DE RENNES LE CHÂTEAU Á L’ALCHIMIE

Voici l’extrait d’une conversation très récente avec une journaliste.

JOURNALISTE: Vous avez écrit deux livres sur Rennes le Château. Pour quelle raison développé-vous un discours supplémentaire sur ce même sujet ? Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire de nouveau, à travers votre roman Le secret des Corbeaux de rennes le château, alors que la production littéraire sur Béranger Saunière est inflationniste?

LEON GINESTE : Vous vous doutez que si j’écris c’est que j’ai quelque chose à dire. Bref, J’ai essayé d’approfondir certains points qui me paraissent fondamentaux et qui ouvrent des perspectives. Peu importe l’inflation des publications sur ce sujet. J’informe sur ce que j’ai compris ou cru comprendre. Le lecteur décidera du bien fondé de mes publications.

Les deux premiers ouvrages, qu’il s’agisse de Rennes le château la carte des trésors ou Ermestine, restent des livres de synthèse très généraux sur le sujet, à l’instar de Holoscopie de la spiritualité Occidentale qui l’est pour les fondements de l’alchimie avec l’alchimie expliquée par son langage. Les deux ouvrages sur l’énigme du Razes sont, en réalité, de brefs comptes rendus de recherches. Ils sont loin de traduire ma pensée. Pour y parvenir j’ai du écrire un roman. Pourquoi un roman ? C’est un genre littéraire qui permet de s’appuyer sur tout ce que je connais sur l’énigme de l’abbé Saunière avec en bonus la possibilité d’imaginer, de la manière la plus réaliste plausible des liens entre les faits de cette étrange histoire. Le roman permet une broderie adaptée aux évènements sans trahir l’esprit qui me semble le plus adapté. Par ailleurs ce nouveau livre est inséparable de deux points essentiels : l’alchimie et l’origine de cette même alchimie. Cette orientation fait passer le récit d’un plan purement romanesque d’aventure à celui d’anticipation-fiction. En d’autres termes j’ai voulu en faire un mélange d’informations sérieuses et de distractions pour aborder des problèmes existentiels tout en se délectant d’une histoire de trésor…

Pourquoi parler d’alchimie à propos de l’énigme de rennes le château ? Parce qu’elle est la clé de ce qu’à voulu dire Bérenger Saunière à travers l’agencement de son église. J’insiste en ce sens car bon nombre de chercheurs refusent catégoriquement la dimension alchimique de cette histoire alors que l’évidence crève les yeux. Cette cécité a le don de m’agacer quelque peu car elle repose sur une véritable ignorance (ou refus ?) de la mentalité des « honnêtes hommes » du XIXe siècle rompus aux jeux de mots et aux allusions. Béranger Saunière n’y échappais pas, pas plus que son collègue, de Rennes les Bains, l’abbé Boudet !

J. : Pouvez-vous être plus précis et démontrer cette évidence des symboles alchimiques, accommodés par l’abbé Saunière dans son église de Rennes le Château ?

L.G. : La démonstration est simple et pour cela il n’est même pas nécessaire de pénétrer dans l’église. Le porche lui-même est suffisamment expressif. Rappelons d’abord que l’alchimiste œuvre sur les quatre éléments. Chacun d’eux est symbolisé, dans l’ancienne nomenclature chimique avant 1813, par un triangle. Sur le porche nous voyons un grand triangle le sommet dirigé vers le haut qui n’est autre que celui de L’ELEMENT FEU. Pour préciser le sens les plaques de céramiques qui le constitue sont de couleur jaune avec des involutées qui soulignent l’analogie avec les flammes. Précisons que l’alchimie est appelée PHILOSOPHIE PAR LE FEU, ce qui est une belle démonstration du sujet abordé dans la symbolique de l’église. Mais le plus important n’est pas là. A la base de ce triangle de céramique flamboyante nous avons deux gargouilles, les deux seules de l’édifice, dont on peut se demander ce qu’elles font là. De simples rigoles de pierre non ouvragés auraient pu suffire. L’une représente un homme irrévérencieux qui tire la LANGUE, l’autre un OISEAU. La lecture de ce rébus est évidente. Le sens symbolique de cet édifice repose non seulement sur l’alchimie des éléments mais aussi, et surtout, sur la LANGUE DES OISEAUX. Cette langue se réfère à la phonétique, aux anagrammes, aux inversions et étymologies approximatives issues du grec ou du latin. C’est la raison pour laquelle elle est aussi appelée langue du cheval ou cabale. Le terme de cheval sous-entend « cheval de somme ». Animal qui porte LA SOMME… DES CONNAISSANCES. Et les connaissances transmises dans cette église dépassent ce que l’imagination sait concocter de mieux.

J. : Pourriez-vous expliquer ce qu’est l’alchimie ?

L.G. : Auriez-vous l’intention de me faire écrire un quatrième livre ? Evidemment je plaisante ! Mais le sujet est si vaste qu’il nécessiterait la rédaction d’un ouvrage. Expliquer ce qu’est l’alchimie est une chose, mais rectifier les idées erronées à son propos, et il en circule des tonnes, en est une autre. Les deux réunies font un Himalaya de rectifications ! Je vais malgré tout tenter de vous répondre sans trop flirter avec le succinct.

L’alchimie œuvre fondamentalement avec les phénomènes vitaux, avec la vie. C’est pour cela qu’elle est d’abord médecine. Elle n’est donc pas une métallurgie et encore moins de la chimie, même si en arabe le mot alchimie signifie « la chimie » avec une connotation sacrée dont nos scientifique n’ont cure. C’est art s’appelle en effet « art sacerdotal », ce qui le relie aux racines de la spiritualité, et plus particulièrement du christianisme, indépendamment de toute sphère ecclésiale.

Quand on évoque la vie on a tendance à considérer la nature avec les champs, les fleurs et les forets avec les animaux qui la peuple et puis, évidemment, l’humanité qui la cultive. La vie est incontestablement cela mais n’est pas que cela. C’est une sorte d’énergie qui est à l’origine d’un courant de pensée qui eut ses beaux jours à la faculté de médecine de Montpellier. C’est le vitalisme dont le représentant, sur le plan national, fut le brillant professeur Bartez au caractère exécrable ! Mais cela n’entrave pas sa valeur et sa statue trône, avec celle du professeur Lapeyronnie à la porte de la faculté de Médecine. Pour les vitalistes les phénomènes biochimiques trouvent leur moteur dans une énergie vitale qui les animent et les entretiens. « L’énergie » VIE dynamise la matière biologique.

Somme toute cette particularité pourrait rester une sorte de querelle de chapelle entre la physiologie moderne inaugurée par Claude Bernard et les anciens friands du concept phlogistique dépassée. Tout cela change si je dis que, pour l’alchimiste, la vie dépasse spatialement notre biosphère terrestre. Elle enveloppe notre système solaire, elle lui est intimement liée. C’est cette particularité qui a donné naissance à l’astrologie car les astres, chacun à leur manière, sont des donneurs de vie.

Cette correspondance avec ce que l’on appelait l’astrologie judiciaire (jugement de Dieu annoncé par les astres) s’inscrit dans une tradition très ancienne liée à la vie. Cette fois il ne s’agit plus uniquement de la vie biologique mais de la vie événementielle. Que les choses soit claires : Il n’y a qu’une vie inscrite dans l’espace organique en même temps que dans le temps à l’origine de l’histoire d’un individu ou d’une société ou même d’une planète. L’une est inséparable de l’autre, l’une est le reflet de l’autre. L’astrologie est née du concept vitaliste de l’alchimie que les adeptes cherchaient à mieux comprendre. La biologie spatio-temporelle reste à redécouvrir depuis que l’astrologie s’est séparée de l’alchimie. La vie est une pulsion basale organique en même temps qu’un océan de causes.

La thérapie ne saurait procéder de l’astrologie. Je pourrais faire une analogie grossière en comparant l’astrologie à l’écran d’un ordinateur qui traduit en image ce que lui dicte l’unité centrale analogue à l’alchimie.

Seule l’alchimie, ou la carte mère et le processeur de notre ordinateur, permet d’agir, de guérir, et non l’image qui est sur l’écran. Réaliser des travaux sur une image, tel certain astrologues actuels, est sans aucune répercutions sur la réalité. Seule l’unité centrale est capable de rectifier l’image qui est sur l’écran de l’ordinateur et donc d’élaborer un autre ciel à son patient ! Paracelse parle de « transplantation » ou soustraction de l’effet nocif d’une planète :

« On ne peut forcer le ciel, dit Paracelse, mais il est possible à l’Art (alchimie) de faire un autre ciel à l’homme dans ses maladies ; les arcanes (les secrets alchimiques) existent à cet effet. C’est pourquoi les Arcanes sont un ciel puissant dans la main du médecin. L’autre médicament consiste à libérer l’homme de la sphère et de la puissance de Saturne. Cela s’accomplit par la transplantation de l’homme ; on doit le soustraire à une planète et le soumettre à une autre.»

Vaincre le déterminisme, traduit dans un thème astrologique, à l’aide des remèdes alchimiques, telle est l’idée de Paracelse qui n’est qu’une conséquence logique de la multi dimension du phénomène vital. Guérir une maladie par l’alchimie c’est rectifier un destin, lui extirper une « maladie » existentielle. En qualité d’alchimiste Paracelse ne pouvait penser autrement. Je le répète : un thème astrologique est une image analogique dont le code secret d’interprétation est dans le laboratoire de l’alchimiste, dans cette énergie vitale avec laquelle il œuvre pour fabriquer sa pierre philosophale qui transmute autant les vies que les métaux, ce qui rend négligeable, et même méprisable, la dimension métallo génétique de la transmutation.

Au plaisir de vous retrouver à travers histoire des mystérieux et puissants CORBEAUX qui sont au cœur de l’énigme de Rennes le château.

BÉRANGER SAUNIÈRE CURÉ ALCHIMISTE

rennes-le-chateauBéranger Saunière? Quel curé de campagne !

Bon vivant, un pactole à ses pieds et trousseur de sa servante et à l’occasion, de la cantatrice du moment… Un épouvantail pour grenouille de bénitiers, bigots et intégristes.  Une salissure incontestable, mais incompréhensible, dans ce paysage religieux du XIXe siècle. Avait-il un esprit si affûté qu’il connaissait les dessous secrets de la religion, et ses dérives, au point de la moquer ?

Depuis près d’un siècle il en a fait couler des fleuves d’encre de toutes les couleurs et les pages des brochures et livres écrits à son sujet s’accumulent. Un Himalaya ! N’en doutez pas, le mont sur laquelle est perché son village de Rennes le Château à son équivalent en tonnes de papier.

En ce lieu, ou le mystère vous fait la nique, tout le monde observe et s’observe, tout le monde s’exprime tant bien que mal. En haut sur le piton il y a du monde au balcon pour crier « j’ai raison ! » ou « eurêka j’ai trouvé… » Aussi les librairies ne manquent pas pour vendre les chefs-d’œuvre du moment. C’est un vrai théâtre de boulevard qui fait chaud au cœur. Diantre ! Nous ne sommes pas dans le midi pour rien !

La température du lieu varie en fonction des évènements, tantôt en ébullitions quand parait le livre mythique Da Vinci code et tantôt c’est l’explosion lorsque Bugarach, tout à côté est intronisé, par une bande de cinglés, haut lieu de la fin du monde. Et puis la pression retombe, tout se dégonfle, tout le monde souffle et tout le monde cherche encore sans discontinuer tandis qu’afflue du monde entier des bus bourrés de touristes en mal de mystères.

Je ne me place pas en marge des barjos car pour chercher il faut être passionné et la passion est un grain de folie. Qu’elle s’adresse à une femme ou à une feuille de papier elle reste analogue à une poussée  hormonale qui vous comble de bonheur mais vous rend aveugle.

A rennes-le-Château les chercheurs les plus assidus finissent souvent par devenir non-voyant par excès d’hormone, même si leur verve est toujours en action et ne se tarit jamais pour faire grandir, encore et encore, l’Himalaya de papier.

Le porche de l’église du village m’a toujours intrigué par son grand triangle de céramique en flammes jaunes reproduisant le symbole du feu dans l’ancienne nomenclature chimique qui est restée celle des alchimistes.

Gra4tEOUwKy2qR8AD8VFAA7UpgE@236x565Porche de l’église de Rennes le Château surmonté de son triangle de feu.

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Symbole des quatre éléments selon la nomenclature De l’ancienne chimie et de l’alchimie.Le triangle du feu se superpose auTriangle jaune qui orne la toiture du porche.

 

Évidemment cette seule particularité pourtant criarde, ne saurait permettre d’affirmer que notre curé fut alchimiste. Disons que cela m’a mis la puce à l’oreille sans pour cela trouver un fait significatif, un fait incontestable.

J’ai donc attendu béatement, car je ne suis pas pressé, jusqu’au jour ou j’ai visité le petit musée, attenant à l’église, endroit quelque peu désert contenant des écrits, considérés sans grande valeur, de notre curé richissime. Il faut dire que dans ce village très particulier les textes originaux ou les objets significatifs sont soustrait du lieu par crainte qu’un hurluberlu plus intelligent que les autres découvre, grâce à eux, une piste du trésor. Alors on élimine jusqu’à transformer ce lieu payant en une visite saharienne pour gogos. C’est l’un des charmes du lieu ou personne ne cherche mais où tout le monde est à l’affut.

XBYLL8-gA9JJKBnA2esF9qJF1pc@500x375La page du cahier de Béranger Saunière. On peut voir sa signature sous UNIVER SEL. 

En quittant cet étrange musée ma nuque se mit à vibrer. Signe qui m’est coutumier quand se présente quelque chose d’intéressant. Je ne levais pas la patte comme un chien à l’arrêt ou intéressé par la bas d’un lampadaire. Non. Je m’immobilisais, au garde-à-vous, comme tétanisé, devant une vitrine qui pouvait paraître sans grand intérêt puisque notre curé désœuvré s’était apparemment amusé à griffonner n’importe quoi sur deux pages d’un grand cahier comportant cependant la signature de notre abbé comme gage d’authenticité.

u_niLe mot « univer sel » avec la signature de Saunière qui confirme que cette « faute » est revendiquée.

Sur la page de gauche notre ecclésiastique s’était appliqué à parfaire ses pleins et ses déliés. A la plume d’oie il avait calligraphié, en gros caractères, le mot UNIVERSEL. Ce qui m’intrigua c’était la forme inusitée en deux mots distincts : « UNIVER » suivi plus loin de « SEL ».

Le mot SEL est manifestement  mis en évidence par cette curieuse scission du mot UNIVERSEL. Chacun sait que le « sel[1] » est l’ingrédient le plus important de la pratique alchimique et de sa fameuse triade alchimique : soufre + mercure + sel, qui n’est pas sans rapport avec les fameux trois points des Francs Maçons. Comprenez donc pourquoi je remis sur le tapis l’interrogation suivant : Béranger Saunière était-il alchimiste ? Et la page de droite alla dans ce sens.

Elle était ornée d’une grande fleur de lys noire (qui ne connait l’œuvre au noir des alchimistes ?) aux contours doublés d’un trait fin ; tandis que de son sommet une ligne verticale s’élevait pour aboutit à une étoile à six branches ou sceau de Salomon qui n’est autre, dans la nomenclature alchimique, que le symbole de la pierre philosophale. Ce n’était pas banal, et là je ne pouvais fermer les yeux.

fleur de lysLa fleur de lys noire surmontée d’une étoile symbole de la pierre philosophale.

Généralement cette étoile à six branches n’est pas retenue comme significative en qualité de symbole alchimique car le sceau de Salomon est l’étoile des juifs, celle que les Nazis de la guerre de 39-45 faisaient coudre sur les vêtements des hébreux pour les reconnaitre et puis hélas les anéantir dans la cruauté la plus atroce.

Une chose est incontestable : La fleur de lys est, en notre pays, Le symbole royal. Et tout le monde sait que notre turbulent curé était royaliste. Il manifestait son opinion tambour battant jusques en  chaire, ce qui lui valut d’être exilé, un temps, au séminaire de Narbonne.

Cette fleur n’est-elle que la manifestation de son choix politique ? Peut-être, mais alors, pourquoi la couleur noire et son lien avec l’étoile qui est au-dessus, comme si l’un était lié à l’autre, si ce n’est pour affirmer la dimension alchimique de son dessein ?

Comment ne pas faire le lien avec ce vitrail alchimique qui se trouvait près de la sacristie de l’ancienne église Saint-Jean à Rouen.

« Ce vitrail figurait, nous dit Fulcanelli en son Mystère des cathédrales (les éditions étant multiple et paginées différemment… voir l’index à « Etoile et conception »), la conception de saint Romain.

Son père, Benoit, conseiller de Clotaire II, et sa mère Félicité, étaient couchés dans un lit,  entièrement nus, selon l’usage qui dura jusqu’au milieu du XVIe siècle. La conception étant figurée par une étoile qui brillait sur la couverture en contact avec le ventre de la femme… »

Il existe une voie alchimique, chère à Irénée Philalèthe et à Isaac Newton, qui fut pratiquée par Fulcanelli et qui est décrite abondement dans ses ouvrages Le mystère des Cathédrales et Les demeures philosophales, c’est la voie dite du régule étoilé. Le régule c’est l’étoile Regulus de la constellation du Lion. C’est l’une des quatre « étoiles royales » des Perses, il y a environ 5 000 ans, et qui  constitue aujourd’hui avec Arcturus  (constellation du Bouvier) et Spica (constellation de la Vierge) le triangle du printemps. Et chacun sait que le printemps est la date favorite des alchimistes pour commencer leurs travaux.

Régule, Régulus… c’est toujours le petit roi, qui ne saurait être mieux représenté par une fleur de lys (seule, les multiples fleurs de lys sont pour le blason du roi). Quant à l’étoile conduisant à la pierre philosophale, et qui se manifeste à la surface du creuset, et donc au dessus de l’enfant roi (voir la citation précédente de la naissance de Saint Romain), elle ne saurait être mieux représentée par le sceau de Salomon symbole de la pierre philosophale.

Cela m’a semblé des plus évident car notre curé, frais émoulu du séminaire, fut vicaire à Alet les bains, cet ancien évêché dont le curé, son supérieur, n’était autre qu’un érudit : l’abbé Lasserre lequel fut informé de bien des mystères, comme le montre sa brochure sur Notre-Dame de Marceille. Évidemment les archives de l’ancien évêché ne lui furent pas étrangères.

Cet ancien évêché s’enorgueilli d’avoir eu à sa tête Mgr Nicolas Pavillon, ami de l’alchimiste Vincent Depaul (sic) dont on peut admirer les ostensoirs très particuliers. En effet leur habitacle recevant l’hostie n’est pas circulaire, comme à l’accoutumée, mais en forme d’hexagramme inscrivant un sceau de Salomon. Faut-il s’étonner si les vitraux de la cathédrale saint André sont en forme de sceau de Salomon ?

Mh1i10bLjP0UL_ngT2VQVo6IgZ4@500x375Vitrail, en étoile, de l’église saint André, ancienne cathédrale de Mgr Nicolas Pavillon, d’Alet-les-bains.

Cette étoile est omniprésente dans le Razès on la trouve aussi bien sculptée sur un avant solier d’une maison d’Alet-les-bain, à une centaine de mètres de la cathédrale, que dans l’église saint Martin de Limoux ou les vitraux sont aussi en forme d’étoile à six branches.

 

tHsPoX7vHUwRAd1JAMDmzeM1GDQ@500x375Sceau de Salomon sur l’avant-solier d’une maison d’Alet-les-bains.

 A103ICD72bJYbU0kjUe8SwQWsyg@412x476Blason d’un évêque alchimiste à Limoux (église saint Martin) Soleil, lune et les trois corps dans le creuset.

Evidemment là encore les historiens peuvent rétorques qu’il s’agit de là mise en évidence des racines judéo-chrétiennes de l’Eglise. Cette opinion étant battue en brèche par les égyptologues qui affirment que nous somme égypto-chrétiens. Béranger Saunière le savait-il ? Les vieilles habitudes encroutent, et tuent, tous ceux qui ne remettent jamais en cause les axiomes…

Malgré ces correspondances troublantes, il manquait encore un élément flagrant pour confirmer que notre curé était alchimiste.

Et cet élément je l’ai trouvé sous le porche de l’église. En fait il fallait s’y attendre si le beau triangle flamboyant avait, très réellement, un sens alchimique en signalant que l’église était la demeure d’un philosophe par le feu (nom donné aux alchimistes car leur feu est particulier et généralement tenu secret) il se devait donc d’y avoir, à cet endroit, des renseignements supplémentaires.

ZIkjlDmikaU0Wc0oQvVXRWiHSRE@500x375Clé de voûte de la porte de l’église de Rennes le Château. Elle porte le blason du pape Léon XIII avec sa devise Lumen in cœlo, lumière dans le ciel.

L’anomalie qui se présente ici c’est la présence du blason d’un pape particulier alors qu’il devrait y avoir les armes génériques de la fonction, comme dans la cathédrale de Narbonne, ou se trouve uniquement la tiare et les clés de saint Pierre. Il est vrai que Léon XIII était membre de l’Académie des Arcade qui fleurait l’alchimie… Dans ce cas le blason est en adéquation avec le triangle de feu. Encore un clin d’œil ?

La présence de la devise, qui n’a aucune raison d’être là si ce n’est pour spécifier quelque chose de précis, est vraiment mise en évidence. En d’autre terme elle est une clé (comme la clé de voute qui la supporte) pour saisir le message de notre curé.

Je n’avais pas appréhendé complètement le sens de ces quelques mots latins jusqu’au jour où, en parcourant un petit ouvrage de l’alchimiste Grillot de Givry (1874-1929), je lu ce passage sur le feu alchimique, de son Grand Œuvre :

« Il est l’influx astral, l’éclair cœligène jaillissant de la nue sur l’athanor. » p. 26, Editions Traditionnelles, 1978.

L’athanor c’est le « fourneau » des alchimistes. Dans ce « fourneau » la pierre philosophale est en préparation. Mais le plus important n’est pas là. C’est cet « influx astral, cet éclair coeligène qui jaillit de la nue ». C’est le feu secret, et sacré, imagé  par le grand triangle jaune du porche qui pointe vers les cieux… LUMEN IN CŒLO  se superpose exactement à l’éclair cœligène (éclair généré par le ciel). Est-il nécessaire de poursuivre ?

u_niCahier de Béranger Saunière représentant « l’éclair cœligène » descendant des nues universelles vers l’enfant royal représenté par la fleur de lys. Cette descente de l’esprit astral se superpose au triangle de feu jaune qui orne le porche de l’église.

L’inscription qui court sur le cintre, au-dessus de la porte, confirme ce que dit le blason, en clé de voûte:

« Hic domus Deil est et porta coeli. », ici est la maison de Dieu et la porte du ciel.

Cette porte est, comme nous venons de le voir, une porte que « l’éclair cœligène » permet d’ouvrir pour entrer dans la maison de dieu. Nous avons là toute la transcendance de l’alchimie. C’est entrer dans le sacré, dans la maison de Dieu. Ceux qui ne sont pas prêts, et tripatouillent au laboratoire, ne peuvent que rencontrer le diable derrière la porte que l’on ne peut vaincre que par le signe de croix, c’est-à-dire le creuset[2]… Belle leçon de Béranger qui, à n’en pas douter, fraternisait avec l’athanor.

Y a-t-il de l’or ? Peut être bien que oui, peut-être bien que non ! mais quand est découverte la puissance astrale l’or pâlit, s’estompe et disparaît, au profit de la bonté et de la vérité.

Avec toute mon amitié.

 

[1] Le sel alchimique n’est par le chlorure de sodium utilisé pour la cuisine. La seule analogie avec le contenu d’une salière est la couleur blanche de la substance cristallisée.

[2] Le mot creuset provient de croix car dans la basse latinité, crucibulum, creuset, a pour racine crux, crucis, croix.

 

 

 

ÉSOTÉRISME ET ESBROUFE

gurdjieff

Georges Gurdjieff fut un « petit maitre » du siècle dernier. Ce qualificatif de « petit maitre » lui fut donné, en 1980, par l’un de mes instructeurs tibétain, quand je m’interrogeais sur cet étrange personnage. Sa « petitesse », m’a-t-il affirmé en souriant, provient de sa manière d’enseigner quelque peu décousue et surréaliste, telle que la traduite son fervent disciple le crédule Ouspensky en son fameux ouvrage Fragment d’un enseignement inconnu. (Editions Stock)

Ouvrage décousue et compliquée alors que tout enseignement sérieux de l’ésotérisme se doit d’être simple.

Vous avez là la raison pour laquelle je m’insurge périodiquement contre les aréopages de certaines écoles qui « recrutent » de fin lettrés en laissant tomber le terreau nutritif des simples au cœur pur. L’érudit qui ne jongle pas avec la rhétorique de l’expression verbale ou écrite est accueilli à bras ouverts, alors que ce verbiage savant est souvent géniteur d’esbroufe. Je parle là de certaines écoles issues de l’enseignement de l’Adepte Fulcanelli dont j’ai eu maille à partir sans pour cela pleurer si ce n’est sur la misère de ceux qui s’arrogent un pouvoir qu’il n’ont pas. L’absolu est justice fort heureusement…

Ce vulgum pecus ignare je l’ai été. Ce jeune désorienté que je fus dans la plus totale sincérité et convaincu de la noblesse des concepts alchimiques fut superbement méprisé par Eugène Canseliet.

Non je ne règle pas mes comptes (j’aurais disposé de trente ans pour le faire avant 2014). Si j’en parle actuellement c’est parce que chacun peut constater que cet état d’esprit détestable, proche de ce culte idiot du secret, perdure au sein de « l’honorable » fraternité !

Pour preuve de nos échanges épistolaire, l’enveloppe de lettre, reproduite ici, miraculeusement épargnée malgré les déménagements ou d’aucun reconnaitrons l’écriture de celui que l’on appelait le maitre de Savigny.

Pensez ce que vous voulez de Roger Caro, insurgez vous sur son alchimie mais je lui dois de m’avoir accueilli dans la plus grande simplicité et bonté. J’ai donc vite fait la différence quant à la valeur intrinsèque des alchimistes en question.

A cette époque, le trentenaire que j’étais avait un besoin viscéral d’établir un dialogue avec la Grande Dame génitrice de toute vie. Roger Caro m’a ouvert la porte du sanctuaire dans la plus grande simplicité, ce qui n’a pas exclu, de ma part, un travail personnel accompagné de la plus grande bienveillance.

 « En rien dit tout » disaient les vieux maitres. C’est vers le « rien » que « tout » évolue et non autour des centres culturels nombril du monde. Oui, un individu inculte peut receler un vrai trésor… Qui cherche ce trésor dans l’actuel milieu, souvent guindé, de l’ésotérisme lequel se dit gardien des valeurs spirituelles de l’humanité ?

Le costard, orné d’un tablier d’une écharpe et d’un sautoir, dans lequel se présentent les adeptes dans leurs temples n’habille généralement qu’un mirage.

Certains m’ont sortie des inepties, sous forme de sentence, telle que : « Celui qui doit rencontrer un formateur le rencontrera » ou « Quand le temple est prêt le maître apparait » et d’ajouter plein d’emphase : « le hasard n’existe pas ». Parbleu oui le hasard n’existe pas mais la bêtise elle existe !

La grande majorité des ésotéristes actuels sont en réalité gardiens d’un prés-carré réservé aux cultivés « universitaires », ou à tout ce qui y ressemble, dans l’espoir de récolter, peut-être, quelque crédibilité ou de former une « élite » pour honorer leur philosophie ou peut-être leur propre gloriole. Allons, soyons réaliste Finis gloria mundi, mettons fin à la gloire de notre petit monde.

Je dois tout de même exclure de ce détestable état d’esprit l’alchimiste René Alleau, dont la discrétion est autant significative que sa participation à des ouvrages de vulgarisation qui montrent son attachement au vulgum pecus, prenant ainsi, en toute discrétion, le contrepied de ses contemporains les plus illustres et néanmoins amis, adeptes de l’intelligentsia et du secret. Son livre Aspect de l’alchimie traditionnelle est un trésor qui complète, notamment en insistant sur la nécessité de « l’éveil » de tout alchimiste, le message de son maître Fulcanelli. Message qu’a fort bien compris et développé le couple Schvaller de Lubicz, amis de Fulcanelli, et plus particulièrement Isha avec des ouvrages fondamentaux que sont : Her-bak « pois chiche », Her-bak « disciple », La lumière du chemin et L’ouverture du chemin.

Non je ne vois pas de l’esbroufe partout mais chez Gurdjieff c’était devenu une science lucrative qui influença grandement certains penseurs du XXe siècle comme Louis Pauwels avec son livre, coécrit avec Jacques Bergier : Le matin des magiciens. (Gallimard, 1960) Fort bien rédigé, ce marécage de surréalisme eut tout de même de grandes qualités comme celle de faire connaitre Fulcanelli et d’en éveiller plusieurs à une autre perception du monde.

C’est cela l’influence d’un « petit » maître : une belle chose entachée d’incertitudes qui ne dit pas ou le disciple doit mettre les pieds.

Évidemment je vais vous entretenir de l’une de ses belles choses, si fondamentale, pour accéder à la spiritualité. Je l’ai extraite au hasard de ce fouillis qu’est ce livre singulier d’Ouspensky, cité précédemment. Et là on ne peut que constater combien un « petit maitre » ne met pas l’accent sur la bonne lettre qui de ce fait passe inaperçue.

Malheureusement, et pour « vendre » une formation par groupes de plusieurs individus, il diverge vers des spéculations syncrétiques qui dissimulent mal le fait qu’a contrario une formation réelle ne peut qu’être essentiellement solitaire sous les conseils d’un guide attentionné. Mais laissons cela et séparons le bon grain de l’ivraie.

Les questions que l’on se pose, dit Gurdjieff, se rapportent aux Évangiles et plus particulièrement du sens des paraboles… (En ce sens notre « petit maître » est au cœur du sujet qui caractérise certains passages du chapitre onze du recueil d’Ouspensky.)

gurdjieffC’est ainsi que notre bretteur de l’occultisme propose de lire un passage de l’évangile. Constatons que notre adepte Soufi anti dogmatique, spirite à ses heures, propose une telle lecture à ses disciples abonnés. Il est vrai que malgré ces mélanges indigestes notre homme propose un christianisme ésotérique de son eau… dans laquelle il noie allègrement le poisson.

C’est ce poisson que j’ai voulu pécher car il montre que notre homme pratiquait fort habilement une simagrée d’informations. Que les adeptes inconditionnels de l’ennéagramme[1], que notre bateleur a jeté en pâture aux crédules, veuillent me pardonner mon outrecuidance ou mon lèse-majesté.

Gurdjieff analyse le texte bien connu de l’Evangile de Jean (XII, 24) :

« Si le grain ne meurt après qu’on la jeté en terre, il demeure seul ; mais s’il meurt il porte beaucoup de fruits »

Ce texte a de multiples significations.

En alchimie il s’agit de la décomposition (mort et putréfaction) de la matière (œuvre au noir) et donc sa décomposition afin d’en laisser se manifester la vitalité qui pourra se multiplier et transformer la matière en pierre philosophale.

Cependant le principe qu’il renferme s’applique pleinement à l’homme et donc à l’alchimie interne (à l’homme) indispensable aux adeptes qui côtoient nécessairement l’esprit lors des manipulations au laboratoire. De ce fait l’alchimie au laboratoire est plus spirituelles que l’alchimie à l’oratoire ce que beaucoup de manipulateurs et de spirituels ne mesurent pas. C’est donc un art sacré… Un art sacerdotal. Et cela quelle que soit la religion, ou la philosophie, de l’opérateur. En ce sens l’alchimie est puissamment œcuménique, d’un œcuménisme non bavard évidemment !

Gurdjieff cite ensuite des aphorismes d’un livre qui est probablement le fruit de son imagination car tous les « initié » en saisissent l’évidence. Les voici :

« L’homme peut naître, mais pour naître il doit d’abord mourir, et pour mourir il doit d’abord s’éveiller. »

« Lorsque l’homme s’éveille, il peut mourir ; lorsqu’il meurt, il peut naître. »

Ces deux aphorismes sont une véritable clé de l’évolution des êtres que tout prétendant à la connaissance de l’ésotérisme et à la vie spirituelle ne saurait ignorer. Tous ceux qui pratiquent l’alchimie interne en saisiront l’importance, leur connaissance est incontournable, comme l’on dit maintenant. C’est là que Gurdjieff aurait du insister sur le plan pratique.

Il précise avec justesse:

Nous devons comprendre ce que cela signifie.

« S’éveiller », « mourir », « naitre » sont trois stades successifs.

J’ajouterais qu’il est impossible de s’éveiller sans « mourir » et que « l’éveil » est la face cachée de la mort, de la mort du « vieil homme » évidemment…

Que les philosophes et spiritualistes se calment, il ne s’agir pas d’une vue de l’esprit  mais d’un long chemin résumé en trois mots qui ne sont autre que la véritable triade alchimique et maçonnique… Le même esprit éveille l’être et la matière. En cela inutile de disserter à moins de vouloir perdre son temps.

En résumé je prie les spéculateurs de modérer leurs envolées lyriques car il y a du pain sur la planche puisque, comme vous le savez, les belles phrases nous flattent l’ego mais ne nous font pas avancer.

Revenons à notre génial marchand de tapis que fut Gurdjieff.

Au lieu de dire que l’éveil transforme profondément et irréversiblement l’être et donc le fait mourir à son ancienne condition, que cette mort étant une véritable renaissance, voici son discours qui étouffe le vulgum pecus :

« Si vous étudiez les Evangiles, avec attention, vous verrez qu’il y est souvent question de la possibilité de « naitre », mais les textes ne parlent pas moins de la nécessité de « mourir », et ils parlent très souvent de la nécessité de s’éveiller : « Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l’heure… ».

Mais ces trois possibilités : s’éveiller (ou ne pas dormir), mourir, et naître, ne sont pas mises en rapport l’une avec l’autre. Là est cependant toute la question. Si un homme meurt sans être éveillé, il ne peut pas naître. Si un homme naît sans être mort, il peut devenir « une chose immortelle ». Ainsi le fait de ne pas être « mort » empêche un homme de « naître » ; et le fait de ne pas s’être éveillé l’empêche de « mourir » ; et serait-il né avant d’être « mort », ce fait l’empêcherait d’ « être ».

Certes, tous ceux qui sont sur le chemin comprennent le sens profond de ce jeu verbal. Mais qu’en est-il du vulgum pecus ?

Gurdjieff finit tout de même par être plus clair :

« Naître  n’est qu’un mot  pour désigner le commencement de la formation de l’individu, le commencement de l’apparition d’un « Moi » indivisible. »

Ce que Gurdjieff ne dit pas c’est que ce « Moi » Indivisible n’a plus aucun rapport avec l’ancien moi ou petit moi. Sa dimension est la réalisation d’une véritable communion avec le « Moi » universel, c’est-à-dire l’accord avec tout ce qui vit. Les Orientaux parlent de tchen jen ou homme véritable.

Cette dimension est bien située par René Alleau dans son livre Aspect de l’alchimie traditionnelle, montrant par là que tout alchimiste digne de ce nom doit acquérir ce nouveau « Moi » universel. D’où les jeux cabalistique Univer-sel, c’est-à-dire l’union, ou « scel » (du Moi), avec l’univers… Disons en passant que l’abbé Bérenger Saunière, curé de Rennes le Château, a fort bien exprimé cet « Univer sel » alors que tout le microcosme, des chercheurs et allumés, se chamaille pour défendre son camp. Soit celui des « pour » ou celui des « contre » de la qualité d’adepte de notre célèbre curé.

Enfin Gurdjieff se fait plus explicite :

« Mais avant tout l’homme doit mourir ; cela veut dire qu’il doit se libérer d’une multitude de petits attachements et d’identifications qui le maintiennent dans la situation où il se trouve actuellement. Dans sa vie il est attaché à tout, attaché à son imagination, attaché à sa stupidité, attaché même à ses souffrances. Il doit se libérer de ces attachements. L’attachement aux choses, l’identification aux choses, maintiennent vivants dans l’homme un millier de « moi » inutiles.

Ces « moi » doivent mourir pour que le grand MOI puisse naître »

Le célèbre coach donne ensuite des clés théoriques pour tenter de se débarrasser de nos petits « moi ». C’est ressentir, dit-il, son insignifiance. Il est vrai que cela est impossible pour beaucoup tant les petits  « moi » sont multiples, bavards et vaniteux :

« Mais comment pouvons-nous être amenés à mourir ? Nos petits moi ne veulent pas mourir ! C’est ici que la possibilité de s’éveiller vient en aide.

S’éveiller signifie réaliser sa propre nullité, c’est-à-dire réaliser sa propre mécanicité, complète et absolu, et sa propre impuissance, non moins complète, non moins absolue.

Mais il ne suffit pas de le comprendre philosophiquement, avec des mots. Il faut le comprendre avec des faits simples, clairs, concrets, avec des faits qui nous concernent.

Lorsqu’un homme commence à se connaître un peu, il voit des choses en lui-même bien des choses qui ne peuvent pas ne pas l’horrifier. Tant qu’un homme ne se fait pas horreur, il ne sait rien sur lui-même.

Tel est le premier aboutissement qui devient le moteur d’une réforme profonde et nécessaire. Cependant il est bien évident que se faire horreur ne saurait être le substrat pathologique d’une manière de vivre et de se développer. C’est une étape salubre et indispensable pour aborder dans de bonnes conditions le changement de la pensée, et conséquemment de la manière de vivre, que les Evangiles appellent Métanoïa :

« Un homme a vu en lui-même quelque chose qui l’horrifie. Il décide de s’en débarrasser, de s’en purger, d’en finir. Quelques efforts qu’il face cependant, il sent qu’il ne peut pas, que tout demeure comme auparavant. C’est là qu’il verra son impuissance, sa misère et sa nullité ; ou encore, lorsqu’il commence à se connaître lui-même, un homme voit qu’il ne possède rien, c’est-à-dire que tout ce qu’il a regardé comme étant à lui, ses idées, ses pensées, ses convictions, ses habitudes, même ses fautes et ses vices, rien de tout cela n’est à lui : tout a été pris n’importe où, tout a été copié tel quel. L’homme qui sent cela peut sentir sa nullité. Et en sentant sa nullité, un home se verra tel qu’il est en réalité, non pas pour une seconde, non pas pour un moment, mais constamment, et il ne l’oubliera jamais.

Pour finir notre « petit maître » parvient à expliquer ce qu’est la mort dont il parle et livre la théorie du concept :

« Cette conscience  continuelle de sa nullité et de sa misère donne finalement le courage de « mourir », c’est-à-dire non pas simplement dans son mental, ou en théorie, mais de mourir en fait, et de renoncer positivement et pour toujours à tous ses aspect de lui-même qui ne présentent aucune utilité du point de vue de la croissance intérieure, ou qui s’y opposent. Ces aspects sont avant tout « Faux Moi ».

Voila de belles choses dites par notre marchand de tapis. Et ses choses sont vraies. Si l’auteur a suivi cette route de la renaissance, il se contente d’en parler fort bien mais ne livre pas la manière de procéder. Les élèves sont ainsi confrontés à une recherche qui ne peut qu’aboutir à une psychothérapie. C’est là qu’est l’esbroufe. La séduisante théorie est exposée, et on reste en admiration devant la théorie car point de clé pour la concrétiser. Mieux encore un piège. En effet nul ne saurait transformer PROFONDÉMENT ET DÉFINITIVEMENT sa manière d’être par ses propres réflexions et « prises de conscience ». Ce que Gurdjieff ne dit pas c’est que nous somme piégés par notre intellect. Et le fait de proposer d’utiliser l’intellect pour transformer l’intellect est une utopie.

Ceux qui sont sur ce chemin savent qu’il faut passer par le corps.

C’est pour avoir exposé des concepts vrais et séduisant, à un Occident avide de merveilleux et de pensées profondes, sans fournir la solution pour les concrétise, que notre « petit maître » se pose en roi de l’esbroufe.

Il est vrai que nous sommes tellement endormis que notre marchand de tapis a eu la tache facile, ce qui lui a permis d’être le premier coach de l’ésotérisme et de se remplir les poches.

 

Avec toute mon amitié.

 

RENNES LE CHATEAU L’esprit de Brénac, trésor de Saunière

Etre chercheur de trésor se conçoit aisément tant les mystères qui nous entourent et nous constituent sont de grands et immenses trésors. Ces trésors ne peuvent, si nous ne sommes pas trop obtus, que nous passionner. Nous sommes aussi bougrement intéressés par la chasse aux lingots d’or parce que nous ne sommes pas riches (si vous l’êtes la suite ne vous concerne pas !).

Dans notre monde de crapules les politiques et les financiers sont au balcon pour nous rendre la vie dure non seulement en nous délestant de notre patrimoine personnel (la demeure campagnarde de mes grands-parents du Razès, habitée par mes rêves d’enfant, appartient maintenant à une famille allemande) mais surtout parce qu’ils détournent habilement le flux monétaire, secrètement amassé dans des caves anonymes dont ils ont les clés.

Bon, voilà c’était ma petite crise introductive dédiée aux lingotières de la banque de France !

 Je ne m’attarderais pas sur ceux qui croient être les maîtres du monde alors qu’ils sont incapables d’allonger leur vie d’un iota. Pourtant leur impulsion meurtrière leur fait assassiner les trouveurs pour les remplacer par des chercheurs. L’affaire du biologiste Mirko Beljanski en est un bel exemple (voir le livre de son épouse Monique Beljanski : Mirko Beljanski Chronique d’une « fatwa » scientifique, édité chez Trédaniel en 2003).

L’avidité de richesse qui leur fait surveiller fiévreusement leur trésor, les rend prédateurs inconditionnels. Tout est bon à bouffer comme ces requins qui avalent les poubelles qui flottent dans le sillage des navires. Oui, ils sont tellement dominés qu’ils n’hésitent pas à tuer la poule aux œufs d’or et donc à s’autodétruire.

Cela caractérise l’époque-charnière de notre histoire. Elle est d’autant plus heureuse que le phénomène s’accentue et de plus en plus de « picsous » s’investissent bien malgré eux dans des œuvres philanthropiques. Nous assistons à l’émergence du pôle opposé des « antpicsou » dont les mouvements écologiques font partie ainsi que l’intérêt mondial suscité par le mystère de Rennes le Château. Les premiers veulent protéger notre terre et pensent à leurs enfants. Les seconds sont divisés en deux clans : les minables « picsous » qui se baladent avec une pelle et une pioche, et l’écrasante majorité des autres qui sentent que ce mystère repose sur une énigme en rapport direct avec les « erreurs » profondes des Églises et surtout en étroite harmonie avec les lois de « l’univer sel », comme l’écrit Béranger Saunière dans un de ses manuscrits et que j’ai signalé à la page 147 de mon livre Rennes le Château, les cartes des trésors, puis repris et interprété par Aline Ximénès dans son beau livre : Etude de la biographie de Béranger Saunière. Ce développement s’effectue dans son ouvrage qui étudie autant la dimension psychologique que spirituelle permettant de découvrir un nouveau visage de ce curé et de comprendre que l’alchimie a pu être son pôle d’intérêt.

BIOGRAPHIE ORIGINALE DE BERANGER SAUNIERE.

 Le ressentir particulier d’une autre dimension et du spirituel, qui, pour l’alchimiste siège en toute matière, ne manque pas d’attirer des sociétés dites sociétés initiatiques qui prennent conscience que leur substrat ésotérique demande à être relié aux sources, relié à la lumière.

Après avoir parlé d’une centaine manière de l’art d’Hermès au point de laisser dans l’expectative certains élèves de l’école de Fulcanelli et Canseliet, je puis ici, pour clore cette étude, aborder les fondements de l’alchimie en espérant que cessent certaines incompréhensions.

Pour illustrer ce substrat essentiel de l’alchimie le plafond peint de l’église de Brenac, non loin de Montazel (où naquit Béranger Saunière ), s’y prête à merveille tant les médaillons symboliques sont expressifs. J’ai déjà développé le sens alchimique de certains.

RENNES LE CHÂTEAU : LES 3 OISEAUX DE BRENAC 

RENNES LE CHÂTEAU : LES 2 VAISSEAUX DE BRENNAC

RENNES LE CHÂTEAU : LA CHAPELLE INITIATIQUE DE BRENNAC

 

Je vais maintenant poursuivre et terminer l’explication des images qui agrémentent ce plafond.

  Le sujet central de l’alchimie est l’énergie. Cependant la notion telle que la conçoit la physique actuelle est étrangère à l’idée qu’en a la philosophie alchimique. En effet, la force expérimentée par les alchimistes est encore insaisissable par les procédés expérimentaux des physiciens actuels. Et pourtant… ça tourne ! aurait dit un astronome célèbre.

Par ailleurs peut-on parler de « philosophie alchimique » ? Je ne crois pas puisque les concepts de l’alchimie découlent directement d’expérience et d’états intérieurs, plus exactement d’états spirituels. De ce fait l’appellation de « mystique expérimentale » comme le prône fort justement René Alleau (voir son livre Aspects de l’alchimie traditionnelle aux éditions de Minuit) me semble plus approprié.

Le médaillon suivant permet de mieux saisir ce que j’essaie de dire.

 bre04

Sortant des nuées célestes, la main et l’esprit ou lumière de Dieu

planent sur la création après avoir plané sur les eaux.

Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

 

Une main va se saisir d’un animal couché qui semble être un loup[1]. Autour de lui quatre volatiles. Les deux qui sont à droite regardent le loup. Alors que les deux qui sont à gauche regardent la main. Le triangle d’or rayonne sur tout avec une moindre intensité après avoir traversé les nuages.

Ici est exprimé clairement un conseil prodigué aux alchimistes : un ciel nuageux fait écran aux rayonnements, que pour l’instant j’appelle « rayonnement cosmique ».

Quant à l’interprétation religieuse elle semble exprimer la création faite par Dieu dès les premières pages de la Genèse :

C’est donc de la genèse qu’il nous faut partirpour constater que Dieu créa les oiseaux le cinquième jour avec les autres animaux tel le loup. Avec ces cinq animaux, c’est de ce cinquième jour qu’a voulu parler le peintre, cinquième jour qui correspond aux cinq doigts de la main. Cela ne saurait mieux désigner les manipulations.

 

Tous les alchimistes sont unanimes pour assimiler l’œuvre de l’alchimiste à la création de l’univers.

Entendons-nous bien, le travail au laboratoire est similaire à la création, mais il n’est pas identique, le mot comparable est plus approprié.

Donc, pas d’ambiguïtés : l’alchimiste ne cherche pas à s’introniser créateur comme Dieu, a être l’égal de Dieu lui-même. Donc prière aux psychologues qui sont en embuscade entre les cuisses de Freud de ne pas se précipiter pour vilipender des désirs d’érections immodérés (là ça chauffe !)

Certes, parmi ceux qui se disent alchimistes il en existe d’assez fous pour affirmer leur position de démiurge. Dans ce cas vous aurez compris que nous sommes aux portes de l’hôpital psychiatrique.

L’alchimiste va donc imiter l’œuvre de création de Dieu dans le modèle réduit que constitue le Grand Œuvre, ce qui n’a pas échappé à Serge Hutin :

« Le Grand Œuvre alchimique se trouve traditionnellement assimilé à l’organisation du chaos terrestre par la lumière divine : dans la cornue ou le creuset, l’adepte contemplerait donc – estime-t-il – ce qui s’est passé à l’origine même du présent cycle terrestre. Il ne s’agit pas là d’une simple formule symbolique, mais d’un processus concret, tangible, palpable : l’alchimiste se construit une sorte de véritable modèle réduit animé de la création, avec reproduction sur ce globe en miniature du jeu même des cycles solaires, lunaires et planétaires qui régissent la Terre. L’alchimiste Canseliet nous racontait ainsi comment, une nuit, il vit se reproduire sous ses yeux, en petit, tout le déroulement de l’éclipse de lune qui se produisait dans le même temps sur la voûte céleste.

Les alchimistes occidentaux n’ont pas manqué de faire un parallèle entre le déroulement du Grand Œuvre et les étapes successives du processus cosmogonique décrites dans la Genèse. » (Serge Hutin, Histoire de l’alchimie, p 45-46, Éditions Marabout ? Vervier Belgique 1971. Les parties soulignées le sont par moi-même)

Cette citation à elle seule pose les fondements de l’alchimie comme l’a bien illustré l’abbé Courtade au plafond de son église de Brénac.

Mais la réussite d’une pareille expérience ne saurait reposer seulement sur un mélange d’ingrédients. D’autre part il serait naïf de s’imaginer qu’il s’agit là d’une influence du psychisme de l’alchimiste sur la matière. Une histoire pareille est bonne pour faire briller les yeux des crédules qui ne cherchent qu’à titiller leur insatiable besoin de mystère. « Faite moi peur que je puisse me régaler » est leur devise !

Aujourd’hui la mode, chez les « allumés », est de se « shooter » à l’étrange et au surnaturel. Croyez-moi car je vois cette jouissance, à faciès de perdition, dans beaucoup d’yeux. À la moindre de mes causeries elle s’éveille et puis s’envole comme une sorcière sur son balai ! Je sais alors que les disciples d’Harry Potter ne pourront maîtriser leurs fascinations. Ainsi naissent des fantasmes, qui ont la redoutable particularité de piéger dans un univers artificiel. C’est de cette manière que se dresse un obstacle obstruant l’accès à un réel intérêt seul capable d’ouvrir les portes de l’initiation. Les questions qui me sont posées démontrent ce naufrage irréversible dans les brumes de l’imaginaire.

Il faut le dire : tout le monde est appelé mais tout le monde ne répond pas et reste bloqué, en qualité de non élu, dans la couche épidermique du phénomène mystérieux. Le reste est une affaire de sieste. Si l’on se régale, pourquoi faire un effort ? De ce fait on vient quémander son biberon au ventilateur qui passe et l’on ingurgite goulûment les absurdités du premier venu pourvu qu’il y ait, dans son discours, moult mystères. Le livre Da Vinci Code le démontre avec ses aberrations qui vont jusqu’à tordre (de rire peut-être) le méridien de Paris pour qu’il puisse se balader dans la blanche Albion.

À la place de la « puissance » de notre misérable psychisme pour faire se promener des planètes dans l’athanor il faut quelque chose de plus sérieux et de plus conséquent que l’activité d’un petit dieu à la pensée étriquée s’imaginant être l’égal du créateur lui-même. Ça sent le dingue tout ça ! ! ! Et comme le dit si justement mon amie la judicieuse Marie-Thérèse c’est digne du « nouille-age ».

Le petit dieu doit accepter d’être un singe, le singe de la création, disent les alchimistes. Imiter, tel est le fin mot de l’histoire. L’alchimiste passe sur les empreintes du créateur en utilisant une matière déjà crée par lui, un chao originel (ou matière première) qui lui reste à modeler. Oui, l’homme est créateur, mais n’est pas LE Créateur ! De ce fait il entre dans l’Église de Pierre avec sous le bras la mystique de Jean.

J’espère avoir été suffisamment explicite pour dissuader les exaltés de la carafe qui rêvent de chaparder le sceptre à Jupiter.

«  C’est que l’alchimiste, dans son patient travail, doit être le scrupuleux imitateur de la nature, le singe de la création, suivant l’expression génuine de plusieurs maîtres. Guidé par l’analogie, il réalise en petit, avec ses faibles moyens et dans un domaine restreint, ce que Dieu fit en grand dans l’univers cosmique. Ici, l’immense ; là, le minuscule. À ces deux extrémités, même pensée, même effort, volonté semblable en sa relativité. Dieu fait tout de rien : il crée. L’homme prend une parcelle de ce tout et la multiplie : il prolonge et continue. Ainsi le microcosme amplifie le macrocosme. Tel est son but, sa raison d’être ; telle nous paraît être sa véritable mission terrestre et le cause de son propre salut. En haut, Dieu ; en bas, l’homme. Entre le Créateur immortel et sa créature périssable, toute la Nature crée. Cherchez : vous ne trouverez rien de plus ni ne découvrirez rien de moins, que l’Auteur du premier effort, relié à la masse des bénéficiaires de l’exemple divin soumis à la même volonté impérieuse d’activité constante, d’éternel labeur.

Tous les auteurs classiques sont unanimes à reconnaître que le Grand Œuvre est un abrégé, réduit aux proportions et aux possibilité humaines, de l’Ouvrage divin. » (Les demeures Philosophales, tome 1, pages 255-256. Éditions J. J. Pauvert. Paris 1973)

Donc il nous faut revenir à la Bible au moment de la création. André Chouraqui traduit le premier verset de la sorte :

« La terre était tohu-et-bohu,

une ténèbre sur les faces de l’abîme,

mais le souffle d’Elohims planait

sur la face des eaux. »

(Bible d’André Chouraqui, la genèse verse 1)

 

Le tohu-et-bohu est le chao primordial. Le souffle d’Elohims désigne toutes sorte de déplacement d’air (air qui n’existait pas encore) mais ici le souffle[2] d’Elohims est le souffle de la vie et de l’esprit source de toute création et de toute vie.

Ainsi, le souffle ou l’esprit divin imprègne le chaos primordial est de ce fait la matière première qui permettra de réaliser le Grand Œuvre alchimique capable de réaliser une nouvelle création.

D’où l’expression de récréation hermétique employée parfois par les alchimistes pour désigner leur nouvelle création ou recréation hermétique. C’est pourquoi récréation hermétique est le titre d’un manuel d’alchimie très prisé par les « amoureux de science » ou alchimistes en herbe.

Ne croyez surtout pas que je vous balade hors sujet. Je n’ai jamais perdu de vue la description de l’image précédente.

Ainsi l’esprit divin qui planait sur la création est-il bien représenté sur cette peinture par le nuage d’où sort la main pour bien spécifier que cette nuée est bien celle du souffle de Dieu à l’aube des temps. Cet esprit est représenté ici corporifié dans le règne animal, mais il l’est également dans le règne végétal minéral et humain. Ne soyez pas étonné si je ne fais pas descendre l’homme du singe ! Ne soyez pas non plus étonné si je n’ai pas prêché une « fatwa » à mort contre Darwin et les évolutionnistes… Il faut que « connerie » passe ! Mais là n’est pas, pour l’instant, mon propos et je n’ai pas l’intention de caresser quelqu’un à rebrousse-poil.  Ce qu’il faut retenir ici c’est que TOUTE MATIERE possède, en potentiel, la possiblilité de réaliser le Grand Œuvre. D’où des expressions disant qu’on foule la matière première aux pieds. Évidemment un choix judicieux doit être fait correspondant aux capacités des minéraux, et au climat. On n’œuvre pas de la même manière à Paris que dans le midi ou en Amérique du sud. Mais le message des alchimistes du monde entier et de toutes les époques ne changera pas d’un iota car le principe est immuable est le restera à jamais dans… Les siècles des siècles !

Il serait temps de prendre conscience du sens de l’Église solaire ou mystique à séparer impérativement des caricatures que sont (hélas) nos religions chrétiennes actuelles ! L’église de Courtade est si expressive en ce sens que l’on peut supposer que cette église abritait une Église indépendante de l’Église catholique regroupant les ecclésiastiques initiés. La chapelle initiatique l’accrédite et l’ancienne photo de plusieurs prêtre autour d’un livre , dont Béranger Saunière, (voir l’article sur la chapelle initiatique LIEN) est probablement le livre de la genèse qui s’inscrit dans la logique de ce que je dit.

Si vous croyez que je vous dit cela parce que je vois des mystères partout, c’est à désespérer… Revenons à la toison d’or de nos moutons…

 

L’esprit divin corporifié est appelé « esprit astral » par cet alchimiste anonyme du début du XIXe siècle qui signa son célèbre opuscule du pseudonyme Cyliani, que vous trouverez dans toutes les librairies. Il est également appelé « or astral, dont le centre est dans le soleil »

Dans l’un de mes précédents articles je développe la particularité de la lumière dorée du soleil qui donnait lieu à une initiation Rose+Croix non folklorique comme dans nos actuelles sociétés bidon. Tout alchimiste est Rose+Croix sans adhérer à quoi que ce soit et payer une cotisation, et il est Rose+Croix dans le sens ou seul il sait  cueillir les roses de la création. Le praticien de cet Art « dialogue » avec l’esprit astral primordial qui imprègne tout et se laisser guider par lui, imite Dieu avec humilité, comme tout brave singe qui se respecte ! Après cela notre artiste singe mais confident de Dieu obtient la rose (pierre rouge) sur sa croix (creuset). Un rose+Croix est celui qui est capable de cueillir la Rose pour explorer les mystères de tout l’univers, et croyez-moi sur parole il y a des choses à voir à faire pâlir de jalousie les meilleurs auteurs de science fiction !

LUMIERES SUR L’ALCHIMIE ET L’ASTROLOGIE 

 

Ce « dialogue » avec la lumière solaire permet de saisir que l’Esprit est véhiculé par la lumière, comme le montre fort bien l’image que je décris. Donc il n’est pas surprenant que certains auteurs affirment parfois que l’esprit et la lumière désignent la même chose et comme l’abbé Courtade l’illustre dans les symboles de son église ou ses rayonnement jaune d’or sont dans toutes les images.

Ainsi peut-on parler de l’eau primordiale ou onde , ce qui se représente par des ondulations comme celles que l’on peut observer quant on jette une pierre dans une mare. En mer les vagues en sont de belles illustrations.

Le symbole alchimique du sel en est l’expression lorsque les deux parties sont décalées constituant ainsi le schéma d’une sinusoïde qui caractérise toutes les ondes qu’elles soient visibles ou non comme les ondes sonores.

SEL-SINUSOIDE

À Brenac l’onde est représentée symboliquement par l’ancre qui plonge dans l’eau, ce qui est une illustration d’autant plus judicieuse qu’elle est baignée d’une lumière ne provenant plus d’un triangle mais d’une étoile qui ne saurait mieux représenter l’éther du firmament nocturne ou l’Esprit. Mais c’est aussi le signe distinctif de la Vierge mère. La fixation (ou coagulation) est ici figurée par l’ancre organe stabilisateur des vaisseaux (vaissels). Ce phénomène est à l’origine de la fable du rémore, ce petit poisson capable d’arrêter, selon la légende, les plus grands vaisseaux. La symétrie de l’ancre montre son lien, si ce n’est son identité, avec le « rebis » ou corps double.

 « Cette eau, nous dit Eugène Canseliet, donne naissance à l’homuncule alchimique, au tout petit poisson que les hermétistes dénommèrent rémore et qu’ils nous conseillent sans cesse, avec leur coutumier amour du jeu d’esprit, de pêcher dans leur mer, cabalistiquement, leur mère. » (Alchimie, p 130, éditions J. J. Pauvert, Paris 1978)

 Nota : Le lecteur notera le double sens du jeu d’esprit, qui ne se cantonne pas seulement aux jeux de mots mais à la matière fondamentale dépositaire de l’esprit.

bre10L’encre noire qui s’accorde avec la nuit.

  Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

  La matière première de l’alchimie est donc en dormance en attendant le printemps provoqué par l’adepte et l’éveil de la nature. Pour désigner cette particularité l’expression végéter est employer. Cela n’a évidemment pas de rapports avec le règne végétal. Fulcanelli l’exprime sans ambages :

 « C’est un fruit vert et acerbe, comparé au fruit rouge et mur. C’est la jeunesse métallique, sur laquelle l’Évolution n’a pas ouvré, mais qui contient le germe latent d’une énergie réelle, appelée plus tard à se développer. C’est l’imperfection actuelle d’où sortira la plus grande perfection future. » (Le mystère des cathédrales p 121 Éditions J-J. Pauvert, Paris 1964)

 Mais le symbole de l’ancre est, comme de nombreux symboles alchimiques polysémiques. Ainsi il désigne aussi la voie alchimique dite voie humide.

L’ancre a aussi, comme je l’ai dit, le sens d’œuvre au noir, ce qui est montré par l’étoile qui brille la nuit.

Une autre signification est liée à l’anagramme du mot ancre qui est crâne. Les alchimistes parlent de caput mortum ou tête morte. C’est un résidu sans vie et donc sans valeur qui est séparé et rejeté ou jeté… comme l’ancre. Dans la sténographie alchimique la tête morte ou caput mortum est représentée par un crâne.

Chacune de ces significations prête leurs sens à des niveaux différents de l’œuvre et à différentes voies. Leur signification précise se définit en fonction de ce qui est réalisé.

L’éveil va donc se réaliser dans l’athanor souvent représenté par une tour, une tour qui loge l’or ou tour de l’horloge comme le nom premier de la tour Magdala de Béranger Saunière curé de Rennes le Château. Endroit particulièrement prisé par notre ecclésiastique pour préparer différentes « sauces » à chacun des trois niveaux dont j’ai explique le sens dans mon livre Rennes le Château : la carte des trésors.

bre07La tour athanor recevant l’esprit.

Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

  

La tour désigne aussi le tour de main nécessaire pour les travaux au laboratoire que Rabelais appelle Trinc. Si la tour désigne l’athanor avec son immense porte afin que pénètre largement l’indispensable lumière ou esprit, la main qui lui est associée est celle du créateur qui sort des nues dans la première image de cet article.

À gauche de cette tour est un palmier dont le stipe semble brisé dans sa partie supérieure comme si le végétal se redressait après avoir été avachi. À côté on devine un personnage appuyé contre son « tronc ». L’explication nous est fournie par l’évangile de l’enfance de Kessæus qui narre l’accouchement de Marie et que cite Fulcanelli à la page 274 du tome 2 des Demeures Philosophales (op. cit.):

 « Lorsque le moment de sa délivrance approcha, elle sortit au milieu de la nuit de la maison de Zacharie, et elle s’achemina hors de Jérusalem. Et elle vit un palmier desséché ; et lorsque Marie se fut assise au pied de cet atbre, aussitôt il refleurit et se couvrit de feuilles et de verdure, et il porta une grande abondance de fruits par l’opération de la puissance de Dieu. Et Dieu fit surgir à côté une source d’eau vive, et lorsque les douleurs de l’enfantement tourmentaient Marie, elle serrait étroitement le palmier de ses mains. »

 Il s’agit ici de la matière première (Marie) ayant l’esprit en son sein qui ranime le palmier avec l’esprit qui est en elle. Comment dire autrement que seul l’esprit peut agir ? Rien n’est plus clair pour désigner la dimension alchimique de cette tour-athanor ayant à sa droite une arche de pierre qui sert de portique naturel à l’entrée du terre-plein qui est au pied de l’athanor de pierre. Il s’agit ici d’un jeu cabalistique qui fait corresponde l’arche de pierre avec l’art de la pierre ou alchimie. Je ne saurais passer sous silence le rôle essentiel de la ville d’Arque non loin de Rennes le Château avec sa tour et ses autres particularités.

 Cette précieuse énergie présente ici-bas dès les premières lignes de la genèse est conserve dans le saint des saints qui n’est autre que l’Arche d’alliance… Cet Art qui fait alliance avec Dieu.

 bre05L’arche d’alliance qui crée un lien permanent entre le Créateur et les hommes.

Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

 L’arche ou l’arque d’alliance gardée par les chérubins, est Arche de Noé salvatrice pour ceux qui suivent la route pleine d’épines de leur rédemption individuelle. Car l’alchimie est bien là route de rédemption par excellence pour les hommes de bonne volonté qui œuvrent autant au laboratoire qu’à l’oratoire avec l’esprit.

 À la place du triangle divin habituel on voit au-dessus de l’arche un disque solaire rayonnant, montrant que lumière et esprit sont confondus pour irradier l’arche sur le couvercle de laquelle sont agenouillés deux Chérubins. Les chérubins étant la hiérarchie spirituelle la plus élevée et la plus proche de Dieu et que les mystiques voyaient comme les autres membres de la hiérarchie dont les anges occupent le plus bas niveau et sont donc les plus proches des hommes. Elle renferme les tables de la loi qui, lorsqu’elles seront respectées par tous les hommes alors apparaîtra la Jérusalem céleste décrite pas saint Jean.

Ici le message nous dit, je le répète, que la rédemption peut être individuelle. L’esprit aidera, revivifiera à la condition d’œuvrer au laboratoire la matière pétrie de vie portant l’empreinte du Créateur et aussi qu’entre les manipulations l’oratoire voit la purification de notre propre esprit. Qui se doit d’être esprit saint.

 L’esprit est lumière ce que confirme l’abbé Courtade en utilisant en dominante la couleur jaune signe de son omniprésence. Elle s’exprime avec plus de force dans la chapelle initiatique où le néophyte s’incline vers le Christ couché à ses pieds pour lui prêter une allégeance éternelle.

 Et l’abbé Boudet, me direz-vous, comment a-t-il manifesté son statue de « Fil de Science » ? Je ne vous surprendrais pas en vous disant qu’il a dévoilé ses batteries avec son livre La vraie langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains.

Dès le titre il nous parle de l’expression du vrai sel (vaissel) alchimique qu’il appelle vraie langue celtique et dont il donne la composition comme composé lié au potassium.

C’est pourquoi dès les premières lignes de son avant-propos il affirme sans ambage :

« Le titre de cet ouvrage semble, au premier abord, trop prétentieux pour être rigoureusement exact. »

 En effet, son titre n’est pas rigoureusement exact puisqu’il écrit Cromleck, au lieu de Cromlech. Il attire ainsi notre attention sur le k, dont on se demande ce qu’il vient faire là ! sauf si on l’associe au symbole chimique du potassium. Ici le k est mis à la place de la lettre h qui aurait du y figurer.

Le H étant le signe de l’esprit invisible, de l’esprit qui est donc dans le sel de K. La forme circulaire du cromlech, ou œuvre de pierre, se superpose au symbole solaire, reliant ainsi l’esprit à la lumière. Il insiste sur le H de l’esprit de la genèse dont il développe dans son livre les faits en disant que :

 « Dieu s’oblige et s’astreint pour ainsi dire à faire servir sa puissance à la conservation des choses crées. » (p. 30),

 La puissance de Dieu pour conserver (si l’on peut dire !) les choses crées est symbolisée par H, son éternelle présence. Boudet  confirme cela en écrivant menhir au lieu de menhir… toujours une œuvre de pierre., toujours un H invisible dans la pierre, pierre sur laquelle, n’en doutez pas, le Christ a construit son Église. Actuellement cette pierre est détruite et les portes de l’enfer claquent dessus à tout vent.

Quant au sieur Pomiés éditeur fantôme, il porte la même pomme que l’enfant Jésus que Bérenger Saunière a découpé dans le journal La Croix pour le coller sur son cahier. Cette pomme avec une croix au-dessus se trouve dans la nomenclature alchimique comme symbole de l’antimoine et du cinabre.

Je laisse aux chercheurs érudits le soin de décrymper l’ouvage de Boudet qui nous signale fort à propos :

« Qu’il ne faut pas descendre fort longuement dans la généalogie des enfants d’Adam pour y rencontrer la science des métaux. » (p 40)

Mais admirez la suite :

« Les hommes habitaient le monde depuis seulement trois cent quatre-vingt-quinze ans. Adam était encore au milieu de ses descendants pour les aider de ses conseils et les initier aux travaux industriels… Adam assistait aux travaux de ses enfants, et sa présence indique suffisamment d’où venait les connaissances acquises. »

Inutile de savoir lire entre les lignes pour trouver le secret de la longévité d’Adam, 389 ans s’il vous plait ! Adam, un véritable dieu de la forge, porté à travailler les métaux (Boudet ne nous parles pas d’objets manufacturés) et surtout à transmette son savoir dont l’origine est due à qui ? Question à 1 euro !

Je vais vous faire une confidence, j’ai bien rigolé en lisant Boudet. À la suite de quoi on comprend aisément que les aristocrates, souvent initiés à l’alchimie, aient reçu ce livre avec beaucoup de déférence. Quant à nos barbes académiques, toujours à côté de la plaque, elles ont démontré leur proverbiale cécité.

 

Que vous souhaiter de plus sinon que vous puissiez voir l’esprit comme les anciens le voyait ?

 

Avec toute mon amitié.

 

FIN.

 

P. S. Je ne saurai trop vous inciter à relire mes articles en ne perdant pas de vue ce que je viens de dire. Car il est de rigueur, comme le veulent les noces de Cana, de garder le meilleur pour la fin.

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Photo Christian Attard http://www.reinedumidi.com/rdm/brenac3.htm

 

[1] L’antimoine, appelé par les alchimistes « Loup gris », est capable de purifier de sa gangue métallique le plus noble des métaux qui est l’or. L’image se traduit donc par : « dans ma création prenez le loup gris et rendez-le volatil. »

[2] Le livre de Jasher le Juste (Jasher portait le bâton de commandement de Moïse) il est dit :

« Au commencement les ténèbres s’étendaient sur toute la nature.

Et l’éther s’élevait à la surface du chaos. »

De là est venu le terme éther des anciens physiciens (cher à l’alchimiste Newton) pour désigner une structure  fluide immatérielle remplissant l’espace à priori vide. Un moment abandonnée après l’avènement de la Relativité, la physique actuelle tend à réacréditer ce concept.

BIOGRAPHIE ORIGINALE DE BERENGER SAUNIÈRE

Je voudrais signaler à tous mes lecteurs qui s’intéressent à l’énigme de Rennes le Château, la parution d’un livre inédit sur Bérenger Saunière.

 J’ai suivi pas à pas depuis des années ce travail exceptionnel par son sérieux et sa précision. Aline Ximénès, psychologue et théologienne diplômée de l’université de Montpellier, a mis toute son énergie et toute sa passion dans la réalisation d’un tel ouvrage qu’aucun chercheur ne saurait ignorer.

Ce livre ne saurait être totalement compris sans la lecture du premier tome qui met en place les fondements des procédés employés pour parvenir à dégager une image aussi originale et passionnante de cet extraordinaire curé de campagne. Non, je vous l’affirme, vous ne regretterez pas de l’avoir lu ! En tout cas il m’a servi en bien des domaines.

 

 

Saisir l’Avenir par le Passé – Tome II

Le Bâtisseur « Univer sel » et ses Fantômes

Étude de la Biographie de Bérenger Saunière, le Curé de Rennes le Château

Son prix : 16 euros (frais d’envoi en sus)

Achats : info@biographie.com et/ou : http://axbiographie.com

L’OR ALCHIMIQUE DE SAUNIERE & la reine Christine.

Dans mes deux ouvrages Rennes le Château : La carte des trésors, et Hermestine, Rennes le Château, j’ai abordé la dimension alchimique de l’histoire de ce village dont le curé richissime reste une énigme et fait couler beaucoup d’encre. A tel point qu’un habitant du village me disait :

« Ici il y a eu et il y a encore tellement de magouilles et de mystères que les écrivains s’en donnent à cœur joie et publient des livres à n’en plus finir. Sans exagérer on peut dire que la rivière Aude qui coule au bas du village devrait s’appeler fleuve noir »

 Vous vous doutez qu’il y a beaucoup de choses à dire sur cet énigmatique curé de campagne, aussi mes deux livres n’étaient pas assez volumineux pour contenir le fruit de mes recherches qui au fil des ans s’enrichissent de diverses manières à un tel degré que j’envisage la rédaction d’un ouvrage supplémentaire. En attendant d’achever ce triptyque je voudrais vous faire part de quelques-unes de mes observations dont je n’ignore pas que les « mordus » sont friands.

 Au passage je préviens les plagiaires sans vergogne et les piqueurs d’idées que ce site est protégé et que les dates de publication font office de référence judiciaire. Malgré la présence de quelques margoulins qui pourrisse notre vie en société je n’avais pas à cœur de passer sous silence le fruit de mes amusantes cogitations afin que vous puissiez en profiter selon vos goûts et vos opinions.

 Je n’ai pas l’intention d’embrasser un domaine trop vaste impossible à contenir dans un résumé spartiate de quelques pages. Je vais donc limiter mon sujet à divers aspects de l’ambiance alchimique qui caractérise cette région du Razès particulièrement riche en ésotérisme, en magie et en alchimie. Lieu habité par les manes de Montfaucon de Villard qui fut assassiné sur la route de Lyon pour avoir révélé à travers son livre Le comte de Gabalis (ou le conte cabalistique) les secrets des Roses croix, ce qui est absolument faut mais n’enlève rien au mystère.

Est-il nécessaire de souligner qu’il est absurde d’attribuer un assassinat aux Roses+Croix mais plutôt à des sortes d’illuminatis allant, – comme actuellement avec leur colossale fortune issue de l’exploitation des hommes, – à contre courant de la vie et de la dimension spirituelle de l’humanité qu’ils asservissent.

 Ici, je voudrais parler plus particulièrement d’une femme dont la grandeur et la culture alchimique dépasse bien des érudits en ce domaine. Il s’agit de la Reine Christine de Suède, qui de prés ou de loin est mêlée à l’histoire alchimique du trésor de Rennes le Château. Un fait est certain, elle donne une dimension inattendue à cette histoire tout en répondant à l’interrogation de mes amies, quelque peu féministes, laissant entendre que l’alchimie est le monopole des machos.

Mesdames, si vous voulez faire graver une plaque de marbre avec les noms de celles qui firent la grandeur de l’alchimie je vous propose la liste suivante :

Cléopâtre la savante.

Marie la Prophétesse, sœur de Moise.

Perenelle, épouse de Nicolas Flamel.

Martine de Bertereau, baronne de Beausoleil.

Christine, reine de Suède.

Dorothée-Juliane Wallichin.

Sabine Stuart de Chevallier, de la famille royale d’Ecosse.

Thérèse de Lubac.

Marie d’Hautpoul baronne de Blanchefort.

Et bien d’autres inconnues…

Quatre laissèrent des écrits d’une très grande valeur : Martine de Bertereau, Christine de Suède, Dorothée-Juliana Wallichin et Sabine Stuart de Chevallier.

Nonobstant mon réel plaisir de côtoyer la prestigieuse gent féminine, ne perdons pas de vue que nous sommes ici pour faire connaissance avec l’étrange reine Christine.

 La reine Christine (1626-1689) fut couronnée à 24 ans en 1650. Parlant le français, elle eu des rencontres régulières et enrichissantes avec les philosophes. Ainsi elle fut la protectrice de René Descartes et conversait avec Blaise Pascal. Descartes voulait rencontrer les Roses+Croix, et nul ne sait si sa découverte fut couronnée de succès. Le philosophe décéda à Stockholm, mais une rumeur tenace affirme qu’il eut des obsèques simulées et qu’en réalité il s’était retiré en Laponie ou il vit encore. C’est un on-dit fréquent chez les alchimistes. Nicolas Flamel n’en fut pas exempté… La reine Christine non plus !

 

 Rene_Descartes_Kristina

René Descartes aux cotés de la reine Christine de Suède.

L’érudite et brillante souveraine de Suède perdit tout intérêt pour les affaires politiques car cette activité s’avérait de plus en plus en contradiction avec l’acquisition de la sagesse dont le mot clé est vérité. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Christ dit souvent, « En vérité, en vérité je vous le dit… » ou « Par amen je vous le dit » ce qui est exactement pareil. Pour mémoire je souligne ici que l’équivalence « Amen » = « Ainsi soit-il » est une fausse traduction qui induit une grave erreur (intentionnellement entretenue) sur le plan spirituel, et mystique, mais là n’est pas mon propos.

 Afin de mieux se consacrer aux travaux hermétiques, elle abdiquera et embrassa la religion Catholique en 1655, ou le pape Alexandre VII en personne lui administra la première communion. Ensuite elle se retirera à Rome en 1658 en son palais Riario où son intelligence et ses connaissances étaient un sujet d’étonnement. A son arrivée régnait le pape Innocent XI, dont la devise selon Saint Malachie répond étrangement à l’exil de la Reine Christine :

 Paenitentia glorieuse : La pénitence glorieuse.

 Je signale aux curieux l’importante date de 1655 gravée à Alet les Bains sur une pierre à l’angle d’une rue. Je vous la laisse trouver pour votre plaisir. Ayez soin de regarder en hauteur…

 Dans son palais elle fit aménager plusieurs laboratoires afin d’y travailler elle-même et inviter à œuvrer les alchimistes de passage. Elle possédait d’inestimables collections qui furent acquise, après son décès, par le musée du Vatican. Elle fonda à Rome, l’Académie Clémentine qui fut dite Académie des Arcades, dans laquelle se trouvaient des alchimistes-poètes, dont le fameux Labouisse-Rochefort de Castelnaudary qui écrivit un voyage à Rennes les Bains qui ne tarissait pas d’éloges sur un alchimiste, également de Castelnaudary : le médecin Pierre-Jean Fabre. J’aborde tout cela plus en détail dans mon ouvrage Rennes le Château : La carte des trésors. Ce médecin issu le l’Université de Montpellier transmuta un 22 juillet, le jour de Saint Marie Madeleine qui est le nom de l’église du village. On imagine aisément un faisceau d’évènements qui convergent vers cette histoire pour lui donner un relief inattendu, et très réellement hors du commun.

Un autre membre éminent de l’Académie des Arcades fut le pape Léon XIII, dont le blason figure en bonne place à l’église de Rennes le Château. Il est sculpté sur la clé de voute de la porte et est accompagné de la devise de Saint Malachies : Lumen in coelo = La lumière dans le ciel, ce qui souligne l’indispensable lumière (polarisée ou non) de la voute céleste (d’où la place du blason sur la clé de voute) pour réaliser le Grand Œuvre. La comète qui figure sur le blason est significative quant au feu de cheveux (comète vient du latin  como qui signifie « avoir une chevelure »). Sur ce même blason on peut voir un cyprée qui pointe vers la comète, désignant avec force le « feu » sidéral si indispensable aux travaux de la sainte science ou alchimie. En effet, le nom de cyprée est une sorte de redondance du « feu » cométaire car son nom provient ici du latin cyparissias qui désigne un météore igné qui tire son nom de la forme du cyprès. Donc, rien de mieux pour dire que l’église de Béranger Saunière ne peut être décryptée que par les philosophes par le feu ou alchimistes. Cela en dit long sur ce souverain pontife, membre de l’académie des Arcade (AA) dont la longévité (1810-1903) reste une « signature » de la face cachée de ses activités accompagnant sa juridiction universelle.

 Christine se disait fort incrédule et peu dévote. Il est vrai que les ecclésiastiques auraient souhaité la voir se comporter commu une bigotte, ce qui ne convenait absolument pas à son énergie et à son caractère. Ce rejet de la bigoterie est le signe de sa dimension mystique laquelle ne fait pas bon ménage avec une croyance ou à une crédulité. La dévotion, telle qu’elle est comprise, s’accommode mal avec le silence qui permet la communion et le « dialogue » avec l’indicible. Ne nous trompons pas quant à la grandeur spirituelle de cette souveraine qui devint ascète comme son ami Blaise Pascal qui assista, ou pratiqua lui-même, à une transmutation (voir mes ouvrages cités).

   Elle œuvra en compagnie d’un cardinal, et tentera d’accomplir le Grand Œuvre alchimique.

 La reine recevait les alchimistes de son époque, notamment Sandivogius dont je parlerais dans un instant pour dissiper une méfiance à son égard.

Bernard Husson trouva, à la page 513 d’un manuscrit inédit du XVIIe siècle, intitulé cabale les renseignements suivants :

 « J’ai connu à Paris en 1681, Mr des Novers, vieux garçon âgé de 80 ans… Je vis entre ses mains une résidalle d’argent teinté à moitié en or. Elle avait la même moulure que quand elle avait été fondue et ne pesait pas davantage que si elle avait été d’argent, ce qui faisait douter de la réalité de la transmutation, mais pour la vérifier nous coupâmes une portion de la partie teinte et dans la fonte elle acquit le poids de l’or et son volume se resserra et nous vérifiâmes que c’était de l’or très fin.

Cette résidalle était un présent que la Reine de Suède, cette savante Christine, lui avait fait, le connaissant curieux. Elle en avait une douzaine de pareille que Sendivogius lui avait ainsi transmuées à moitié pour satisfaire à sa curiosité. »

 Ce texte traduit bien l’esprit critique des alchimistes face à de fausses transmutations. Il montre aussi qu’une transmutation peut être « potentielle », sans que la densité du métal « teint » change.

En d’autres termes le feu est nécessaire à la transmutation qui ne saurait se propager dans un métal froid. Tremper dans l’eau un métal en pleine transmutation stoppe le processus qui peut s’achever si l’on chauffe à nouveaux.

Ce procédé était utilisé par les acupuncteurs orientaux itinérants pour transmuter rapidement leurs aiguilles d’argent et d’or qui furent d’abord « teintées » dans leur laboratoire. Inutile de transporter (au risque de la perdre ou de la détériorer) de la poudre de projection. Cela permet aussi d’éviter d’être qualifié d’alchimiste, ce qui n’est jamais prudent en tout temps et en tout lieu.

Nous voyons dans ce texte que Sandivogius avait transmuté pour la reine Christine. Il est de notoriété publique que cet individu était un faux alchimiste (souffleur) qui aurait utilisé la poudre de projection fabriquée par ce grand alchimiste que fut Le Cosmopolite.

Il y a du vrai dans cela, à ceci près que Sandivogius n’était pas un faux alchimiste. Cela fut démontré par l’alchimiste contemporain Eugène Canceliet.

Sandivogius fut le bras droit de Robert Fludd (médecin et alchimiste anglais) qui fut imperator des Alchimistes Frères ainés de la Rose Croix de 1623 à 1630.

Par rapport à Rennes le Château il ne faut pas négliger que Robert Fludd fut précepteur de la baronne d’Arques et de Couiza (commune la plus proche de Rennes le Château), ce qui laisse supposer que Sandivogius, (l’ami du Cosmopolite) qui fréquentait la reine Christine, n’était pas loin. Nous avons là une véritable « constellation » de « stars » de l’alchimie ou l’étoile de Nicolas Pavillon et celle de son ami Saint Vincent Depaul viennent s’ajouter, puisque la baronne d’Arque, qui était, rappelons-le, la duchesse de Guise, était diocésaine de Nicolas Pavillon.

 Dans le texte précédent remarquons qu’en 1681 le sieur des Novers âgé de 80 ans est à Paris. La question que l’on pourrait se poser est : Ce monsieur aurai-t-il rencontré la reine Christine lors de son séjour en France durent les années 1656-1657 alors qu’il était aux portes de la cinquantaine ? En tout cas ce monsieur devait être un érudit et surement un alchimiste car la Reine Christine ne recevait que des gens de haute noblesse ou des adeptes confirmés ne manquant pas d’érudition.

 Est-il nécessaire de commenter davantage cette pléiade des plus grands personnages de l’alchimie européenne se retrouvant dans un endroit aussi restreint ?

 Retenons pour conclure que la reine Christine avait fait frapper à son effigie une médaille en or d’origine alchimique ; au revers, on voit des nuages (qui caractérisent la nécessité de l’hygrométrie ou humidité de l’air), une couronne royale et la formule latine Et sine té (« Et sans toi » ou  « En plus tu laisse libre »). La couronne correspond non seulement à la royauté de la souveraine mais aussi au sceau d’hermès qui est couronné d’or. Il s’agit de très petites molécules de soufre jaune d’or qui s’élèvent par capillarité sur la paroi de verre du ballon. Le sceau d’hermès préfigure la couleur rouge qu’atteindra la pierre transmutatoire (au moins en surface) dans sa maturité.

Quand cette reine extraordinaire décéda, ce fut la seule femme qui fut ensevelie dans la crypte des papes à saint Pierre de Rome. Là nul ne peut savoir si sa dépouille est réellement présente, et les on dit vont bons train à propos de son immortalité. Peut-être se trouve-t-elle en Laponie en compagnie de Descartes ?

 

Merci de m’avoir lu. Que vos rêves soient fructueux.

LE DERNIER GALLICAN : Saunière curé de Rennes le Château.

Ce que je vais vous raconter n’est pas étranger à l’alchimie, pas étranger aux Roses Croix, pas étranger aux Templiers, pas étranger aux Francs Maçons, pas étranger à l’ésotérisme tout entier.

Soyez persuadé qu’il ne faut pas stationner sur un lieu commun, ça provoque les radoteurs. N’avez-vous pas entendu dire sous le sceau du secret que « tout est un » ? c’est vrai mais encore faut-il se pencher sur la question au lieu de jacasser ! Bon, soit, je suis toujours excessif, mais c’est ma manière d’être expressif. Je ne suis l’ennemi de personne, mais je ne fais pas de câlins. Maintenant que vous le savez, découvrons ensemble, en toute sérénité, la source de la mystique occidentale.

 Dans la tradition européenne, la réalisation spirituelle des femmes et des hommes s’appuyait sur une culture spécifique harmonieusement « mixée » allant de l’Oural russe à la blanche Albion. Elle se déployait aussi des marches des pays scandinaves au sud de l’Espagne. Ceci étant, bien entendu, une évaluation grossière non dépourvue de dimension « pédagogique ».

 Quand je fréquentais, non assidûment, le catéchisme dévoreur de vacances scolaires (vous avez vu combien je parle de moi en polisson dépourvu de modestie !). Durant ce « catoch. » supliciaire, il me fallait écouter une vieille grenouille de bénitier me raconter des histoires assommantes. Imaginez des enfants sous les voûtes sombres d’une église romane alors qu’à l’extérieur les cigales n’en pouvaient plus de chanter la gloire au soleil ! Un supplice je vous dis ! Cela se passait dans l’église St Paul Serge de Narbonne.

Un jour le curé, homme bedonnant Bourré de culture, nous dit d’un ton doctoral : « Vous êtes l’ecclésia ! ». Ce mot « chinois » acheva de couler mon moral déjà en perdition car dans tout ce que l’on me racontait je ne savais plus où était le lard et encore moins le cochon.

 

L’ecclésia, qu’est-ce que c’est ?

 L’ecclésia est un mot grec qui désigne l’Assemblée Générale de tous les citoyens. C’est une association d’individus ayant accepté non pas une croyance, mais des règles pour vivre harmonieusement ensemble, comme dans tout état.

Décrire le fonctionnement de l’ecclésia c’est parler de l’instance démocratique par excellence, celle dans laquelle la parole de tous les citoyens est établie, et par laquelle ils peuvent agir directement sur le destin de leur groupe, autrement dit sur le leur.

 

L’ecclésia est donc un espace de discussion et de décision qui n’a pas de rapport avec un pouvoir de nature hiérarchique.

Étymologiquement, chacun des membres de l’ecclésia est un ecclésiastique, évidemment sans être curé ou évêque ! Et là nous comprenons immédiatement que l’Église a « abusé » de ce terme, car tout membre de l’ecclésia des chrétiens n’est pas ecclésiastique puisque les ecclésiastiques constituent une hiérarchie d’ordre (clerc, portier, lecteur, acolyte, sous diacre, diacre, prêtre et évêques) et une hiérarchie de juridiction (comme chanoine, cardinal et pape). Mettez-vous bien ça dans la tête : un cardinal ou un pape ne sont que des évêques, rien de plus ! Ils sont à la tête d’une juridiction comme un percepteur est responsable des impôts de mon quartier ou de ma ville ou de mon pays. Je répète : Rien de plus !

 

Tout ce qui précède est un résumé succinct des anciennes hiérarchies ecclésiastiques catholiques avant leur démolition 1968. Ces précisions n’ont pas pour rôle d’empoisonner votre vie avec – comme le dit mon opticien, – des « incidences rasantes ».

Si je vous raconte ça, c’est seulement pour montrer combien les ecclésiastiques rament dans le sens contraire du courant.

D’une ecclésia sans hiérarchie s’est élaboré subrepticement une « ecclésia » d’ecclésiastiques hiérarchisée trahissant la définition et l’esprit du terme. C’est ce que l’on appelle une triche style jésuite.

Cette entorse, coutumière à l’Église catholique, a établi une fausse démocratie qui permet aux ecclésiastiques d’affirmer que l’assemblée des fidèles constitue « l’ecclésia » de l’Église. C’est pourquoi le prêtre se tourne vers les fidèles (rien de plus important que de s’autogratifier) lors de la messe, histoire de tourner le dos à la lumière du soleil levant, reflet du Christ.

 

Quelle acrobatie sémiotique ! Vous êtes l’ecclésia chers frères, mais je suis votre pasteur et l’évêque et le pape mon supérieur ! Ensemble nous sommes l’ecclésia qui constitue l’Église. Ça c’est jésuitique à l’état pur ! Que les politiques les plus pervers apprennent la leçon. Ici un coup de casquette en passant à notre très compétent ministre de l’écologie qui a fait passer le noir au bleu… quel virtuose ! Ben oui, l’Église procède de la même manière et Bérenger Saunière, curé de son état, en fut le témoin. J’en parlerais plus bas.

 

Si j’étais un prof de français, je ferais, certes, moins de fautes d’orthographe, mais surtout je rayerais d’un gros trait rouge ces affirmations sur « l’ecclésia » avec un « faux » dans la marge souligné trois fois et une bulle comme notation !

 

Ne nous croyons pas sorti de l‘auberge puisque les doctes avec leur connaissance livresque (doctus cum libro) sauront nous faire avaler des couleuvres puisqu’ils sont capables, à l’instar de tous politiques experts en rhétorique, de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

 

Restons en là. Finalement c’est à vous de juger si vous êtes roulé dans la farine ou non.

 

Tout ce que je viens de dire permet de comprendre pourquoi l’Église primitive des Gaules, où Église gallicane, plaçait l’autorité des conciles au-dessus de celle du pape, respectant ainsi la démocratie liée à l’ecclésia, ce qui faisait de cette assemblé de chrétien de véritables ecclésiastiques. Cette dimension n’a jamais existé autrement que verbalement au sein de l’Église Catholique.

 

Mais d’abord définissons le gallicanisme des gallicans que nous devrions être, mais que l’Eglise catholique a expurgé de la tête de nos pères par des procédés plus ou moins fallacieux.

 

Généralement l’origine du gallicanisme est assimilé à une prise de position, vis-à-vis du pape par le roi Charles VII.

Les conciles réunis à Constance (1414) puis à Bale (1431), voulurent retourner à l’ecclésia. Ils affirmèrent leur supériorité sur le pape et exigèrent le retour à l’élection des évêques et des abbés… Par ailleurs le roi devenait le chef de l’Église de France. Les conciles lui remettaient leur compte rendu que le monarque remettait au pape. Je n’insisterai pas sur cet aspect dont vous pouvez trouver des développements dans les livres d’histoire.

 

Le véritable Gallicanisme est plus ancien que les évènements ayant provoqué la publication par le roi de la Pragmatique Sanction de Bourges (1438), pragmatique qui décida de prendre des décisions en démocratie excluant la dictature du pape.

Il est trop souvent passé sous silence dans les histoires de l’Église de France rédigée par des prêtres qu’à l’occasion du concile d’Orléan, en 511, Clovis présidait et les conclusions du concile lui furent remises, et non au pape. Ce qui signifie qu’en réalité le gallicanisme est inséparable de la naissance de notre pays !

 

On est l’ecclésia ou on ne l’est pas, telle était la véritable question. Et non uniquement une histoire de gros sous que le pape exigeait des ecclésiastiques de notre pays à un degré tel qu’ils devaient tout vendre, y compris nous dirent les documents (voir mon livre Holoscopie de la spiritualité occidentale) leurs vêtements sacerdotaux, leurs calices et… les tuiles de leur toit ! (authentique).

 

Pour fixer les idées disons que l’Église des gaules était une ecclésia réellement démocratique et que l’Église catholique était dictatoriale et l’est encore. De plus elle était buveuse d’impôts démentiels.

 

C’est pour essayer de redonner le pouvoir au souverain pontife et donc de détruire l’idéal gallican, qu’il fut décidé en 1870 à l’occasion du concile Vatican II de promulguer une monumentale absurdité : rendre le pape infaillible !

Vous voyez, le petit monde de la calotte ne recule devant rien. Heureusement que le ridicule ne tue pas ! Cependant l’interdiction du préservatif peut tuer. Meurt en paix mon enfant, ça te fait grimper au septième ciel ! La proclamation de ce dogme qui a de quoi laisser pantois permet de comprendre l’anticléricalisme et la virulence antidogmatique de la plupart des  centres d’ésotérismes, plus particulièrement l’aile « gauche républicaine » de la franc-Maçonnerie.

 

La fille aînée de l’Église.

 

La véritable Église gallicane est la fille aînée de l’Église.

Ce n’est donc pas l’actuelle Église de notre pays qui n’est plus française depuis 1905 : Seigneur, d’avantage pro romaine tu meurs !

Donc, je le répète, l’Église de France actuelle n’est pas la fille aînée de l’Église, mais tout simplement l’Église catholique romaine des envahisseurs (c’est un plagia des aventures d’Astérix le gaulois luttant contre les envahisseurs romains). Ainsi fut détruite l’âme de l’Europe. Tout fut mis en œuvre pour faire disparaître l’Église des gaules y compris en provoquant sciemment des amalgames avec le jansénisme. Manœuvre politique sublime doublée d’une absurdité : l’archevêque de Lyon porte le titre de Primat des Gaules alors qu’il a usurpé ce titre puisqu’il est membre de l’Église romain !

 

Tiens, je vais pousser un coup de gueule gaulois dans le style du grand général Vercingétorix :

« Gaulois, Gauloises que vous soyez de France, d’Espagne, d’Allemagne, de Belgique, du Luxembourg, de l’Italie du Nord, nous avons perdu une bataille mais nous n’avons pas perdu la guerre, résistez à l’ennemi qui nous a volé l’héritage de nos pères si épris de démocratie et de liberté, acceptant la mariage des prêtres et le sacerdoce féminin. Repoussons l’adversaire derrière les alpes et réapprenons notre vie spirituelle débarrassée de tout dogmatisme réducteur. »

Je sais que ce n’est pas beau se plagia du 18 juin, mais ça veut dire ce que ça veut dire. Depuis le temps que personne n’en parle il était temps de débarrasser la spiritualité européenne de ses toiles d’araignée et du poids de l’opprobre injuste et infondé si bien implanté par les cathos collabos à la botte du pouvoir dictatorial du Vatican. Va falloir que je me soigne, maintenant je me suis mis à dos les agents secrets du Vatican !

 

Pourquoi l’ancienne Église de France fut-elle appelée la « Fille aînée de l’Église » ?

Ce titre lui est attribué pour deux raisons essentielle :

La première est que Église établie dans le sud de là Gaule celtique est la plus ancienne de toute la chrétienté. Elle est plus ancienne que l’Église catholique romaine. Avant que l’apôtre Pierre ne s’installe à Rome, arrivèrent les disciples du Christ aux Saintes Maries de la Mer. La fameuse « barque » (qui était en réalité un grand et solide bateau) amena Lazare, Marthe, Joseph d’Arimatie (avec le graal) Saint Marie-Madeleine, Saint Maximin, saint Paul Serge de Narbonne… En plus furent transportées les reliques de Sainte Anne, reçues par le sanctuaire d’Apt. C’est là que les Celtes de Saint Anne d’Auray, en Morbihan, vinrent en recueillir pour leur célèbre sanctuaire et pèlerinage.

 

Le gallicanisme ancien, qu’est-ce que c’est ?

 

Le gallicanisme est à la foi l’Église Celtique et l’Église des Gaules. Première remarque :

 

l’Église gallicane n’est pas uniquement l’Église de France puisque, comme je l’ai dit, le territoire des gaules débordait largement les frontières de notre pays pour englober d’autres nations (ou partie de nations) européennes.

Si vous allez sur Internet ou ouvrez un bouquin sur le gallicanisme, vous serez déçu par le côté uniquement historique ou il est question de bagarre et de gros sous et par une totale ignorance de l’esprit qui donna naissance à ce courant d’idées et de spiritualité qui fit la grandeur de nos pères. Il est vrai que ce genre d’ouvrage est souvent réalisé par des prêtres catholiques, ce qui ne risque pas de nous informer au-delà d’une croyance établie. On ne vote pas contre son propre camp.

 

 Il ne s’agit donc pas de parler impôts, régale etc, comme dans  les bouquins d’histoire. Cela a existé, mais n’est pas là spécifié du gallicanisme. Donc en lisant un Que-sais-je ? sur le gallicanisme nous n’avons connaissance que de la partie qui émerge de l’iceberg et nous passons outre la spiritualité européenne qui en est le fondement.

 Il faut être précis : la spiritualité gallicane ne doit pas être confondue avec celle des Catholiques. Soyons conscient qu’il existe une tradition initiatique Européenne, profondément christique non romaine mais issue des plus proches disciples du Christ.

Pour vous situer les choses : Ou que vous viviez, si vous parlez une langue de l’Europe, si vous PENSEZ dans cette même langue, vous êtes de culture gallicane car votre langue est étroitement liée à sa spiritualité sous-jacente qui n’est pas la même que celle de l’Orient.

 Faisons le point en essayant de ne pas barber le lecteur. On peut dire que les Églises gallicanes actuelles, qui se disent Églises de France, – et que tout un chacun peut découvrir sur Internet, – n’ont pas de spiritualité particulière par rapport à l’Église Catholique. Tout en rejetant l’autorité du pape et en lui préférant l’autorité des conciles, elles sont des adaptations, à partir des canons (règles), de l’Église romaine pour permettre aux femmes d’être diaconesse (pas prêtresse !) et aux prêtres de se marier et de dire la messe de St Pie V qui se disait avant le concile Vatican II.

 En réalité l’Église Gallicane véritable est l’Église internationale des Gaules, plus exactement l’Église celtique. En effet, comme je l’ai dit, les Gaules ne sont pas uniquement la France, mais pratiquement toute l’Europe. C’est d’ailleurs pour procurer une identité nationale, à notre hexagone, qu’il fut rebaptisé officiellement « France » vers 1190. Donc, redevenez Gaulois et vous serez européen !

 Le gallicanisme ancien c’est autre chose, tout autre chose. C’est la spiritualité et la mystique de l’Europe. Alors ne vous méprenez pas avec un système de croyances instauré par des religieux voulant imposer leurs prérogatives jusqu’au sein des Églises qui se disent actuellement gallicanes ou catholiques.

 

L’étrange comportement de Béranger Saunière curé de Rennes le château.

 Les lecteurs qui sont intéressés par l’histoire du curé « aux milliards », savent combien cet ecclésiastique, curé du village de Rennes le château, sis dans le massif des Corbières (jouxtant le Cabardès et le Minervois) du département de l’Aude, fut en conflit avec l’Église catholique, par l’intermédiaire de l’évêque de Carcassonne, Monseigneur de Beauséjour, qui le condamna.

Ce que l’on sait moins, c’est que cet humble prêtre était gallican ! Car à son époque l’Église de France l’était. Et ce gallican de Rennes le Château eut le don, après 1903, d’irriter le Vatican qui tenta d’écraser ce dernier «mohican» qui luttait « encore et toujours contre l’envahisseur ». La bataille entre David et Goliath fut épique et surtout courageuse. Le curé traduisit cet esprit de guerre en faisant construire une tour crénelée préfigurant des remparts en projet ! Il montra qu’il allait se défendre, et il se défendit. Devinez ce qui arriva ? Ce fut Goliath qui creva !

D’habitude on ne sait que penser de la fin de cette histoire, pourtant la victoire de l’abbé est incontestable, car l’évêché de Carcassonne n’hérita pas des biens du prêtre et ce fut une amère déception pour lui car son héritière n’était autre que sa fidèle servante. Aussi l’Église tenta de récupérer cet héritage par des moyens qui ont une odeur de soufre plutôt qu’une odeur de sainteté.

Ainsi, par l’intermédiaire de l’abbé Gau (député de l’Aude) elle passa un marché avec un prisonnier qui collabora avec les nazis. L’abbé Gau le fit libérer contre la promesse (non tenue) de faire en sorte que l’ancienne servante de l’abbé vende à l’Église les propriétés de l’abbé ! Mieux encore, cet individu louche mais à la fortune bien assise, se permit de demander au Vatican, en qualité de démuni, une bourse pour ses enfants. Le cardinal Roncalli (futur Jean XXIII) qui était de passage mena une enquête. Il est évident que l’évêque de Carcassonne fut loin d’être élogieux vis-à-vis de cet individu sans parole ni scrupules qui collabora avec l’ennemi durant la guerre de 39-45.

Encore une foi ce fut David qui gagna puisque la bourse fut accordée par le Vatican. Et oui l’Église avait peur, mais peur de quoi ?

 Revenons à Roncalli qui, au début des années 50, reçu sa barrette cardinalice des mains du président de la république Vincent Oriol. Vieille tradition gallicane à laquelle le futur pape pourtant italien tint à se plier dans les salons de l’Elysée. Curieuse cérémonie de « l’adoubement » d’un prélat étranger qui ne peut se comprendre que d’une seule façon : Le cardinal était gallican, gallican Italien !

Mais il y a plus encore. Les papes choisissent leur nom bien avant d’être élu par le conclave. Ce nom s’inscrit dans une lignée qui caractérise l’esprit du souverain pontife. Donc, Jean XXIII s’inscrit dans la lignée de Jean XXII, pape français alchimiste qui régna à Avignon. À ce moment l’intronisation du cardinal Roncalli par le président français montre le désir de souligner cette filiation johannique. Dans la tradition autant Rose+Croix que gallicane, l’alchimie s’inscrit dans leur pratique. En cela, Bérenger Saunière ne dérogera pas comme je le montre dans mon livre Rennes le Château la carte des trésors.

Voici le marché qu’à pu passer l’individu dont je parles ci-dessus avec Mgr Roncalli.

« Mgr, je n’ignore pas qu’il y a ici une cache contenant non seulement des documents comme les archives de la Compagnie du St Sacrement institué par St Vincent de Paul mais aussi un immense trésor constitué d’or alchimique. Je vous donne les renseignements en ma possessions, et avec ceux que vous avez-vous pourrez accéder à la cache pour puiser dans ce trésor et me verser une confortable pension. Si vous refusez je diffuse les archives compromettantes pour l’Église ».

 Le futur Pape se trouva confronté à un dilemme : Jamais, au grand jamais de l’or alchimique ne doit être utilisé à des fins autres que philanthropiques.

Pour ne pas toucher à cet or, le futur pape passa outre l’opinion négative de l’évêque de Carcassonne et fit verser à ce sombre individu une pension par le Vatican.

D’ailleurs Bérenger Saunière eut la même attitude. Lorsqu’il n’était pas dépourvu d’argent (il faisait construire pour recevoir des prêtres à la retraite), sa soeur lui imposa un choix, soit payer une pension à sa mère avec laquelle il était en conflit, soit la recevoir chez lui pendant six mois (d’après Aline Ximénès en son livre en cours d’édition – éditions Fortuna –  sur Bérenger Saunière). Bérenger aurait pu payer cette pension mais préféra recevoir sa mère avec qui il était en discorde plutôt que de payer. Cela se passe de commentaire quand à l’origine de son argent. On sait que Bérenger était généreux et donc loin d’être radin.

Dans l’histoire de l’Église catholique cela va loin. Quand Jean XXIII fut élu il fit se réunir le Concile Vatican II. Le but était d’instaurer la primauté des évêques sur le pape pour retrouver l’esprit gallican. Il décéda avant d’y parvenir. J’ai montré dans Holoscopie de la spiritualité occidentale que Paul VI refusa d’autorité aux évêques cette suprématie des conciles pourtant voté à 80% !

Le successeur de Paul VI, Jean-Paul Ier, voulut donner aux conciles ce pouvoir. Ce qui lui valut d’être assassiné par les partisans d’une papauté dictatoriale en conflit permanent avec l’esprit gallican des premiers siècles.

Vous comprenez pourquoi l’histoire de ce curé est loin d’être banale et d’avoir livré tous ses secrets. Mais le gallicanisme abhorré était un caillou dans la chaussure du pape qui succéda à Léon XIII. Il fallait à tout prix détruire sa légitimité et pour cela trouver les documents dangereux pour Rome.

Pendant plusieurs années le Vatican et l’évêché de Carcassonne observaient. Béranger n’avait plus la protection de son évêque défun Mgr Billard, ni celle de Léon XII décédé en 1903. Quels pouvoirs avait ce prêtre pour avoir de telles protections ? Pie X, pape conservateur, qui condamna le modernisme qui prônait comme tout mystiques tel saint Bernard et tous les chrétiens qui le précédèrent, que Dieu ne saurait être abordé par la seule force de la raison qui s’avère stérile en ce sens. Cela donna la part belle aux théologiens spéculateurs et surtout fut un barrage à l’émergence de la mystique gallicane.

Toute les issues bouclé, il fut donné l’ordre à l’évêque de Carcassonne d’attaquer le « dernier des mohicans » sous n’importe quel prétexte. Je vous renvoie aux ouvrages sur Rennes le Château pour connaître la suite de cette histoire qui commence ici à devenir un peu longue pour un petit article.

Vous avez maintenant de quoi réfléchir sur bien des choses à propos de l’énigme Saunière dont vous venez de lire un extrait qui est inclus dans mon troisième livre sur le sujet.

 

Je vous souhaite à toute et à tous un joli mois de mai.

UNE CONFÉRENCE SUR RENNES LE CHÂTEAU

Samedi 10 avril 2010, veille de l’anniversaire de Bérenger Saunière l’énigmatique curé de Rennes le Château (ayant vécu jusqu’au début de XXe siècle) a eu lieu à Montpellier une conférence d’Aline Ximénès, psychologue et théologienne (diplômée de ces deux spécialités in université de Montpellier).

Autodidacte, elle est issue de la profession d’infirmière ayant exercé pendant plusieurs années au sein des blocs opératoires de chirurgie cardiaque. Après ses études de psychologue elle s’est spécialisée dans l’accompagnement des malades en fin de vie. Ce fut pour elle une expérience essentielle pour comprendre le sens profond de l’existence.

Pendant plusieurs années elle a mené à bien des études sur les différentes phases du déroulement de l’existence pour devenir conseillère en biographe ou accompagnatrice dans la vie de chacune et chacun de nous. Évidemment, il ne faut pas confondre cette biographie avec un livre écrit par un historien sur la vie d’un personnage plus ou moins célèbre.

Personnellement pour éviter ce genre de confusion j’aurais opté pour le terme de « biogravure », car il s’agit du sillon de notre vie que nous gravons nous-même dans notre champ pour le semer et le faire fructifier.

La biographie dont il est question ici concerne aussi bien le curé de Rennes le Château que chacune et chacun de nous. Elle a pour rôle de découvrir le sens profond des évènements qui constituent la trame d’une vie ou de notre vie afin de pouvoir accéder à une compréhension profonde de notre raison d’exister et ainsi pouvoir nous métamorphoser.

METAMORPHOSE & transmutation alchimique.

 Disons-le tout net : Il s’agit de découvrir le sens initiatique de notre existence. De ce fait le terme accompagnatrice doit être pris dans le sens où vous êtes accompagné pour écrire vous-même votre propre histoire et non pour que quelqu’un l’écrive pour vous ! Nous sommes dont loin du procédé d’un astrologue ou d’un numérologue qui raconte votre histoire après avoir érigé votre thème. Ici il s’agit de « mettre la main à la pâte » et d’être l’artisan de son propre destin.

Dans cette perspective sacrée de notre propre découverte il n’est pas question de jouer avec une terminologie psychologisante, bref de se gargariser avec des mots ou de déclamer des textes ronflants avec l’emphase des comédiens…

« Vanité, vanité, tout est vanité » nous dit l’Ecclésiaste et on s’y roule dedans de bon cœur tout en roulant les autres. Sociétés « initiatiques » ne voyez-vous rien venir ? Superbe du Vatican où est ton avenir ?  Hélas, tandis que l’homme grandit les institutions, officielles ou non, restent dans leurs petitesses d’antan.

Les habitants de notre monde portent des veste trop petites dont les coutures craquent et les manches arrivent à peine jusqu’aux coudes… Rien ne vas plus !

La biographie permet de vivre totalement le « Connais-toi toi-même » inscrit au fronton du temple de Delphes. Ici il s’agit de savoir qui l’on est sans s’enliser dans une psychanalyse onéreuse et sans fin.

L’intérêt de cette conférence est cette description des cycles de notre vie et surtout leurs relations entre eux. Escalier sublime ou toute marche ratée revient inexorablement sous nos pas. Le but n’est pas de savoir qu’il existe une peau de banane sous notre pied, mais d’apprendre à s’en débarrasser en agissant pertinemment sans gémir inutilement sous les coups du « mauvais sort » ! Cette attitude est au cœur de la métamorphose de l’être que l’étude biographique illustre fort bien. Nous pouvons ainsi mesurer l’inanité de ceux qui citant doctoralement l’Évangile du haut de leur perchoir, affirmant péremptoirement que nous devons rejeter la peau du vieil homme. Baratin, baratin, où est la manière d’y parvenir ? niet ! pas de réponse même ampoulée seulement des hors sujets en se berçant avec une spiritualité éviscérée.

Conférence donc, extrêmement concrète extrêmement utile, ne jonglant pas avec les lieux communs, fascinante même par l’éclairage qu’elle apporte sur la cohérence du déroulement d’une vie dont les évènements s’enchaînent et se croisent en n’ayant qu’une seule perspective : nous tirer vers le haut en sortant vainqueur du combat contre nous-même.

j’ai annoncé dans ce blog cette intervention sur Bérenger Saunière avec l’affiche suivante :

 

AFFICHE-CONF-B-S-1-

J’ai donc assisté à cette conférence agrémentée de photos projetées et j’ai pu en tirer plusieurs enseignements dont j’aimerais vous faire part.

J’ai d’abord pu constater qu’il ne s’agissait pas d’une exposition d’idées style nouvel age. Le procédé n’avait pas de rapport non plus, comme vous vous en doutez, avec un thème astrologique ou numérologique. Pas question d’embrigader le chaland dans un mouvement sectaire plus ou moins camouflé.

Alors comment définir ce qu’à exposé avec beaucoup de clarté Aline Ximénès ? Je n’ai vu qu’un sens global qui ne peut qu’intéresser tous candidats sérieux à la spiritualité et à l’ésotérisme : C’est une Introduction solide à la voie initiatique. 

J’ai suffisamment parlé du vide abyssal ou folklo des sociétés initiatiques actuelles pour insister sur l’intérêt initiatique réel que présente cette conférence.

Et cette voie de transformation profonde de l’être il fut possible de la suivre à travers la vie de cet étrange curé que fut Bérenger Saunière. Au fil des évènements plus ou moins connus de tous nous voyons se dessiner un portrait vivant qui, au fil des années nous montre un être désireux de se transformer et qui progressivement change de visage et ne cadre plus avec les mensonges qui furent colportés sur lui par les « chercheurs » avides de notoriété ou encore les ignorants et même les mauvais coucheurs. Cet ecclésiastique était profondément honnête et spirituel. Homme déterminé et actif parvenu à accéder aux connaissances initiatiques fondamentales dont la décoration symbolique de son église et ses sermons d’Antugnac, manifestent la réalité.

Et là on découvre à travers son moyen d’expression cabalistique la fluidité de son langage fruit de sa métamorphose qui lui permet de jongler avec les inversions, les analogies de forme de couleurs et de sonorités pour livrer à ceux qui suivent sa voie la manière de procéder pour accéder à son secret.

Aline Ximenès ne nous livre pas ce secret, ce serait trop facile ! et surtout malhonnête ! Elle nous invite à accéder à notre propre parcours initiatique pour découvrir à travers lui la dimension de Béranger et, de ce fait, tout ce qu’il a voulu dire nous livrer, si nos yeux sont suffisamment ouverts, la carte pour accéder à ses trésors. Cette étude donne les clés pour atteindre un monde fantastique que ni l’astrologie ni la numérologie ne sont capables de nous décrire.  

Toute cette riche recherche, sur le curé de Rennes le château, est l’objet d’un livre qui est en cours d’impression aux éditions Fortuna.

Voici la carte de visite de madame Ximenès illustrée par la carte de vie comportant les cycles de sept années qui nous transforment progressivement jusqu’à ce que nous soyons aspirés vers le haut quand le biologique perd sa raison d’être, et que vient le moment de nous régénérer dans les sphères sacrées de l’univers.