter et envoyer ce texte promener.

 J’ai fait une petite trotte et déjà je ne vois plus le début qui se perd derrière moi dans les brumes matinales. Alors je puis vous parler un peu de ce chemin pour que vous puissiez à votre tour l’emprunter et aller loin, très loin, et même jusqu’au bout. En tout cas c’est ce que je vous souhaite.

 

 1 L’étude.

 Le néophyte aborde donc l’étude dans un premier temps. À cela, pas de surprise sauf s’il ne s’agit pas de l’étude telle que nous la concevons.

Saisissons d’abord que l’alchimiste va œuvrer sur l’impalpable dont sa matière première sert de support et par la suite d’accumulateur. L’étude sera, de ce fait, l’acquisition de représentations et de concepts associés à une perception et pensée non sensorielle, L’étude repose sur l’apprentissage d’un vide de sensations correspondant à un travail sur l’immatériel ou vide de matière.  

N’oublions pas la permanente analogie et correspondance entre les processus. De ce fait aux phénomènes non sensoriels du laboratoire répond une pensée non sensorielle. C’est une mise en résonance nécessaire. Telle est l’importante raison pour laquelle tout alchimiste est passé par cette acquisition d’une manière ou d’une autre. Il n’en a pas toujours eu conscience. Si cette étape initiale n’est pas franchie les travaux au laboratoire ne peuvent aboutir.

C’est par ailleurs la raison fréquente de stagnation de la compréhension ou des travaux se heurtant à un barrage contrecarrant systématiquement l’indispensable synchronicité pendant des années voire des dizaines d’années. Inutile de souligner que la synchronicité, qui fait partie des belles découvertes de C. G. Jung, n’est autre, en alchimie, que l’imprimatur du tout Puissant, un prélude au Don de Dieu qui conditionne la réussite.

 Cette attitude mentale du non sensoriel, comme l’hésychasme, était intégrée à l’enseignement de l’Église mystique avant le schisme de 1054, période bénie où l’Église Orientale et Latine vivaient sous le même toit. C’est l’esprit de cette Église qui actuellement s’appelle gallicanisme ancien qui n’a rien de commun avec le gallicanisme actuel.

 Toute pensée et perception sont habituellement liées au sensoriel extérieur. Posez une main sur la table, vous sentirez le contact avec la table et ce faisant vous penserez à la table, même si vous avez les yeux fermés. C’est cette pensée qui associe la perception à l’objet table qui est pensée sensorielle.

 Pour parvenir au non sensoriel, la perception du contact avec la table doit être débarrassée de l’image de la table. Seule doit persister la perception sans image.

 Il est important que le néophyte s’habitue à penser même lorsque la source de sa pensée ne se trouve que dans son for intérieur, dénuée de lien avec le monde extérieur.

 La seule pensée détachée d’image que l’on pratique est le calcul. Le nombre n’étant pas associé à des images, les calculs mathématiques restent dans le non sensoriel. L’alchimiste Newton est certainement parvenu à d’extraordinaires résultats grâce à l’exercice de cette perception, ce qui lui a facilité l’accès à l’alchimie. Évidemment tout le monde n’aime pas les maths.

 Je le répète : nous n’obtiendrons aucun résultat satisfaisant aussi longtemps que nous devrons, pour nous forger des représentations, nous aider des béquilles que sont les images extérieures.

 Si nous dessinons un carré sur une feuille de papier, les traits ne sont qu’un ensemble de taches microscopiques support de la pensée. Le vrai carré est le carré pensé. Le carré est construit en esprit, il est uniquement pensé, c’est pour cela que la géométrie dans l’espace, comme les courbes de fonctions mathématiques uniquement imaginées, dépourvues de liens avec le monde extérieur illustre parfaitement ce que je veux dire.

 Pour les non-matheux, s’imaginer des choses que l’on n’a jamais vues et ne sont pas visibles est la meilleure façon d’exercer cette pensée non reliée aux sens. Par exemple, lire les premières lignes de la genèse :

 « Or la terre était un chaos, et il y avait des ténèbres au-dessus de l’abîme, et l’esprit de Dieu planait au-dessus des eaux.

Dieu dit « Que la lumière soit », et la lumière fut. »

 S’imaginer le chaos, les ténèbres et l’esprit de Dieu planant sur les eaux obscures et voir la lumière jaillir de la nuit, naître, s’élaborer à partir de la nuit, et jaillir pour la première fois, quel feu d’artifice au-dessus de votre tête quelle beauté que la lumière qui révèle , comme un rideau que l’on tire, d’immenses horizons…

Tout cela n’est pas visible par nos perceptions habituelles, tout cela est « extrasensoriel ». Ce sont des images isolées de notre réalité actuelle et donc pensées, uniquement pensées, sans perceptions associées.

 Par ce genre d’images « insensées » nous pouvons nous libérer de ce que nous voyons autour de nous. En considérant les conditions qui régnaient dans un passé lointain, nous voyons que le non-sens devient sens. Nous nous éduquons ainsi à quitter nos conditions sensorielles. Nous mettons devant nous l’image de choses que nous ne connaissons pas aujourd’hui. Notre pensée se distance ainsi de ce qui est de l’ordre du possible aujourd’hui.

 L’étude c’est cela, elle repose sur des images de situations qui ne sont pas là ou qui ne sont plus là. Ce que l’on appelle étude dans le sens initiatique repose sur l’exercice d’une réflexion sur des images de conditions qui n’existent plus. En bref, l’étude n’est accessible que par la pensée dépourvue de toute réalité sensorielle.

 Inutile de dire que cela prépare à certains changements que je vous laisse l’attitude de comprendre et que l’exercice lui-même révèle (le fiat lux se fait aussi dans la tête du néophyte)

Cette étude est également fructueuse pour saisir l’esprit à l’œuvre dans la matière, ce qui est des plus précieux pour saisir d’autres dimensions des travaux au laboratoire, de percevoir intuitivement les effets des transformations dans un espace différent du notre.

 Seule est saine la pratique intérieure d’une logique de qualité détournée de toute perception sensorielle. Tel est l’un des sens donné par Eugène Canceliet à l’esprit sain.

 L’esprit sain ne saurait se manifester par de brûlants désirs qui caractérise notre monde habituel.

Quand notre esprit n’est pas sain, nous ne pouvons que pécher contre l’esprit et cela d’une manière très concrète lorsque nous abordons la fabrication de la pierre philosophale.

 Quand la première étape est franchie, il n’est pas obligatoire de passer à la suivante, il est possible d’aborder directement le laboratoire. Cependant quel que soit l’ordre choisi tout doit être fait.

D’autre part il est aussi possible de mener de front deux étapes, comme le numéro 2, l’acquisition de la connaissance imaginative et le  numéro 4, la préparation de la pierre philosophale.

Cependant j’ai déjà dit que la phase d’étude, dans tous les sens du terme, est en tête, et cela en toute logique.

 

2 L’acquisition de la connaissance imaginative.

 La deuxième activité est, en quelque sorte, complémentaire de la première. C’est œuvrer sur la connaissance imaginative. Dans l’étude précédente on avait fait disparaître les images issues de l’actuel, maintenant c’est le travail sur les images d’un actuel rattaché à des concepts évolutifs. En bref, tout être vivant sera intégrée à une globalité non pas statique, mais en évolution. Dans ce dessein il est nécessaire de se méfier de ce que nous avons appris, ce n’est généralement pas cela qui doit être imagé.

 Le concept de base est d’aborder la notion d’évolution non matérialiste considérée à travers les divers règnes de la nature. Aborder ce phénomène ce n’est pas, par exemple s’imaginer qu’un singe se transforme en homme. C’est plus global et surtout totalement indépendant des théories actuelles.

 La globalité de la vie en fonction des correspondances et analogies interrègnes est prise en considération indépendamment des théories scientifiques qui pourraient les juger totalement absurdes. Ce qui n’est pas surprenant si on se place dans l’optique matérialiste qui puise sa réalité dans le mirage bien structuré et palpable de la matière.

L’alchimie, quant à elle, ne se réfère qu’apparemment à la matière, même si ses effets sur la matière sont incontestables comme le montrent les multiples comptes rendus de transmutation.

 La science explore la matière à partir du visible. L’alchimie opère sur la matière à partir de l’invisible. De ce fait elle ne saurait être comprise autrement qu’une pré-chimie balbutiante cherchant ses repères en se référant à des concepts qui nous apparaissent comme étant naïfs ou même absurdes.

 Sur terre les plantes nous ont précédées pour enrichir l’atmosphère terrestre en oxygène afin de préparer notre venue. Il existe, de ce fait, un lien avec nous et quelque part, par leur plus grandes ancienneté elles manifestent des perfectionnements qui préfigurent, sur le plan de certaines structures, notre évolution future.

 Regardons donc une plante si associée à la vie des hommes et des animaux, et qui plonge ses racines en terre. Observons ce végétal en ayant l’esprit attentif à toutes correspondances et analogie par rapport aux autres règnes qui vivent grâce à elle. Cette attitude « analogique » est celle des alchimistes et en constitue même leur cheville ouvrière autant à l’oratoire qu’au laboratoire.

Nous finissons par remarquer que la plante est l’être humain retourné puisque les organes de reproduction sont en l’air, et l’équivalent de la tête sont les racines enfoncées dans le sol. Donc, en retournant à 180° la plate nous obtenons la disposition des organes chez l’homme. Si nous la retournons à 90° seulement nous obtenons la disposition horizontale des organes constituant l’animal.

 Par la représentation imaginative de tels faits, nous pénétrons dans notre monde non seulement par la pensée, mais aussi par la sensibilité et l’affectif. Ainsi nous découvrons un lien intérieur entre la plante et l’homme. Nous observons la chasteté de la fleur offrant son calice au soleil, aux abeilles et aux papillons. Elle est épargnée des désirs et des passions de l’être humain qui est son inverse.

 Cependant la plante dort, c’est très réellement un « légume », mais l’être humain a conquis sa claire conscience en s’incarnant dans une chair «  à l’envers » traversés de désirs, de passions et d’instincts. Le programme est clair : Il doit donc opérer son retournement complet. Comprenez-vous le programme ?

 Il est vrai que l’animal, entre l’homme et la plante, connaît des désirs et des passions, mais n’a pas encore la claire conscience.

Ressentir cela est capital, ressentir que l’âme du vivant est « crucifiée » sur le corps de la terre… Le choix de la croix par le Christ n’est pas anodin : il fut crucifié pour alléger la charge des crucifiés que nous sommes. Évidemment cela n’est perceptible que par les hommes de bonne volonté.

 À ce stade il n’est pas question d’une pensée seulement, il ne s’agit pas non plus d’une prouesse de l’imaginaire, mais d’une union fructueuse entre la pensée et le ressentir. En adoptant cette manière de percevoir le devenir on se sent accéder peu à peu, par les images à la connaissance imaginative.

 Il est bien évident que les phénomènes se déroulant dans l’athanor vont être perçu de plus en plus différemment. Progressivement, dans cette communion avec l’esprit s’affirmera une perception du devenir des phénomènes ce qui peut parfois être à l’origine de rectifications fructueuses et de compréhensions plus abouties.

 

3 L’écriture ésotérique.

 L’image est une écriture. La contemplation d’une image ou d’un phénomène naissant au laboratoire traduit les grandes forces de la nature. Elles n’agissent pas seulement sur l’imagination mais aussi sur la volonté de l’adepte. Car la force originelle créatrice qui vit dans la volonté humaine est la même que celle qui agit dans tout l’univers créé extérieur. Donc la volonté humaine est indissociable de la volonté créatrice et de celle du créateur lui-même. Le travail au laboratoire la renforce par une sorte d’osmose si je puis dire due au contact fréquent. Cela montre d’ailleurs que le travail au laboratoire est de l’ordre de la spiritualité.

 Inutile de spécifier la nécessité d’un état d’esprit de l’opérateur similaire par sa pureté. L’esprit du cosmos qui nous a donné les tables de la loi ne saurait répondre à une approximative bonne volonté, mais à un esprit sain qui se renforce chaque jour comme la matière condense l’Esprit dans l’athanor.

 J’entends d’ici les incorrigibles spiritualistes à tête de fourneau déblatérer de long discours sur l’inanité d’une alchimie au laboratoire. C’est désespérant car je ne sais comment leur enfoncer dans le crâne que la forge de Vulcain ne fut pas créée pour rien.

 Sans cette connivence entre créateur et être créé, à travers ce dénominateur commun qu’est l’Esprit, l’alchimie ne pourrait exister. Sans cette alliance sacrée de l’ordre de l’impondérable l’élaboration du microcosme philosophal devient une folie.

 J’ai parlé d’images issues du laboratoire car nous sommes en alchimie, mais les images peuvent avoir une autre origine. Lorsque nous laissons agir en nous des clichés comme celui du Graal ouvert tel le calice d’un bouton d’or épanoui au soleil, nous accueillons en nous l’action de l’écriture secrète de la nature.

Regarder une plante au soleil entouré d’être butineurs voir les lances du soleil féconder les êtres, caresser la fleurs et traverser la goutte de rosée qui miroite d’esprit, c’est cela lire l’écriture secrète de la nature. Vous pouvez penser que c’est devenir poète, c’est vrai, mais cette poésie est lecture des secrets de la nature par des contemplations sur les magnificences de la vie. Savoir s’arrêter devant un calice de fleur qui s’ouvre au bord du chemin est une assurance que bientôt l’écriture secrète de la nature sera à notre portée et que même le bruit « incohérent » des orchestres d’insectes formera l’étrange mélodie d’un texte déclamé… « Que ceux qui ont des oreilles entendent » disait le Christ… encore faut-il avoir des oreilles !

 C’est la raison pour laquelle les anciens chrétiens (avant 1054) disait qu’il existe deux livres sacrés qui transmettent le même message : celui des Écritures et celui de la Nature, ce que n’ignoraient pas les alchimistes chrétiens comme dom Belain ou Pierre-Jean Fabre.

 

4 La pierre philosophale.

 En ce lieu, nous sommes évidemment au cœur du sujet. Il ne peut porter ses fruits que par l’accomplissement des six autres étapes. La lecture de ce qui précède a due vous en convaincre. Tout cela doit évoluer à son rythme sans vouloir à tout prix bousculer les choses.

 Lors de la création Dieu imprégna le monde de son esprit afin que toutes choses puissent exister. De se fait l’Esprit est présent partout et tout peut faire office de matière première sur laquelle œuvrera l’alchimiste.

Inutile de souligner combien la différence est grande avec la science matérialise. Il n’existe même pas de rapport possible car la science travaille sur la matière et l’alchimie œuvre par l’intermédiaire de la matière. L’un travaille sur le visible l’autre sur l’invisible sur lequel aucun protocole expérimental matérialiste ne peut s’élaborer.

 Le choix de la matière première est restreint du simple fait que toutes les matières ne sont pas faciles à fondre ou à pulvériser.

Par ailleurs toutes ne sont pas imprégnées d’esprit de la même manière. Les plus appropriés sont des métaux qui ne sont pas encore des métaux, du moins en apparence. Nous avons le mercure qui est à l’état liquide et n’est donc pas encore métallique. D’autres minerais présentent des conditions tout aussi intéressantes. De ce fait les alchimistes ne travaillèrent pas toujours sur la même matière, ainsi Fulcanelli oeuvra pour la voie sèche sur l’antimoine et la cobaltine mais en suivant le même principe d’élaboration.

 Le fait de s’adresser aux créations les plus anciennes, car plus « proche » du début, désigne le monde minéral car les végétaux et les animaux contiennent, eux aussi, l’Esprit, mais leur degré d’évolution, de spécialisation, les rendent impropres à l’œuvre car trop éloignés du fiat lux.

Si l’on voulait définir la matière première ce serait comme étant une parcelle du chaos originel.

 Il est un autre phénomène auquel l’alchimiste prête la plus grande attention : Quand on chauffe une matière son esprit s’échappe et de ce fait c’est une matière morte alors que sa composition chimique n’a pas changé.

Nous trouvons un phénomène inverse lors de la messe dominicale (avant 1968) lorsque le prêtre (correctement ordonné après les six ordres nécessaires) consacre les hosties qui deviennent sacrées alors que leur composition chimique n’a pas changé.

À ce moment, par imposition des mains, le prêtre leur insuffle l’esprit provenant du Christ à travers la succession apostolique qui remonte, (par imposition des mains d’une génération d’évêque à l’autre à travers les siècles) au feu-Esprit de la pentecôte.

 L’Église traditionnelle et non traditionaliste est éminemment alchimique tant à travers ses ordinations ses vêtements sacerdotaux notamment leur couleur, qu’à travers l’agencement de ses rituels aujourd’hui disparus depuis près de 50 ans maintenant. Eugène Canseliet l’a démontré à plusieurs reprises, ainsi l’étole du prêtre qui se croisait sur sa poitrine n’est autre, cabalistiquement parlant, que l’étoile, concrétisée par le croisement correspondant au creuset. L’étole croisée c’est l’étoile dans le creuset de la voie sèche, etc.

L’étoile se manifeste en fin de coagula. Cette particularité du vêtement ecclésiastique a été périmée par le concile Vatican II.

Quant à la voie humide elle utilise plusieurs procédés de captation de la rosée, l’un en traînant des draps sur l’herbe, l’autre en captant cette rosée nocturne par différents procédés dont le plus courant est une substance fortement hydrophile.

Dans toutes les voies Solve se caractérise par une liquéfaction qui permet de capter l’esprit et par coagula ou solidification (ou fixation) qui permet de fixer cet esprit, ainsi capté, dans la substance.

En résumé la pierre philosophale est une substance quelconque « débordante » d’esprit à un tel degré qu’elle acquiert des propriétés régénératrices et transmutatoires.

 

5 La correspondance entre microcosme et macrocosme.

 Cet aspect est décisif au point de permettre de saisir les points 6 et 7 qui en découlent.

À tout ce qui se déroule dans l’univers correspond dans la matière première en gestation et dans l’être humain un processus miniature analogue.

Nous savons que l’alchimiste recrée, en imitant Dieu, un « monde » à partir d’un reste de chaos originel. Cette matière animée va évoluer jusqu’à manifester des correspondances avec l’univers et l’homme. Mes derniers articles sont suffisamment évocateurs à ce propos.  RENNES LE CHATEAU L’esprit de Brénac, trésor de Saunière.

Mais l’alchimiste découvre surtout les correspondances entre lui-même et l’univers afin de pouvoir établir un lien de plus en plus solide avec lui qui verra son apothéose dans l’Adeptat final ou de citoyen du monde il devient citoyen de l’univers.

 L’homme en se concentrant sur ce qui se déroule en lui et dans l’athanor parvient intuitivement et par analogie et liens cabalistiques, à saisir les processus se déroulant à l’extérieur dans le cosmos.

 Par exemple, en méditant sur toutes les analogies de l’œil récepteur de la clarté qui fut formé par, et pour, la lumière du soleil. L’œil a une nature solaire que le symbolisme du soleil, un cercle avec un point au centre, traduit fidèlement.

 De cette manière il devient possible de connaître la totalité de l’univers à travers l’intérieur de l’être humain. Àu moment où l’astrologie était une science initiatique c’était le but recherché et illustré par les anciennes gravures représentant les correspondances entre les organes et les signes du zodiaque. C’est ainsi que se développe le sens des correspondances entre l’homme et la totalité de la création.

 D’autre part une certaine concentration sur le cœur humain fournit une connaissance de la nature du lion qui est, évidemment, à l’extérieur de lui-même. Il ne s’agit pas là de théorie ou de mots en l’air.

 Le programme est le suivant : en s’observant lui-même et en observant sa matière en devenir dans l’athanor, l’adepte découvre les chemins particuliers conduisant au grand univers après que naîtra en lui un solide sentiment de ne faire qu’un avec le tout cosmique. Évidemment cette progression est patiente à l’image de ce qui se déroule dans l’athanor.

 C’est ainsi qu’il étend son organisme à la totalité de l’espace. On parle alors d’homme galactique. Cet homme se trouve en tous les êtres et devient capable d’éprouver le sentiment de divine béatitude.

Ainsi il s’élèvera en laissant la peau du vieil homme comme l’illustre la dernière planche du Mutus Liber.

 

mutusliber16

LA MÉMOIRE VIVANTE DE L’AMOUR

Après les articles précédents axés sur des concepts qui restent théoriques et donc difficilement vérifiables, il est temps d’accéder à une dimension pratique. Sans cela tout ce que j’ai raconté pourrait être sujet à caution. Dans ce monde de l’ésotérisme où l’imagination tend à se débrider, il existe suffisamment de théoriciens sur la dimension spirituelle pour me faire passer l’envie de me trouver dans le troupeau des élus…

 

couv_noces

 

 

Quand un alchimiste ou un ésotériste sérieux œuvre convenablement sur lui-même, des changements s’opèrent en lui, et cela bien avant d’œuvrer sur la matière. Notez bien qu’il ne s’agit pas d’expériences du type « paranormal », mais du résultat d’une prise de conscience, d’un développement reposant sur la dimension spirituelle, dont je souligne au passage qu’il est à la portée de tout le monde. C’est une préparation nécessaire fort bien traduite dans le premier chapitre des Noces chymiques de Christian Rose + Croix :

« Prend garde à toi,

Examine-toi toi-même ;

Si tu ne t’es pas purifié assidûment

Les noces te feront dommage.

Malheur à qui s’attarde ici-bas.

Que celui qui est trop léger s’abstienne. »

(p6 des éditions Chanteloup, St-Jean-de-la-Ruelle, 1989.)

 

Le résultat du travail sur soi paraît, au premier abord, inquiétant pour l’état de santé mental. C’est la perte de la mémoire que l’on a tendance à mal interpréter en mettant ce handicap sur le compte d’une pathologie ou de la sénilité. En effet, il est incontestable que la mémoire adaptée à la vie extérieure se perd. On a tendance à devenir ce que l’on appelle un paumé avec les reproches qui vont avec ! Car le conjoint, ou les parents, ne voit pas cela d’un bon œil et vous prendra un rendez-vous chez le médecin pour détecter un éventuel début d’Alzheimer.

Ce « dommage » (qui n’en est pas un) peut-être réparé si nous faisons attention à développer un intérêt plus profond, pour tout ce que la vie nous apporte et à y participer davantage. Il est capital de commencer par apporter aux choses qui ont de l’importance pour nous, une attention riche de sensibilité. Auparavant nous avions développé une mémoire mécanique qui travaillait aussi parfois d’une manière sure pour des choses qu’il fallait remarquer sans toutefois les aimer particulièrement ; mais cela cesse. On remarque notamment qu’avec le développement ésotérique on oublie facilement les choses ; elle fuit aussitôt, ces choses pour lesquelles on n’éprouve aucun intérêt sentimental, que l’on arrive pas à aimer, auxquelles notre âme ne s’unit pas. Par contre, celles auxquelles l’âme s’unit, restent d’autant mieux. Il faut donc chercher à créer systématiquement ce lien psychique.

On peut faire l’expérience suivante : supposons une personne qui dans sa jeunesse, alors qu’elle n’était pas encore venue à l’alchimie, ait lu un roman qu’elle n’a pas oublié par la suite et qu’elle peut toujours raconter à nouveau. Plus tard, ayant commencé le développement ésotérique, elle lit un autre roman ; et celui-ci s’efface aussitôt de sa mémoire, elle est incapable de le raconter. Mais s’il s’agit d’un livre dont on est convaincu qu’il a une grande valeur et qu’on le lit, et qu’ensuite on recherches à se le remémorer immédiatement, non seulement à se le rappeler, mais à s’en souvenir à rebours, de la fin jusqu’au commencement ; si on prend la peine de revenir une deuxième fois sur certains détails, si l’on s’y attache et si, de plus, sur une feuille de papier on note quelques brèves pensées sur le sujet, et qu’on recherche à se demander à quel point de vue on peut s’y intéresser particulièrement, on verra que par ce moyen on a développé un autre genre de mémoire. Ce n’est plus la même mémoire. La différence se remarque nettement à l’usage : quand on se sert de la mémoire mécanique, les choses remontent dans notre âme comme les souvenirs, mais quand on cultive systématiquement la mémoire dont je viens de parler, en tant qu’ésotériste, les choses que l’on a évoquées de cette façon se présentent comme si elle restait arrêtée dans le temps. C’est un tableau vivant, animé. On apprend à voir dans le temps, à contempler réellement les choses dont on se souvient ; on remarquera qu’elles deviennent de plus en plus imagée, que la mémoire devient de plus en plus imaginative. Si l’on fait ce qui vient être indiqué, disons avec un livre, il suffit, quand il est nécessaire de replacer la chose devant le regard de l’âme, d’évoquer quelque chose qui s’y rattache et on verra pour ainsi dire le moment du temps où l’on était occupé à lire le livre, on se verra en train de le lire. Ce n’est pas le souvenir qui revient, c’est l’image entière qui monte dans la conscience. On pourra alors remarquer que, tandis qu’auparavant on ne faisait que lire le livre, maintenant ce sont les choses elles-mêmes qui apparaissent. On les voit comme éloignés dans le temps ; la mémoire devient une vision d’images présentes dans un certain éloignement du temps.

C’est là, le tout début, le plus élémentaire évidemment, pour apprendre à lire dans la mémoire universelle, ce que certains appellent la chronique de l’Akasha : la mémoire est remplacée par l’acquisition d’une faculté de lire dans le temps passé. Et il peut arriver que quelqu’un ayant fait un certain développement ésotérique perde presque entièrement la mémoire sans que cela le gène en rien, car il voit les choses se reconstituer en remonte dans le cours du temps. Dans la mesure où il s’est lui-même unit à elle, il les voit avec une netteté particulière. Ce que je vous dis là ne peut que faire rire celui qui n’est pas ésotériste par ce qu’il n’a aucune idée qu’il puisse se relier à ce que peut lui dire un adepte de l’ésotérisme, qui assure avoir perdu le souvenir d’un fait et savoir pourtant fort bien ce qui s’est passé, parce qu’ils le voient dans le passé. Personnellement cela ne me fait pas rire du tout, car ce genre de mémoire m’a tiré une épine du pied lorsque j’étais étudiant.

Comme votre serviteur aimait la vie, il est devenu, comme il se doit, biologiste. Mais les études offrent parfois des moments désagréables, notamment la mémorisation de certaines parties anatomiques des insectes. Autant chez le crustacé que chez le moustique vous observez des pièces buccales en n’en plus finir dont la mémorisation est rébarbative. Lors de l’examen le sujet porta sur le nombre et la fonction de ses fameuses pièces buccales. Votre serviteur avait tout oublié. N’ayant rien à perdre, il s’est appuyé nonchalamment contre le dossier de sa chaise et a pensé au moment où le professeur lui dispensait son cours. Et d’un seul coup comme si une vidéo se déroulait voilà qu’il assista à nouveau au cours en présence de l’enseignant au tableau sur lequel crissaient les marqueurs au feutre ! Il copia donc ce que le prof. racontait. Ce qui lui a permis d’avoir une excellente note alors qu’il avait tout oublié !

Évidemment, cette transformation de la mémoire est liée ordinaire a quelque chose d’autre : elle est liée au fait qu’une autre manière du juger se forme pour ainsi dire dans notre être intérieur. Nous ne pouvons notamment pas acquérir ce regard rétrospectif sans prendre en même temps une certaine attitude en face de ce que nous avons vécu là. De sorte que celui qui, à une époque ultérieure, revoit une chose qu’il a accomplie, comme il est dit plus haut à propos du livre, quand il se voit ainsi lui-même, il va de soi qu’ils doit juger s’il était pertinent où non de faire ce qu’il a fait. À cette vision rétrospective, et avec la même force qu’une autre expérience, s’unit nécessairement une sorte de jugement sur soi ; on ne peut faire autrement que se confronter avec son propre passé : on se fait des reproches sur un point, on est joyeux d’avoir réussi sur un autre, bref, on ne peut que juger le passé que l’on observe ainsi. De sorte qu’on devient en fait un juge plus lucide de soi-même et de sa vie passée. On sent pour ainsi dire s’animer en soi le corps invisible, dont j’ai déjà parlé dans un article précédent, on sent ce corps invisible, on corps éthérique, présent en soi comme quelque chose qui vit en nous et qui nous révèle notre propre valeur. Oui, un changement s’opère dans le corps éthérique tel que, souvent, on ressent l’obligation d’une telle vision rétrospective, et qu’on regarde ceci ou cela pour apprendre d’une manière toute naturelle à juger sa propre valeur d’homme. Tandis qu’autrefois on vivait sans le percevoir, maintenant le corps éthérique est perçu par ce regard projeté sur notre propre vie ; et notre vie personnelle devient peu à peu plus pénible quand on fait un travail ésotérique. On doit aller au devant du fait que cette vie ésotérique nous donne de la peine parce qu’on est forcé d’observer de plus près ses qualités et ses forces, ses erreurs et ses imperfections.

Pour développer son corps éthérique on doit d’abord supprimer les impressions des sens et éliminer aussi la pensée ; éteindre peu à peu la pensée abstraite et atteindre à une pensée concrète et imagée. De l’acte de penser on doit passer aux pensées elle-même, et ensuite, laissez aussi tomber celles-ci. Telle est le sens de la métanoïa.

Mais alors, quand le vide de sa conscience est établi, quand il a laissé tomber ces pensées l’homme sent disparaître les pensées qui vivent en lui ; Il sent se fondre ce qu’il avait jusqu’alors produit par son propre effort comme sa propre pensée, et grâce à cela il se sent merveilleusement animer par des pensées qui se déversent en lui, venant comme de mondes inconnus, qui sont là, présentes pour lui.

C’est dans la vie de l’âme humaine un passage que l’on peut caractériser en disant (je vous prie de ne pas mal comprendre) : l’homme cesse d’être intelligent et commence à être sage. Ces quelque chose à quoi se rattache une notion très précise. L’habileté que l’on acquiet intérieurement par le jugement et l’intelligence est un bien terrestre qui disparaîtra avec la Terre…

 

« Heureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux est à eux » disait un Nazaréen assis tout en haut d’une colline. Quel magnifique cadeau il faisait en révélant cela !

 

LES DIEUX ET LES HOMMES

Ceux qui découvrent ce blog, et donc prennent le train en marche, pourraient ne pas saisir la valeur sous-jacente de cet article et le considérer comme le fruit d’élucubrations bizarres d’illuminé ou peut-être même, entendront-ils à travers lui les vagissements prometteurs d’un délire mystique. C’est pour éviter ce genre de malentendus que j’informe ces nouveaux venus que j’ai rédigé précédemment plusieurs articles fondamentaux, notamment sur les quatre éléments qui introduisent le sujet. Seule leur lecture permettra de saisir le sens réel de ce que je vais dire. Évidemment, si vous ne vous référez pas à ces textes initiaux, votre compréhension sera limitée ou même erronée, ce qui vous conduira à vous faire une opinion fausse… C’est ce que font généralement les gens mal intentionnés. Comme je suppose que vous ne l’êtes pas, je suis sûr que vous me comprendrez.

Voici les trois articles à lire :

 LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1.

 LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 2.

 DES 4 ÉLÉMENTS A LA RÉINCARNATION selon la R+C

Vous pouvez y ajouter avec fruits :

  LES SEPT ÉTAPES DE LA FORMATION INITIATIQUE. 
          LA PENSÉE INITIATIQUE 
          INITIATION ET PENSÉE
          PRÉLUDE A UNE FORMATION INITIATIQUE

         Je vais tout de même résumer certains points pour ceux qui ont déjà lu ces articles. Évidemment, ils peuvent sauter ce préambule.

 J’ai montré que l’élément feu, est important, qu’il est en nous par notre chaleur interne. Il est une porte entre ce qui est extérieur et matériel et le psychisme qui se caractérise par la chaleur « animale ».

Quand un corps brûle nous voyons d’un côté apparaître la lumière, de l’autre la fumée. De ce qui était auparavant transparent, naît l’opaque, la fumée.

Le feu est la lumière du monde, et laisse dans le monde la fumée.

Une partie de la lumière passe dans la fumée pour la créer. Cet élément est devenu élément air, inférieur à la chaleur, et se trouve emprisonné dans cette fumée. L’air est donc de la chaleur condensée.

Tout est feu condensé ; l’or, l’argent, le cuivre, sont du feu condensé, y compris notre corps.

Les entités font descendre leurs esprits dans le feu et les emprisonnent ensuite dans l’air, l’eau et la terre. Ces esprits sont les êtres créateurs auxquels nous devons tout ce qui est matériel.

Des objets qui nous entourent émanent sans cesse une foule d’esprits des éléments qui ont été emprisonnés. Ils pénètrent sans cesse en nous.

En regardant les objets sans s’y intéresser, sans faire vivre dans notre âme un peu de l’esprit des choses, sans rien avoir élaboré par notre pensée, les êtres élémentaires qui ont pénétré en nous s’installent, mais ne sont pas libérés.

Si vous réfléchissez à ce que vous regardez, si vous en ressentez la beauté, en un mot ce que votre vue éveille en vous, vous libérez les êtres élémentaires, vous les sauvez de leurs emprisonnements.

 Quand un homme franchi les portes de la mort, une différence s’établit entre les esprits des éléments qui n’ont fait qu’entrer en lui et ceux qu’il a libéré. Les premiers, qui n’ont pas été transformés, n’ont rien gagné à avoir passé des choses à un être humain, mais les autres ont acquis la possibilité de retourner à leur monde originel.

Lorsque qu’après son séjour dans le monde spirituel l’homme est prêt à se réincarner, toutes les entités qu’il n’a pas libérées rentrent avec lui dans le monde physique.

Pour éviter de porter une valise noire lorsque nous renaissons, la philosophie à adopter se résume en un seul mot : aimons le plus possible, émerveillons-nous de la beauté des choses, de la nature, de la vie.

 On peut se poser la question suivante : si vraiment on libère un être prisonnier dans une pierre en pensant à celle-ci : que reste-t-il de cette pierre ? Elle doit se dégonfler comme une baudruche et si nous regardons trop le ciel, il va finir par nous tomber sur la tête ! C’est complètement irrationnel tout ça, ça ne tient pas debout !

Pour si peu que l’on soit logique, on peut en conclure immédiatement qu’il y aura probablement des vides, des trous à la place ou se trouvait les êtres prisonnier.

De grâce, calmez-vous ! laissez-moi parler. Personne ne vous a volé votre portefeuille…

Donner une pareille réponse style « fromage de gruyère » avec des trous parsis par là laissés par des êtres qui ont quitté les lieux est une erreur monumentale, car c’est à partir de nos références intellectuelles que nous avons élaboré notre compréhension, notre réponse. En fait, répondre de cette manière est donner une réponse, la réponse issue de notre monde mental. En fait elle ne correspond pas à la réalité.

Mais là n’est pas l’essentiel. Ne sachant pas où est la réalité, la répondre est non seulement incertaine mais, en plus, la question est, de ce fait, mal posée. Retour à la case départ…

En effet, la réponse correcte ne peut être donnée pour la raison fondamentale que le phénomène ne peut être compris avec notre pensée logique, discursive que nous utilisons habituellement.

Un fait ne doit jamais être oublié : tout est voilé ici-bas, tout est enveloppé d’illusion et une question logique posée à l’illusion ne peut récolter qu’un mirage. Un axiome de notre monde n’en est pas un derrière le voile de brume des improbables !

Les choses comprises par notre pensée sont très différentes de ce qui est. Il y a très réellement un monde entre ce que nous comprenons et ce que sont les choses en réalité. Ce n’est pas la faute des faits si les questions restent sans réponse. Elles sont mal posées, mais avec le temps on peut apprendre à les poser correctement. Les choses se présentent déjà sous un jour très différent quand on peut soulever le voile d’illusion qui les couvre. Sur la terre, tout se confond, ce qui induit sans cesse en erreur la pensée discursive des hommes. De cela, nous devons toujours en être conscients.

Donc la prudence s’impose avant de tirer des conclusions avec notre manière de réfléchir qui est celle des sciences matérialistes dont nous sommes trop souvent convaincus qu’elles sont dépositaires de la vérité.

 Tout ce que je vous ai raconté à propos des quatre éléments peut vous paraître loufoque et je vous comprends fort bien. Un individu équilibré, raisonnable ne saurait prêter une once de crédit à de pareilles sornettes ! C’est une manière de voir qui se conçoit fort bien. Mais en campant sur de pareilles positions on ne fait pas avancer les choses et le dialogue est rompu. Aussi je vais faire un marché avec vous : Faites comme si c’était vrai et lisez la paix au cœur. Vous prendrez votre décision quand je vous aurais tout exposé. Promis ! En échange je réponds à vos questions. C’est tout ce que j’ai à vous offrir, mais je le ferais de mon mieux.

 Pour se faire une idée plus juste de ce dont il s’agit, il faut remonter très haut dans le passé. Souvenez-vous de votre promesse et poursuivons l’histoire… avec une autre pilule pour vous.

 De même que l’homme va d’incarnation en incarnation, de métamorphose en métamorphose, tous les êtres de l’univers, du plus petit au plus grand, s’incarnent et se réincarner. Il en est de même pour la terre, pour cet être planétaire. Notre terre n’est pas née en tant que terre ; elle a été précédée par un autre état. De même qu’une vie humaine est la réincarnation d’une vie antérieure, la terre est la réincarnation d’une planète qui l’a précédée. Nous pourrions l’appeler T-1. Il existe ainsi T-2, T-3…

Chaque État planétaire à une mission particulière. Quel est celle de notre terre ? elle consiste à rendre possible à celui que nous appelons aujourd’hui l’homme son existence d’être humain. Tout est organisé sur la terre de façon à ce que l’homme puisse y devenir un Moi. L’homme n’est donc devenu un être humain au sens actuel du terme que sur la terre. Chacun des État planétaires précédents à lui aussi une mission analogue. Sur ces autres planètes, d’autres être son devenu « homme », des êtres qui sont aujourd’hui à un niveau d’évolution supérieur à celui de l’homme.

 Dans le christianisme et les mystères de l’Antiquité, il est dit qu’un sage égyptien a révélé au sage Grec Solon (v.640 à 558 av. J.-C.) une étonnante vérité, c’est-à-dire qu’autrefois, les dieux ont été des êtres humains. Cette connaissance faisait partie des vérités enseignées dans l’Antiquité aux disciples des Mystères : les dieux qui sont aujourd’hui dans les hauteurs spirituelles, disait-on, n’ont pas toujours été les dieux. Ils ont évolué. Ils ont jadis été « hommes », c’est-à-dire qu’ils ont passé par le stade d’humanité.

De la découle forcément une vérité dont les disciples des Mystères tiraient une conséquence hardie : c’est que les hommes à leur tour deviendrons un jour des dieux. Et c’est à cause de cette conséquence que la vérité elle-même a été considérée comme dangereuse, car il est nécessaire d’y ajouter que l’homme ne peut devenir un dieu que s’il a acquis la maturité voulue. S’il s’imagine, à un moment donné, trouver le dieu en lui avant d’avoir acquis cette maturité, il ne deviendra pas un dieu, mais un fou.

Deux voies s’ouvrent donc devant l’homme :  aller vers ce que Denys l’Aréopagite                       (St Deny premier évêque de Paris)Denis appelle la « déification », ou se figurer par anticipation quelle est déjà accomplie. La première voie conduit vraiment à la déification, l’autre à la folie.

 Le christianisme est dans une position très inconfortable avec le refus de la réincarnation et le refus en demie teinte de la déification. Cela étant dit d’une manière si jésuitique qu’il devient possible à tout orateur d’affirmer le contraire en toute sérénité, car l’idéologie est ici au-dessus de toute vérité.

 Les évangiles sont pourtant significatives à ce propos puisque le Christ lui-même à affirme : « Vous êtes tous des dieux. » (Jean X, 34 à 36) reprenant ainsi le Psaume 82 en son verset 6. Après cela ne nous étonnons pas si les Pères de l’Église disaient : « Dieu s’est fait homme pour que l’homme puisse devenir dieu. »

Si ce concept n’est pas intégré dans les biocycles, ils deviennent lettre morte.

 Dans un autre sens le fait de connaître notre réalité future fait complètement dérailler des individus et même des centres qui se disent initiatiques. On pontifie devant un auditoire, on dit des vérités, on conseille car l’initiation bidon a permis au dieu qui est en nous de montrer le bout de son oreille ou peut être le bout de sa queue !

Je souhaite une chose, c’est que nous comprenions tous que nous avons du pain sur la planche et qu’en attendant nous sommes dans le pétrin. Et pourtant, la vie est belle, magnifiquement belle même…

Oh alchimistes, regardez monter dans la nuit constellée un autre ciel et une autre terre formée d’une perle qui ouvre une porte de la Jérusalem céleste.

 

LE NOMBRE TROIS chez les Francs-Maçons & les Roses+Croix

Il est essentiel d’éviter des confusions de perception à l’origine de la séparation de la science et des connaissances traditionnelles, alors que l’une ne devrait pas aller sans l’autre. Notez que je n’ai pas parlé de religion, car la religion est à son déclin, sorte de dinosaure agonisant car inadaptée depuis environ un siècle à son milieu de vie, à notre milieu culturel. Il est nécessaire de ne pas omettre que les lois matérialistes et spirituelles de l’univers ne s’accordent pas avec un dogmatisme quelconque, qu’il soit religieux ou scientifique.

Quelques remarques.

La connaissance traditionnelle, de leur vrai nom théosophique, si elle structurait le christianisme et le bouddhisme ainsi que l’ésotérisme iranien bien compris ne doit pas être confondu avec celle des multiples courants syncrétiques de l’ésotérisme moderne, notamment celui de la société de théosophie qui sous ce nom véhicula, dès le fin du XIXe siècle, un programme qui est presque sans aucun rapport avec la plus profonde tradition théosophique.

Aujourd’hui on entend par théosophie une interprétation ésotérique des enseignements divins (tu’wil, en Iran). Elle est fondée sur un mode de raisonnement analogique et selon la révélation d’une illumination intérieure. Elle ne peut s’épanouir que libérée des contraintes dogmatiques.

Actuellement cette connaissance sacrée est devenue « secrète », phantasmagorique même, et disons-le, vide de sens. C’est une sorte de fantôme évanescent dépourvu de corps. Tous les grands pontes, officiels ou non, de l’ésotérisme on a la bouche le mot de connaissance traditionnelle ou de tradition primordiale sans pouvoir en tracer sérieusement les contours. Convenez que les « initiées » incompétents, brillants conférenciers et grands Maîtres au verbe fluide et séducteur ont le don de vous faire avaler des grenouilles accommodées avec leur sauce de bateleur.

En bref, il est impossible d’avoir le même état d’esprit quant on aborde notre science matérialiste et quant on désire comprendre la science spirituelle. Notez au passage que je n’ai pas employé le terme d’incompatibilité.

J’utilise ici le mot science selon son étymologie dérivant du latin « scire » qui veut dire « savoir », et le savoir ne saurait se cantonner aux secteurs que nous considérons, selon notre culture et les dogmes scientifiques du moment. La science réelle est inséparable du raisonnement logique et cohérent libre de s’exprimer en n’importe quel domaine et en n’importe quelle circonstance.

Si l’on garde l’état d’esprit des sciences matérialiste pour aborder l’alchimie par exemple, on fait un mauvais mélange qui n’aboutira à rien de bon pour la science matérialiste et à rien de bon pour la science traditionnelle. Les scientifiques ont l’impression d’avoir démystifié l’alchimie sans pour autant faire avancer d’un pas la compréhension de cette science sacrée. Quant aux traditionalistes ils n’ont pas été entendus. Donc, c’est un dialogue de sourds qui dure depuis environ deux siècles.

La dernière tentative sérieuse émane d’un chimiste de bonne foi, se refusant au dénigrement positiviste et ayant un désir réel de comprendre. C’est le professeur de chimie Pierre Laszlo. Il tenta une approche rationnelle et sérieuse en ses deux ouvrages La parole des choses (Éditions Hermann, Paris 1993) et surtout son petit livre Qu’est-ce que l’alchimie ? (Éditions Hachette, Paris 1996). Sur le plan psychanalytique C. G. Jung élaborera une approche similaire en son gros livre Psychologie et alchimie.(Éditions Buchet-Chastel, Paris 1971).

Le fourvoiement de ces deux auteurs n’est pas de l’ordre de la logique, ni du développement de leurs concepts puisque leur cohérence est sans faille au sein de leur discipline respective.

L’erreur est à l’origine, au point alpha de leur démarche. Ils ont assis leurs recherches sur des évidences, des axiomes discutables. Il en est de même pour Kant dans sa Critique de la raison pure. Albert Einstein l’avait fort bien compris lorsqu’il disait que « chacun a son Kant à soi… » Combien de colosses nous conduisent sûr de fausses pistes car nous ignorons qu’ils ont des pieds d’argile !

C’est parce qu’il est possible de prouver n’importe quoi que les dérives sont possibles, qu’il existe une sorte de « savant fou » qui transforme la dynamite pour construire les routes en munition de guerre, qui détourne l’énergie nucléaire des centrales électriques pour en faire des bombes et qui empoisonne nos assiettes. Quant à l’Homme pensant il en fait un robot docile pour servir les intérêts économiques. Ce dieu des savants fous le Christ l’a appelé MAMMON (richesse) qui fait confondre les richesses de notre monde opposées aux vraies richesses qui construisent le monde spirituel de l’avenir. Il est en action chez les charlatans de toute espèce.

Un jour un de nos cousins canadiens du Québec, affirma qu’il était proche de réussir à faire accepter l’alchimie à l’Université de Laval. Il disait avoir rencontré de grands alchimistes qui lui avaient fait respirer l’odeur suave de la quintessence. En apprenant cela nous étions atterrés car la quintessence dégage une odeur qui rivalise avec celle des gaz intestinaux ! Ce monsieur Lachance, c’est son vrai nom ! grand ésotériste et grand rhétoricien de son état a certainement été compris par les universitaires qui lui refusèrent l’entrée dans leur cénacle. Cela est bien car les charlatans ne sauraient avoir pignon sur rue.

Mais le problème de fond reste : Est-il possible de concilier science matérialiste et science spirituelle et donc d’introduire l’alchimie à l’Université ? Pour lever toute ambiguïté vis-à-vis de ce que je vais dire, je précise une seconde fois que je n’ai pas proposé la jonction entre science et religion.

Excluons d’abord le réalisme fantastique illustré par le Matin des Magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier (Éditions Gallimard, Paris 1960). À partir de là, la réponse est oui… à condition d’être très prudent pour ne pas tomber dans le dénigrement. Le premier pas en ce sens existe déjà à l’École des Hautes Études et à l’université de Paris-Sorbonne où est implanté un centre d’étude des textes alchimiques du pays d’OC (CEROC).

Mais pour aborder le cœur du sujet cette approche ne suffit pas. Elle nécessite la pluridisciplinarité avec la coopération des ethnologues des neurophysiologistes et aussi des physiciens des quanta. Tout cela permettrait une étude beaucoup plus sérieuse qu’actuellement ou ceux qui s’aventurent dans ce domaine prennent des risques de dévalorisation au point de compromettre leur carrière. Je suis peut-être pessimiste, mais j’ai l’impression que nos mandarins ne sont pas encore prêts…

Ne nous leurrons pas, cette coopération ne peut que rester, pour l’instant, du domaine des sciences matérialistes, mais son intérêt est d’ouvrir la porte aux sciences spirituelles provoquant parfois des prises de consciences comme l’a fort bien compris Raymond Ruyer dans son ouvrage La gnose de Princeton (Éditions Arthème Fayard, Paris 1974).

En tout cas, le nombre trois, si cher aux alchimistes ne saurait être totalement décrypté en faisant une analogie avec l’acide désoxyribonucléique (ADN), des chromosomes, sous le prétexte qu’il est constitué par une successions de trois molécules : phosphate, sucre et base. Le mystère de la vie ne saurait résider en cette brillante triade. C’est là le reflet d’une réalité plus haute, qu’avait déjà découvert le grand Gœthe dans la forme spiralée qu’il disait obéir à une « loi secrète ». Il est donc nécessaire d’apprendre à regarder de l’autre côté du miroir comme l’avait fort bien compris Jean Cocteau.

 

Le ternaire des Francs-Maçons

Le nombre trois est au cœur de la Franc-Maçonnerie puisqu’ils s’appellent les frères aux trois points. Voir LES 3 POINTS ALCHIMIQUES de la Franc-Maçonnerie.  D’autre part le triangle ou delta lumineux est à l’Orient de leur temple au-dessus du lieu où siège le maître de cérémonie qui s’appelle Vénérable. Le nom de delta est dû à la lettre grecque « d » qui a la forme d’un triangle quant elle s’écrit en majuscule (Δ). Elle a donné son nom au delta de l’embouchure d’un fleuve comme le Rhône. Il n’est pas anodin de remarquer que, dans la société, des entreprises comme celle de confection de bas, portent des noms expressifs – quant aux activités « secrètes » de leur patron, – comme « delta maille ».

Si, dans l’Église catholique le triangle symbolise les trois personnes de la sainte Sainte-Trinité (Père (Dieu), Fils (le Christ) et Saint-Esprit).

Évidemment cette trinité se retrouve dans différentes cultures et civilisation telle la Trimurti hindoue : Brahmâ, Vishnou et Çiva. En Égypte on peut dénommer la triade memphite (Pta, Sekhmet et Nefertoum), la triade osirienne (Osiris, Isis et Horus) et la triade thébaine (Amon, Mout et Konsou)…

Je pourrais continuer ainsi sans que cela n’éclaire sérieusement ma lanterne et je comprends mal les Maçons qui apprennent de pareilles litanies sans en saisir le sens profond qui se profile au-dessus des cultures et de leur formation universitaire. Aussi stagnons-nous dans la pauvreté où règnent les éponges sans cervelles qui absorbent tout et ne comprennent rien.

Tel des perroquets récitons de nouveau nos trois points ou trois côtés ou encore trois sommets: Bien penser, bien dire et bien faire. Liberté, Égalité et Fraternité. Celle-là c’est la plus humoristique de toutes ! évidemment je parle d’humour noir puisque nous vivons dans un milieu qui est chaque jour plus liberticide, plus inégalitaire et conflictuel.

Continuons sans perdre souffle : Passé, Présent et Avenir. Thèse, Antithèse et Synthèse. Sagesse, Force et Beauté. Naissance, Vie et Morts… J’en passe et j’en passe encore pour vous présenter le clou final qui représente les Principes de l’œuvre de Dieu : Sel, Soufre et Mercure. Vous avez compris, j’espère parce que moi, je suis dans le cirage, gavé de tas de noms qui font un tintamarre dans ma tête sans que je puisse entendre la musique des sphères…

Bon, passons sur ces babioles et si vous relisez mes deux articles sur les 4 éléments, vous trouverez dans le triangle cosmique (rectifié par mes soins) les vestiges d’une connaissance réelle : Lumière, Ténèbres et Création (à la place de Temps). Dommage que le symbolisme maçonnique s’interprète dans le même esprit que celui des sciences matérialistes. Cela est évidemment insensé et obscurci chaque jour d’avantage le sens des symboles qui finissent par voler au-dessous des pâquerettes par manque de substance vitale puisque coupés de leur énergie qui réside dans les sciences spirituelles mises au rancard.

Revenons au delta lumineux qui illumine le mur Est de toutes loges. Il porte souvent en son centre le tétragramme sacré (tétra voulant dire 4 en grec) hébraïque de quatre lettres : iod, he, vov, hé ou I E V E qui est le nom divin. Je partage l’opinion de Jules Boucher quand il écrit à la page 91 de son ouvrage La symbolique maçonnique :

« Les études sur le Tétragramme sacré sont nombreuses et variées et, disons-le, assez confuses ; nous ne pouvons les examiner ici. »

Ben voyons ! C’est difficile, alors n’en parlons pas ! À chacun sa philosophie…

Le delta lumineux porte souvent en son centre l’ « œil divin ». Et jules Boucher de nous dire :

« L’œil symbolise, sur le plan physique, le soleil visible d’où émane la vie et la lumière ; sur le plan intermédiaire ou « astral », le Verbe, le logos, le principe créateur ; sur le plan spirituel ou divin, le Grand Architecte de l’Univers. » (idem supra)

Et bien voila ou mène la manie des triades, c’est celle de découper en trois belles rondelles une seule réalité. Cela est bien en accord avec la manière de procéder des sciences matérialistes qui émiette tout jusqu’à l’infini.

 

Le delta des Roses+Croix.

Je rappelle que le rôle essentiel des Rose+Croix est d’enseigner les sciences spirituelles, l’Art Royal ou alchimie, et de révéler les plus profondes vérités du christianisme qui doivent être comprises dans l’absolu, c’est-à-dire sans référence à un système théorique et dogmatique qu’il soit religieux ou ésotérique. D’où leur Église indépendante où les femmes peuvent accéder au sacerdoce afin de se relier à l’empreinte spirituelle du Christ historique.

Comme le progrès de l’âme humaine est incontestable depuis le XIIIe siècle et les siècles suivants, leur enseignement, lié à leur clairvoyance, couvre actuellement un domaine infiniment plus étendu et s’ouvre à un plus grand nombre. On peut dire qu’ils enseignent une « Théosophie du XXIe siècle ». Je rappelle en passant que ce terme de Théosophie n’a pas de rapport avec la société de même nom.

Les Roses+Croix affirment que chaque âme humaine renferme la possibilité d’accéder à ce que l’on appelle « Éveil » ou « Initiation » qui est la « renaissance » du Moi divin. Voilà une triade sérieuse qui mérite de figurer au fronton triangulaire du temple : Éveil, Renaissance et Initiation ! Et oui, l’éveil est une renaissance qui permet la véritable initiation. Combien d’ «initiés» dorment à point fermé en ronflant sur des textes dont la brillance n’éclaire rien !

Qu’est devenu le delta lumineux qui brille dans le soleil d’Orient ? C’est à vous chers lecteurs de me le dire dans votre courrier, car je ne suis pas F.M.

 

Le tétragramme divin correspond, avec ses 4 lettres J H V H inscrites à l’intérieur, aux quatre éléments, et le delta est le triangle lumineux du Feu. Or, nous avons vu que l’élément Feu est présent partout, dans l’élément Terre, dans celui de l’Air et aussi dans l’Eau. Voir LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 1. et LES 4 ÉLÉMENTS des Francs-Maçons & des Rose+Croix 2. Le seul Élément pur et générateur, est le Feu. Telle est la raison pour laquelle le tétragramme est dans un delta lumineux qui n’est autre que la lumière invisible et puissamment spirituelle du feu.

C’est ainsi que les symboles alchimiques se sont formés. Le soufre symbolisé par un triangle surmontant une croix va donc représenter le feu au-dessus du creuset. En d’autres thermes, c’est un feu soutenu « attisé » par l’air. Ce feu aérien va permettre la naissance de la pierre philosophale dont les différents stades de maturation sont appelés soufre philosophique.

Hermès Trismégiste a exprimé ce fait dans sa Table d’émeraude en disant :

« Et le vent (air) l’a porté dans son ventre (panse du ballon). »

C’est la raison pour laquelle ce soufre particulier est symbolisé, comme il se doit, par un triangle. Du point central de sa base partent trois flèches, ou trois tiges lancéolées. La raison en est simple puisque la future pierre philosophale est constituée par le Feu de trois substances. Vous n’ignorez pas cela après la lecture de mes précédents articles.

Mais le delta est aussi occupé en son centre, par un œil qu’on appelle œil divin. Voilà une représentation hautement initiatique. Pour la saisir il est indispensable de savoir ce qu’est cet œil.

J’ai déjà dit qu’en qualité d’observateur de notre monde nous sommes le sujet et ce qui se présente à nous sont les objets. Ainsi, par exemple, le sujet Tartempion observe l’objet qu’est le lacet de sa chaussure qui est défait. Voir QUELQUES POINTS FONDAMENTAUX DE L’INITIATION

Chez celui qui aspire à la connaissance initiatique il doit se rendre compte qu’il est objet et que donc il est vital qu’il cherche le sujet qui observe son moi-objet. Dans la connaissance initiatique, nous sommes nous-même l’objet et nous devons chercher le sujet qui nous observe. Nous devons sortir de nous-même pour devenir, pour un œil qui n’est pas le nôtre, objets d’observation. Le programme est clair, cherchons le sujet qui observe, même si dans un premier temps nous croyons que c’est nous !  

En résumé nous pouvons dire que dans la connaissance initiatique, il nous faut chercher EN PERMANENCE ET DANS TOUS NOS ACTES comment nous sommes vus et pensés dans le cosmos et par le cosmos. C’est chose difficile car nous n’aimons pas être observés, mais c’est cela que l’œil divin nous demande de faire pour mieux nous situer dans la lumière spirituelle de son triangle de feu… N’allez pas vous imaginer que tout va se réaliser en faisant une sieste sous les cocotiers des Antilles. Bien vivre ce n’est pas non plus aller au supplice, c’est seulement saisir qu’il n’y à pas de roses sans croix !

 

CONNAISSANCE, INITIATION & HUMOUR

Quand j’étais enfant, j’avais un missel luxueux, qui devait m’accompagner jusqu’à ma première communion que l’on appelait à cette époque communion solennelle. Ce livre à tranche dorée était l’un des derniers vestiges du naufrage dans la misère de ma riche famille maternelle. Il était pourvu de belles fermetures en argent ciselé et orné à chaque page d’illustrations pieuses en couleur. Dois-je vous avouer que le texte était pour moi hermétique car je ne comprenais pas grand-chose à ce que l’on me racontait le dimanche à l’église (le texte était parfois en latin). En tout cas, dans son rôle de guide des fidèles il dictait tout ce qu’il fallait faire pour participer convenablement à la messe. Tous ces conseils étaient hors de ma portée car je vivais la religion dans l’indifférence si ce n’est dans un profond ennui. Et pourtant il devait m’être utile ce bel ouvrage car un jour j’ai lu dans ses arabesques fleuries une phrase qui me laissa perplexe et fut à l’origine de mon départ vers une conquête qui n’est pas encore achevée. Ce conseil laconique et sans fond le voici : « Mettez-vous en présence de Dieu. ».

Je m’interrogeais longuement et des années durant sur la manière de parvenir à cette présence divine. Aucun prêtre n’a su me répondre convenablement. C’est d’ailleurs essentiellement pour cela que plus tard j’ai déserté l’Église. Il m’a fallu 25 ans pour découvrir comment faire, tout en restant chrétien. Évidemment je ne suis plus revenu à l’Église car un manquement pareil laissait supposer des incompréhensions et des incompétences trop graves pour que je puisse accorder crédit à l’enseignement des ecclésiastiques catholiques.

 Un phénomène analogue, mais dans un autre registre cette fois, s’est produit lorsque j’ai rencontré des gens férus d’ésotérisme qui affirmait péremptoirement, et avec cette superbe dont ils ont le secret, qu’ils évoluaient dans la plus grande tolérance.

Oui, j’en ai beaucoup entendu parler de la tolérance par ceux qui ne manquaient pas, lorsque l’occasion se présentait, de faire preuve d’intolérance, cela évidemment à leur insu, car ils ignoraient sur quoi repose cette attitude si précieuse pour construire ce qu’il appellent le temple de l’humanité.

Curieuse manière de procéder qui consiste à mettre la charrue devant les bœufs puisqu’il est question de construire un temple de l’humanité avec des humains qui ne sont pas construits. C’est comme si l’on voulait bâtir une maison avec des pierres défectueuses, pour ne pas dire plus. Je vous laisse le soin de deviner la majesté de l’effondrement.

 À propos de la tolérance trop souvent revendiquée, que je préfère appeler respect, c’est un terme que certains centres d’ésotérisme prennent pour bannière. Je m’interrogeais, car ce mot me paraissait dépourvu d’une filiation, d’une origine. Impossible de savoir à partir de quel concept, de quel mouvement de l’âme il procède.

Généralement il repose sur de bonnes et louables intentions qui ne sont en fin de compte que des mots, dont je n’ai jamais eu l’occasion de connaître le processus profond qui permet d’une manière naturelle de proposer ses opinions sans les imposer.

Je n’ai pas l’intention de philosopher sur ce sujet pour deux raisons, la première c’est que je ne suis pas philosophe, la seconde est qu’élaborer un développement philosophique m’ennuie profondément et me fatigue. Peut-être faudrait-il que je me soigne pour ça ?

 J’ai découvert fort tard qu’il était nécessaire de préparer l’être à la tolérance, tout comme on le prépare à vivre sa vie de femme ou d’homme, en lui faisant rattacher les rapports humains à ceux de ses relations qu’il aime le plus : parents, frères, sœurs… Ainsi, l’être parvient peu à peu à considérer les êtres qui traversent sa vie avec le même amour objectif que celui qu’il tourne vers des êtres aimés.

Évidemment tout le problème consiste à apprendre à gérer les déceptions qui ne manquent jamais de se manifester. C’est là que j’ai découvert le secret de la petite phrase : « Mettez-vous en présence de Dieu »…

Je ne vais pas vous citer une parole de l’évangile, même s’il est un passage qui « colle » fort bien à ce que je viens d’écrire. Ce serait trop facile… La déduction est que la tolérance intérieure, concrète, indéracinable et jamais prise à défaut ne peut que reposer sur la connaissance elle-même.

Cet amour objectif que nous nous efforçons d’atteindre est le socle indispensable de la connaissance, sans cela, la connaissance perd sa noblesse et n’est rien d’autre qu’un moyen de se donner des sensations et l’on devient incapable de générer la tolérance.

N’en doutez pas, celui qui dans la connaissance ne cherche que ce qui lui plait n’obtient pas la véritable connaissance et n’accède jamais à la tolérance !

 Nous voilà donc au cœur du sujet. On ne peut comprendre l’ésotérisme et la mystique et donc progresser dans la connaissance si on veut rester dans la disposition intérieure avec laquelle on reçoit des idées qui nous laissent extérieurement indifférents, comme les mathématiques, la chimie ou la physique. On ne peut saisir que si l’on commence par préparer son cœur.

Fidèle à cette attitude d’indifférence nous reconnaissons 90% des ésotéristes de France et de Navarre qui croupissent sous le prétexte nobles qu’ils avancent à leur rythme ! Oh-là-là ! Qu’est-ce qu’ils parlent bien les cuistres ! Cela évidemment leur donne du gallon par ancienneté pour devenir chef de cuisine…

On ne peut assimiler les connaissances ésotériques, et donc inspirées, avec la compréhension qui caractérise celle que nous utilisons dans notre vie courante. C’est la raison pour laquelle les hommes doivent être préparés avant de leur communiquer des connaissances sur le monde suprasensible. Cette préparation est lente, afin que l’individu soit intérieurement disposé pour que cette connaissance agisse de façon juste sur leur cœur. Cette attitude demande une certaine tension de l’âme. Elle implique la nécessité de faire un effort pour se placer de façon juste vis-à-vis des connaissances des mondes suprasensibles.

Telle est la raison pour laquelle il est nécessaire de créer un véritable contre poids, un véritable exutoire qui agira dans l’esprit en appuyant pour ainsi dire sur l’autre plateau de la balance.

 Je souligne trois fois que celui qui veut trouver un rapport juste avec les mondes spirituels devrait surtout rechercher l’humour et l’autodérision. Je le dis très sérieusement : Il est indispensable de ne pas rester sans humour quand on aspire aux réalités supérieures ! Comprenez-vous maintenant le rôle essentiel de la Cabale des alchimistes si bien utilisée par Rabelais ? Un alchimiste qui n’est pas farceur n’est arrivé nulle part ! Humour-Moïse-arrête....

Un mystique triste est un malade ! Les doctes qui manquent d’humour engendrent les pires aberrations. Celui qui rejette l’humour et baigne dans une sentimentalité fausse ne pourra jamais avancer. Dans certains milieux peu éduqués on parle de constipation ou plus justement de porte de prison.

 La raison de l’humour ? Elle est simple : Le fait de garder une âme LIBRE et ouverte à l’humour est un bon moyen de prendre au sérieux ce qui est sérieux. Dans le cas contraire on se corrompt soi-même et on sape, en baignant ainsi dans le sentiment, toute possibilité de relation vraie avec ce qui est sérieux. Car la sentimentalité est en effet le pire ennemi du véritable sérieux. Celui qui veut accéder à la connaissance « en tirant une tête de six pans de long », ou en « faisant la gueule », peut crier qu’il est maudit en s’engonçant fièrement dans sa cape de théâtre…

On se libère de la gravité des choses quand on essaie de les présenter de façon humoristique.

Pour certain « passés Maîtres » il est plus facile de dire que l’on accède au monde suprasensible en « mettant son ego de côté ». Tient, mais c’est facile çà ! Je n’y avais pas pensé ! Grand Dieu, quelle illusion, quelle prétention ! Connaissez-vous l’adage qui dit « Qui veut faire l’ange fait la bête » ? Et oui, la pensée qui règne, qui se prend pour un bulldozer, qui se prend au sérieux et se croit capable de tout est, et reste, illusoire. Elle est un objet mort, définitivement mort.

Pratiquez l’humour messieurs les Grands maîtres, devenez contremaître et développez la flexibilité de la pensée et sa mobilité, alors vous serez proche de la vie et les pensées se transformeront d’un objet mort en un être vivant. Comme l’alchimie est la science de la vie, comprenez-vous pourquoi les adeptes utilisent des jeux de mots cabalistiques qui frisent le blasphème et ne reculent pas devant la paillardise ? Vivons dans la joie de l’abbaye de Télème et nous accéderons au sublime et la tolérance sera en nous pour cultiver un oecuménisme qui ne se monte pas la tête en mitre.

 

« S’aille chier qui autrement y pense. »

François Rabelais (Curé, grand médecin, grand écrivain et grand alchimiste).