AU RYTHME DES MANTRAS ET DES LITANIES

ob_d3a897_l-etoile-a-six-branchesL’unité des religions ne saurait se découvrir dans le discours des philosophes de bonne volonté, tel celui de Frithjof Schuon, ou des théologiens qui sont aussi nombreux que les mouches à viande au froufroutement d’hélicoptère ! Leur ego intello ne saurait fournir que des concepts qui ressemblent au lit de ses rivières asséchées. Les scribes, par leurs spéculations matérialiste, sont les furoncles de l’œcuménisme et de l’ésotérisme qu’ils ne peuvent comprendre dans leur vitalité. Aucun mot ne remplace un battement de silence qui nous relie à l’indicible. Les contes de fée sont parfois plus instructifs qu’un manuel de théologie à l’usage des neurones affamés. Les légendes, telle celle du Graal, ouvrent mille fois plus l’horizon qu’un morne exposé de sorbonnard sur la création. Aussi je ne vais pas me priver pour emprunter les chemins minés par les biens pensants et tenter de découvrir d’autres horizons vers cette unité et cette philosophia perrenis que certains réclament à corps et à cris.

 

Dans diverses circonstances, liées au sens de la vie spirituelle, les Hindous comme les Soufis et les chrétiens ont une tradition commune celle de la répétition de mots sacrés ayant une influence sur le psychisme et le mental des fidèles : le mantra en Inde, le wasifa soufi chez les soufis musulmans et les litanies chez les chrétiens primitifs.

Chacune, de ses répétitions scandées, a une action particulière qui supporte d’une manière informelle une action symbolique qui lui est personnelle.

Un des plus connu à notre époque est le Ya Fata qui dirige son action vers le devenir de l’homme, tout comme les litanies, lors de l’ordination d’un prêtre visaient, dans l’Eglise primitive, au devenir, et à la protection du futur ecclésiastique.

La raison et l’effet de pareils rituels sont communs.

Le mot Fata a comme en Orient, plusieurs significations complémentaires. Il désigne la porte à ouvrir ainsi que la flèche ou le javelot, la lance dont la projection facilitera l’accès. Ce jet se retrouve dans les litanies qui sont des oraisons jaculatoires successives chez les chrétiens primitifs. Ce genre d’oraison se caractérise par sa brièveté ardente. Nous retrouvons dans le rite du jet un rite qui remonte aux atlantes, qui lançaient chaque jour une flèche vers le soleil pour en attirer les bienfaits et surtout l’énergie créatrice et vitale. Le même rite connu des Mazdéens fut également pratiqué à l’ouverture des premiers jeux olympiques en Grèce et se pratique encore actuellement chez certaines tribus indiennes d’Amérique.

J’ai plusieurs fois signalé les rapports cordiaux sur le plan ésotérique et initiatique qu’entretenaient au moment des croisades les chevaliers chrétiens, et plus particulièrement les Templiers avec leurs homologues musulmans, lorsqu’ils n’avaient pas à les combattre sur le plan temporel. C’était au cœur de cette sorte d’université que l’on appelait Maisons de la Sagesse et dont les fonds documentaire exceptionnels provenaient de la bibliothèque d’Alexandrie, comme je l’ai expliqué à plusieurs reprises qu’un héritage ésotérique provenant du fond des âges (la bibliothèque fut crée en 332 avant Jésus-Christ) fut transmis à la chevalerie occidentale et orientale aussi. L’idée même de la chevalerie serait née bien antérieurement dans cet Iran à qui l’Occident  devait faire tant d’emprunts… Même sur le plan religieux.

Le mot Fata dans son sens de porte à ouvrir servait de mot de passe pour pénétrer dans les salles de réunions chevaleresques et fraternellement œcuméniques. Tel fut le cas notamment dans les assemblées que Frédéric II de Hobenstaufen réunissait dans son fameux château ésotérique des Pouilles.

Certaines légendes médiévales considérées comme d’origine celtique : le cycle du roi Arthur, Les chevaliers de la Table Ronde, La Queste du Graal, etc. proviendraient en réalité de prototype iranien. A noter même que ce patronyme, comme Parsifal (devenu Parseval ou Perseval au cours des siècles), est composé de deux mots persans anciens Parsi et Whal signifiant l’homme pur et purifié par la lumière. Voici qui n’est pas sans rapport avec le terme de Cathare, qui signifie « pur », que l’on retrouve dans le midi de la France où par ailleurs existeraient divers toponymes aux consonances iraniennes, tel le comté du Razès, venant généralement se juxtaposer à des suffixes courants en France comme ois et ais dont le sens et l’origine sanskrits sont déjà bien connus.

Pour en revenir à l’esprit d’amour et chevaleresque manifesté dans les romans médiévaux, je rappelle une anecdote ou plutôt une des épreuves de Parsifal chevalier chrétien, qui doit combattre Bérénis, un chevalier musulman… à la lance naturellement ! Mais laissons là cette allusion à Fata.

Au milieu du combat, dans un instant de repos, ils en viennent à parler de leur origine et s’aperçoivent qu’ils ont le même père, celui de Parsifal ayant eu aussi un enfant d’une arabe. Le combat cesse et ils s’embrassent fraternellement, jurant de poursuivre ensemble la queste du Graal, car dit la légende, ils ne pourront pénétrer qu’ensemble dans le château abritant le Graal.

L’un est dit Chevalier Blanc et l’autre Blanc et Noir à cause de son origine. Voila qui nous entraîne vers tout un symbolisme de l’unité templière que d’aucuns pourraient confondre avec un manichéisme mal compris.

Depuis la tradition et le rituel des Atlante, des points de repères sont laissés aux disciples de la lumière symbolisée par les religions solaires prônant la marche de l’humanité vers les portes à ouvrir sur l’amour et la connaissance. Les mantras comme le wasifa soufi et les litanies scandent cette marche de l’Homme vers la lumière du soleil dont la puissance et le rôle est, pour le plus grande part, encore inconnue par nos modernes physiciens.

Avec toute mon amitié.

PROPOS SUR L’ILLUMINISME

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L’illuminisme est devenu incompréhensible non seulement pour la spiritualité en générale mais aussi pour la franc-maçonnerie qui l’a longtemps gardé en son sein.
La raison en est simple : l’esprit avec lequel œuvrèrent ceux qui participèrent de ce courant spirituel du XVIIe et XVIIIe siècle, est devenu étranger à nos spiritualistes contemporains. Ils ont oublié l’aspiration fondamentale qui présida à l’élaboration des voies initiatiques, dont l’alchimie est le maître d’œuvre, à tel point qu’a pu fleurir marginalement un illuminisme négatif, qui dirige le monde matérialiste, lequel a pris le nom d’illuminatis. Sur ces dirigeants je ne m’attarderais pas car ils sont une conséquence directe de la corruption de notre société comme le sont le revers de la médaille de certaines inventions dont le prix Nobel nous rappelle en permanence la triste réalité.
Au XVIIIe siècle, l’illuminisme était d’une extraordinaire richesse et préfiguraient les découvertes des neurosciences actuelles. Ce courant ésotérique se caractérisait par une reconnaissance en l’homme d’un ensemble de faits de capacités et d’états qui dépassent largement l’aptitude, aussi subtile soit-elle, de notre intelligence discursive.
C’est exactement les mêmes constatations que firent les neurobiologistes quant aux étranges capacités de notre encéphale cérébral droit qui est capable de parvenir à la solution exacte d’un problème sans passer par un raisonnement logique. Son aptitude à saisir une totalité dans une partie de ce qui est observé renoue avec l’adage si souvent ironisé : « Un le tout, tout en tout » adage qui ignore combien la structure holographique de notre pensée est omniprésente sans parler de celle de notre univers dont les recherches sont en cours…
Le nom d’illuminisme fait référence à la lumière. Toute la difficulté, et aussi toutes les erreurs, reposent sur la définition que l’on donne à la lumière. Si nous croyons qu’elle est uniquement une science divine venant d’en haut et donc le fruit d’une mystique qui procède par révélation des connaissances du monde supérieur, nous avons raison si seulement nous savons d’où vient cette lumière et comment nous faire illuminer par elle.
Quoi qu’il en soit les individus insatisfaits par les dogmes et les cultes se livrent à des recherches sur le christianisme primitif pour tenter de discerner l’origine de cette lumière. La encore ils ont raisons seulement s’ils pensent que la connaissance d’un rit ne vas pas tout solutionner, et là je parle aussi des rit maçonniques. En d’autres termes ils ne peuvent porter leur fruit que s’ils ne sont pas le jouet de cette lettre servile qui occulte l’Esprit.
Tout cela est en accord avec la pensée de Joseph de Maistre. Quoi qu’il en soit la mystique fut toujours indépendante de tout cléricalisme établi, même au sein d’une Église. C’est un concept partagé par tous les illuminés mais qu’ignorent bien des Francs-Maçons qui se disent anti-dogmatique et par la même (par cette manière de penser dogmatique par essence) se barrent la route à l’illumination.
Comment jouir de cette intuition, de cette intelligence profonde des choses qui repose sur une illumination invisible ? Comment posséder la vision intime du principe de la réalité du monde ? Telle sont les questions que se posent tout adepte.
La seule réponse réside dans la signification du symbolisme alchimique des loges maçonnique qu’expliquent à leur manière bien des auteurs. Et qui plus est, seul le laboratoire alchimique rejeté par bien des loges, offre une compréhension et une solide technique mystique pour y parvenir.
Ceci étant dit Martinès de Pasqually, Saint-Martin, Willermoz, Johann Friedrich Kleuker et Gottlieb Heinrich von Schubert, furent tous admirateurs de la théosophie chrétienne de Jacob Boehme, qui révéla l’influence de l’alchimie.
Les fondateurs des grands courants spirituels ne sont lus qu’en fonction du crible de nos croyances qui sont, il faut le reconnaître, le pivot de l’expérience humaine à la racine de nos habitudes cognitives. C’est un fait qui n’échappe à personne, pas même aux biologistes spécialistes des neuroscience qui affirment, tel le célèbre professeur Américain de neurophysiologie Michael Gazzaniga : « Croire est ce que les humains font le mieux » in Le cerveau social : p13 Editions Odile Jacob.
Ainsi prévenus nous continuons à ne point nous méfier de nous-mêmes tout en fredonnant béatement : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux » c’est ce que l’on appelle du verbiage qui nous occulte la lumière car nous ne faisons que réciter à l’aune de nos croyances et de nos coups de cœur.
Certains m’affirment péremptoirement que l’initiation permet de dégager le « moi intérieur », « l’étincelle divine » existant dans la personnalité humaine. Je veux bien le croire mais je n’ai jamais rencontré d’individu ayant réussi ce tour de force résultant d’une initiation sans être au préalable sérieusement formé. Car toute chose nécessite une formation même si nous sommes habités par une puissante intuition. Évidemment j’entends l’initiation dans le sens maçonnique, rosicrucien ou martiniste du terme.
Le père des lumières, pour paraphraser Fulcanelli, n’est autre que le soleil. Œuvrer avec la lumière n’est autre que l’alchimie qualifiée d’œuvre du soleil par Hermès Trismégiste. C’est dans ce sens que Jacob Boehme, révéla à l’avant-garde des illuministes l’influence, et donc la nécessité, de l’alchimie.
Celui qui au laboratoire n’a pas découvert la puissance créatrice de la lumière, et ne sait surnager dans l’océan des causes, ne saurait savoir ce qu’est réellement l’illuminisme.
La pratique au laboratoire provoque des réflexions, amène à des découvertes ainsi commence la formation qui inéluctablement conduit à rencontrer un guide autant pour le laboratoire que pour comprendre le sens profond de la lumière en soi et à travers l’Univers.
Ce qui précède n’est pas spéculatif.
C’est donc par un retour aux sources de l’illuminisme et de l’alchimie et par ceux qui souhaitent se mettre à son école en plaçant leurs pas dans les leurs, et non en ostracisant leur doctrine et leur façon de vivre le cheminement initiatique, que la maçonnerie pourra retrouver son authenticité perdue.
Je sais, c’est une vue de l’Esprit et je ne nie as que je suis un rêveur éveillé. Mais j’ai posé ma Pierre. C’est là l’essentiel.
Avec toute mon amitié.

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BROUILLON ROMANESQUE

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Je n’ai pas le temps d’écrire un article car j’essaye de traduire ce que j’ai observé et compris, depuis des années, à travers la trame d’un roman. Comme je suis un néophyte en ce domaine il me faut du temps pour synthétiser toutes ses observations et opinions.
Je me suis dit que vous méritiez la primeur même si mon texte est en état de brouillon. Aussi je vous sers ici un nouveau passage en prenant bien soin de ne pas déflorer le mystère que j’essaye de faire le plus musclé possible sans pour cela tomber dans le délire. Voici donc ma prose :

Guy et Odile se précipitèrent pour la relever. Elle n’était pas blessée, seulement un peu sonnée. Ils la soulevèrent à eux deux en l’aidant à monter par le petit escalier de la tour. Dans la pièce gravée du tribann Guy ouvrit, sous l’escalier, une porte dissimulée par la petite bibliothèque coulissante. Apparut alors une grande pièce chaleureuse lambrissée de chêne avec, au milieu, une grande table. Le long des murs un buffet et une desserte du XIXe siècle s’harmonisait avec la boiserie murale. A une extrémité un feu de bois crépitait et sur la cheminée une petite pendule comptait le temps avec son balancier doré.
Ils installèrent Sylvie, qui semblait groggy, dans l’un des confortables fauteuils Empire tournés vers l’âtre. Guy fit assoir Odile dans l’autre fauteuil et tirât entre les deux sièges une tablette marquetée. Disparaissant par une petite porte il réapparut avec une bouteille de Schrups, ce rhum très sucré et fruité, à la mandarine et à l’orange, qui permettait aux travailleurs des siècles passé de surmonter bien de misères. Il servit copieusement Sylvie et Odile qui reniflèrent la boisson en le regardant d’un œil méfiant.
– Quoi ! je ne vais pas vous empoisonner ! Je vais me servir à la même bouteille en qualité de testeur de ses dames. Si je tombe raide mort de grâce, ne buvez pas.
Elles goutèrent ensemble du bout des lèvres en se regardèrent en se léchant les babines.
– C’est bon ce poison ! s’exclama Odile. Tu as des trésors dans ton armoire de sorcier apothicaire.
Sylvie ne disait rien et dégustait les yeux fermés.
– Ça, c’est un remontant ! Tu l’as trouvé ou ?
– Je le fais venir de la Martinique où, à l’unanimité des gûstateurs, se fabrique le meilleur rhum et shrubb du monde.
Elle se pencha vers Guy et interrogea:
-Tu n’aurais pas inverti dans les rhumeries de la Martinique par hasard ?
– Non. Il fit miroiter la liqueur devant la lumière du lampadaire, mais comme j’aime cette ile je suis parfois cocardier.
Sylvie souriait en reprenant rapidement des couleurs et plaisanta en se tirant dans la tempe avec son index en disant:
– Je l’ai échappée belle ! et toi aussi Odile car ces deux tordus était capables de tout. Mais alors, quel langage !
Ils furent secoués d’un rire inextinguible activé par la chaleur bienfaisante du rhum. Le stress s’évacuait dans la paix du lieu et les bienfaits de la liqueur dorée.
En levant la bouteille Guy leur annonça en les regardant l’une et l’autre:
-Les filles je vous invite au resto. Il y a tout ce qu’il faut pour passer une bonne soirée ici, à quelques pâtés de maisons.

Le serveur jovial d’un petit restaurant, au style vieillot des années 70, les accueillit avec le sourire quand il reconnut Guy qui serra des mains à la ronde. Il s’inclina profondément devant les dames en disant:
– Mesdames, nous sommes tous ici à votre entière disposition.
Guy le regarda intrigué et se tourna vers Odile et Sylvie en disant:
– Quelle classe notre sympa maitre d’Autel ? Vous êtes traitées comme des princesses. Je vais devenir jaloux !
Sylvie le regarda avec les deux auriculaires levés verticalement en disant:
– A tout seigneur tout honneur, il faut bien compenser les injures et menaces par quelques prévenances.
– Tu vas très bien en princesse mais arrêtons là le petit doigt levé avec ça je serais collés par l’étiquette et ne pourrais rien avaler achevât-il en pouffant.
Ils continuèrent leurs échanges sous l’œil singulièrement attentif du maitre d’hôtel.
Sylvie regarda tout à tour Guy puis Odile.
-Vous vous connaissez ?
Guy allait répondre quand Odile le devança:
– Nous nous sommes rencontrés le 22 avril dernier à l’occasion d’une conférence sur l’alchimie donnée par Guy au Corum de Montpellier.
– Guy tu es conférencier ? Interrogea Sylvie.
– Ça m’arrive à mes moments perdus. Je donne quelques conférences pour des associations.
– Tu es alchimiste ?
– Non, j’ai étudié l’histoire de l’alchimie et aussi certains auteurs.
– Donc tu ne transmutes pas du plomb en or !
– Arrête avec ce cliché des siècles passés qui voient une inéluctable corrélation du mot alchimie avec l’or. J’ai l’impression que des auteurs de haut niveau tel Mircéa Eliade n’ont pas existé et que des livres comme Forgerons et alchimistes n’ont jamais été écrits !
Sylvie souriait avec un air taquin en prenant un malin plaisir à tourmenter Guy. Le regard en coin elle ajouta:
– Tu ne roules pas sur l’or alors tu ne m’intéresses pas. Elle acheva sa phrase dans un rire enfantin qui détendit Guy puis le fit sourire et enfin rire à son tour.
Odile souriait difficilement car jamais elle ne s’était réellement intéressée à l’alchimie si ce n’est d’une manière superficielle, à titre de curiosité. Elle n’avait pu poursuivre sa relation avec Guy car elle se sentait de plus en plus mal à l’aise face à son refus d’approfondir associé à un certain solipsisme. Elle n’avait besoins de personne pour avancer. La philosophie libertaire et disparate du Nouvel Age lui convenait. Elle se sentait néanmoins mal dans sa peau. Sylvie semblait la comprendre et lui dit:
– Tu t’intéresses à l’alchimie ?
– Oui, car j’ai l’intuition, uniquement l’intuition, que c’est une vieille science qui devait être extraordinaire.
-Tu ne l’as pas étudiée ?
– Non ! Par où commencer ? Les textes sont tellement obscurs que n’importe qui s’y perd.
– Guy aurait pu t’aider…
Le maitre d’Autel s’approcha en faisant une révérence à Sylvie pour poser sur la table le dessert. Odile et Guy regardèrent Sylvie et lui dirent ensemble en inclinant la tête en riant:
– Votre Altesse est servie !
Après s’être écarté, le maitre d’Autel, qui ne les quittait pas du regard, eut un sourire amusé.
– J’ai un service à te demander, dit Sylvie en se tournant vers Guy. Paul, mon mari, a voulu venir quand je lui téléphoné que j’ai été agressée. Il ne va pas tarder à arriver. Pourrais-tu héberger Odile et la ramener, demain matin, à Fleury ?
– Ne t’inquiète pas je la ramènerai, elle disposera de la chambre du sénéchal. C’est la meilleure chambre à donner qui fut jadis occupée par le maitre d’arme des Templiers responsable du petit fort que j’occupe et qui surveillait l’entrée de la ville.
Elle se tourna vers Odile:
– Voilà pour toi l’occasion de mieux apprécier la tour. Je suis certaine que tu ne le regretteras pas.
Odile ne dit rien et eut un petit sourire crispé.
Sylvie s’approcha d’elle et lui glissant à l’oreille:
– Désolée de te laisser entre les griffes de l’ours, ce qui eu le don de dérider Odile qui lui répondit à haute voix en la prenant dans ses bras:
– Repose-toi bien et à demain.

Fin de l’amuse gueule…

POT-POURRI NAUSÉABOND

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Je suis obligé de vous servir un pot pourri dans le sens le plus nauséabond du terme car je lis dans les forums des opinions fausses et tordues à mon propos. J’ai gardé, pendant plus de 20, le silence, car j’estimais que des réponses étaient inutiles tellement la méchanceté était au rendez-vous.

Pendant les années 80 j’aidais, à la tête du clergé de l’UNA de Montpellier, une association caritative. Aussitôt cette activité connue dans l‘entourage de Roger Caro, de multiples critiques se manifestèrent à une degré tel que je ne communiquais plus  de rapports sur nos activités.

Lorsque je rencontrais Roger Caro il me confia que l’esprit avait quitté l’Eglise et l’alchimie des frères aînés de la Rose-Croix. Il me confia même que certains restaient des heures pour lui tirer les vers du nez sur des manipulations alchimiques, ce qui le fatiguait beaucoup car ils restaient longtemps. Il me parla en ses termes :

« Léon, je suis âgé et malade. Je n’en ai plus pour longtemps. Il faut absolument faire un barrage à ce genre d’individus qui ne comprennent rien à la spiritualité sans cela l’Eglise et l’alchimie n’auront aucun sens. Je me suis aperçu en sondant les connaissances de certains qu’il mélangeait la voie que je t’ai enseignée avec celle de Fulcanelli, C’est un désastre ».

En 1991 Roger Caro désigna son successeur J. LS. C’était un Évêque compétant et responsable à la moralité au-dessus de tous soupçons, et foncièrement bon. En le désignant Roger Caro avait évincé certains individus, ce qui provoqua  des jalousies tellement méchante et calomnieuse que J. Ls. décida de démissionner car, m’a-t-il confié, il aurait été harcelé et calomnié pour mettre en doute sa légitimité. Vous vous en doutez,  des êtres difformes voulaient sa place.

En 1991 Roger Caro n’avais donc pas de successeur. Un jour je lui rendis visite avec des amis. A ce moment il me dit :

« Léon tu seras mon successeur ».

J’acceptais en sachant quel sac de crabe m’attendait. Et personne ne croyait en moi.

Devant tous, y compris ceux qui affirment que je suis illégitime, il demanda s’ils étaient d’accord. Ils répondirent tous par l’affirmative. Il m’intronisa co-patriarche successeur et m’imposa les mains.

Après son décès j’étais illégitime. Plus encore Roger Caro pratiquait une mauvaise alchimie qu’il avait inventée. J’ai profité de sa vieillesse pour lui arracher l’autorisation de lui succéder. Heureusement qu’il y a des témoins qui peuvent certifier car ils savent que je n’ai jamais manifesté le désir de le remplacer et que c’est Roger Caro lui-même qui m’a désigné sans que je lui parle d’aucune manière. D’ailleurs ce genre de baratin n’est pas ma tasse de thé. D’autre part je ne le voyais pas souvent pour manœuvrer de la sorte car il y a une trotte de Montpellier à Saint Cyr sur mer. Déplacement que je faisais trois fois par ans seulement.

Évidemment c’est ma voix contre celles des autres. Si vous croyez que je puis écrire certains articles tout en sentant le pourri alors je n’ai plus rien à ajouter.

Cependant je reste à la disposition de ceux qui, fatigués des on-dit, me posent des questions à propos de ma légitimité.

Je vous ferais remarquer que vous pouvez continuer à me considérer comme légitime tortionnaire d’un vieillard malade. Si j’écris ses lignes c’est pour ne pas éloigner ceux qui désirent un enseignement sérieux. C’est seulement pour eux !  

A bientôt.

L’ALCHIMIE ET LE SUPRASENSIBLE

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Parler d’alchimie et en plus de suprasensible est pour le moins déroutant car nous sommes là en marge de notre manière habituelle de percevoir le monde. Nous sommes dans une position opposée à celle qui est courante de nos jours, même si l’informatique permet de faire naître une sorte de monde onirique avec les reconstitutions et les inventions de choses qui n’existent plus ou n’ont jamais existé.

Les déistes, et même les chrétiens actuels, ou ceux qui  défendent une vision idéaliste de l’homme ne parlent jamais de la dimension suprasensible de l’être humain et de l’univers et encore moins d’alchimie qui reste dissociée de ce concept, déjà difficile à concevoir. Car l’alchimie est considérée comme une sorte de métallurgie pour cervelle dérangée qui concerne, dans le meilleur des cas, des sortes de rêveurs géniaux mitonnés de surréalisme… En fait reconnaissons que le surréalisme a parfois  puisé ses visions dans la dimension suprasensible du monde des alchimistes… mais, pour beaucoup, le surréalisme est mort. Rions ! S’il est mort c’est en nous tirant la langue, puisque c’est nous qui l’avons étranglé…

Au fil des siècles, nous avons pris l’habitude d’initier les enfants à une conception du monde selon laquelle notre terre n’est qu’un petit grain de poussière au sein du cosmos, et sur ce petit grain de poussière  se meuvent d’autre grains de poussière bien plus petit encore : les hommes, tellement insignifiants au regard du cosmos. Or, cette idée de grain de poussière terrestre s’est glissée dans tous les esprits et dans tous les cœurs et se résume par la fameuse formule que l’homme est, sur le plan du volume, entre l’atome et l’étoile. En conséquence, nous sommes resté des volumes, des quantités et avons fini par perdre la possibilité d’établir un rapport avec ce qui existe en dehors du règne terrestre. Maintenant, rien n’est en dehors de l’univers perceptible pour nos sens, et cela même si nous savons qu’il nous est impossible de percevoir un champ biomagnétique et bioélectrique qui, tout en étant les fondements de la vie ne peuvent être appréhendés par nos sens.

Pourtant, cette curieuse constatation que l’homme est entre l’infiniment grand et l’infiniment petit devrait éveiller l’attention mais, malheureusement, le sens des analogies s’est perdu pour laisser la place au principe d’identité… « Une chose est ce qu’elle est » n’allons pas chercher ailleurs ! Ne nous plongeons pas dans le bourbier des analogies même si à l’école nous est inculquée, dès l’enseignement secondaire, l’analogie entre un circuit hydraulique et électrique.

Bien que l’homme ne s’en rende pas compte et que cela demeure encore dans l’inconscient, c’est avec une netteté évidente que la sensibilité humaine est invitée à tourner énergiquement son regard vers l’aspect suprasensible de son être et donc également de l’univers. C’est de cet élan dont nous ignorons les sources profondes que jaillissent ces besoins impérieux de renouer avec cette spiritualité sauvage qui donna naissance à l’univers varié de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler sectaire et donc de lui attribuer une  connotation dangereuse, dangereuse en réalité, pour la dimension matérialiste qui sous tend la pensée raisonnable d’un homme que l’intelligentsia a dogmatiquement qualifié de sain et de raisonnable.

Souvenons-nous de cette progression cancéreuse qui a voulu qu’au cours des derniers siècles le matérialisme ait répandu ses métastases jusqu’à toutes nos connaissances qui se sont hypertrophiée et subdivisée en de multiples cellules impossibles à maîtriser. En d’autres termes plus personne ne parvient à définir un cap. Et nous pouvons dire qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion. Cela est normal et tout à fait prévisible car le matériel a ses limites impossibles à transcender.

Fort heureusement pour nous l’alchimie l’a fait en se servant de la matière pour parvenir à échanger avec le monde immatériel du suprasensible. Ce monder de l’imperceptible fut le substrat des religions et plus particulièrement du christianisme des premiers siècles… de nos jours perdu.

Qu’est-ce que le matérialisme ?

Le matérialisme est une conception du monde qui considère que l’homme émane des substances et des forces de notre terre. En cela Jacques MONOD est extrêmement convaincant en son livre Le hasard et la nécessité. Et même si certains insistent sur le fait que l’homme n’est pas seulement issu de ces substances et de ces forces terrestres, il n’existe néanmoins aucune science, si ce n’est l’antique alchimie, qui traite de ce qui chez l’homme et les êtres vivants ne découle pas des substances et des forces de la terre. C’est pourquoi ceux qui émettent les multiples affirmations bien intentionnées disant que ce qu’il y a d’éternel en l’homme, et dans tout être vivant, peut tout de même être compris d’une façon ou d’une autre, ne sont pas vraiment sincères sauf… s’ils sont alchimistes dans le sens vrai du terme, comme l’était un FULCANELLI ou un Roger CARO ou d’autres encore, et non pas occultiste à la recherche d’un minable secret…! Car l’alchimie dans son étude des causes cerne les processus immatériels et suprasensibles de tout être vivant et n’a point besoin d’appareils sophistiqués pour en saisir non pas la structure mais le rayonnement. Que l’étoile de Bethléem soit votre guide.

Avec toute mon amitié.

 

LE MIROIR DU MONDE ET SES MULTIPLES FACETTES

 

Ce que je vais vous raconter paraîtra aussi invraisemblable que les apparitions de la vierge, en 1873, à ce brave Auguste Arnaud de Saint-Bauzille-de-la-Sylve. Comme vous êtes maintenant un peu habitué à mes histoires quelque peu fâchées avec le conformisme, je suis sûr que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. Si ce n’est pas le cas soyez sûr d’une chose : je ne vais pas pleurer.

Sur notre terre des femmes et des hommes exceptionnels existent. Leur comportement dans la vie et ce qu’ils disent nous apparaissent invraisemblable car nous ne connaissons pas l’univers, nous ne savons absolument pas quelles sont ses lois. Personne ne saurait me désavouer si j’affirme que les physiciens et les astronomes ne connaissent rien si ce n’est une très fine pellicule qui enveloppe et masque la réalité.

Étant conditionné par un discours scientifique ou qui se veut tel, nous ne pouvons nous en émanciper par crainte du ridicule. Parfois quand je regarde ces gaspillages publicitaires qui constipent ma boîte à lettres, je lis fréquemment, sur un prospectus, une inscription surréaliste en grosses lettrées rouges barrant l’image d’un produit : « scientifiquement prouvé ». La « science » bidon de nos publicistes fait vendre aussi, je ne me roule pas par terre de béatitude quand ce surréaliste label de « qualité » s’encrotte pour devenir l’affirmation débile et grassement payée :« Vu à la télé ». Il faudrait que l’univers soit borné pour livrer ses secrets à cette bande de tocards dont hélas je fais partie à ma manière.

Ainsi va la misère humaine qui vit dans l’illusion et qui accuse les être éveillés de vivre dans l’aberration alors qu’ils soulèvent un coin du voile de notre réalité.

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Une femme vivait dans cette réalité, qui est évidemment pour nous irréelle, et que d’aucuns ont décrié ou ignoré. il s’agit de la religieuse allemande de l’ordre des Augustins : Anna Katharina Emmerick ou encore bienheureuse Anne Katherine Émmeric. Elle est née en 1774 et décédée en 1824. Un demi-siècle de vie extraordinaire qui lui valut d’être béatifiée ou « promue » bienheureuse, en 2004, par le pape Jean-Paul II.

 

Ce que je vais vous dire n’a évidemment aucune accointance avec un prêche de curés catholiques ou autres. Fort heureusement car les catholiques (comme les Orthodoxes et les Protestants) se refusent généralement à comprendre, sous des dehors de libertinages, ce qui pourrait mettre en péril leur conception du monde prédéfini au fil des siècles.

Je vous ai déjà dit que je suis profondément chrétien et, de ce fait, je refuse absolument ce qui s’inscrit dans le concept de croyance qui a remplacé et perverti la magnifique avenue de la connaissance qui conduit au pur christianisme de nos aïeux dont je suis, à mon corps défendant, l’un des trop rares pontifes conservateurs de sa pérennité.

La mystique allemande Anna Katharina Emmerick est née dans une famille de modestes paysans. En 1802 elle entre dans dans le cloître des augustines de Dülmen. Bientôt elle devient si malade qu’elle ne peut plus sortir de chez elle et reçu les stigmates ou plaies du Christ. Par la suite elle eut des clairvoyances qui représentait des événements de l’histoire de la création et du Christ. Elle eut même des visions du tombeau d’Adam et Ève.

Entre 1816 et 1824 le poète Clément Brentano de la Roche vient à son chevet et prend en note ses visions. Ses retranscriptions remplissent 40 cahiers in-folio. Il décrit en détail des scènes et des récits (avant tout) du Nouveau Testament et de la vie de Marie. 

L’acteur et cinéaste Mel Gibson a utilisé les visions du Chemin de Croix dans son film La Passion du Christ diffusé en 2004, le mercredi des Cendres de la même année où fut béatifié (le 2 octobre) Catherine Emmerich. Cela laisse supposer que ce film favorisa les procédures de béatification.

Étrange Catherine ! Dans cet Himalaya de notes et de récits que nous laissa  le poète romantique allemand Clément Brentano de la Roche qui sacrifia, en écoutant son intuition, une gloire déjà bien assise pour se faire le secrétaire prolixe d’une paysanne visionnaire.

Que de révélations singulières et d’une totale nouveauté ! Nouveauté, qui l’est, hélas encore de nos jours tellement notre science de la mystique et du sacré, stagne à son niveau d’aveuglement le plus bas qui soit. Nous sommes au rez-de-chaussée d’une tour de 1000 étages, non pas d’une tour de Babel ou d’une tour d’ivoire mais d’un immense phare éclairant les immenses espaces mystiques de la connaissance.

Évidemment, ce genre de nouveauté éclairant d’un jour particulier les lois du l’univers et nos connaissances mystiques et historiques jetèrent un trouble puis un doute sur la valeur des révélation de cette humble mystique.

Ors, ce qui était hier, cause de trouble et de réticence pourrait bien demain devenir, gage et sceau d’authenticité… peut-être après-demain car la métamorphose réticente de nos pensées, imbibée d’un « scientifiquement prouvé », refuse absolument d’être  bousculée. Ben oui la « science » n’est pas pressée !

Un bref rappel de ces faits inconnus ou sortis de la mémoire des hommes : c’est à la suite des visions d’Anne-Catherine sur la vie de la Sainte Vierge à Éphèse après son départ de Jérusalem que l’on retrouva sa maison. Non seulement la mystique voyante en indiquait le plan avec une rare précision, mais en outre, elle décrivait le site et son environnement ainsi que la vue qui, de là, s’étend à l’horizon. Les historiens, dont l’attention fut ainsi éveillée, retrouvèrent les documents qui permirent d’affirmer la présence de Marie à Éphèse. Les archéologues, fouillant les ruines — les infrastructures demeuraient étonnamment intactes —, apportèrent leur caution. Et le pape Paul VI se rendit en pèlerinage en ces lieux, en ces murs, où vécu la Vierge Marie, sur la colline de PANAYA KAPULU.

Vous n’apprendriez rien si j’affirme que les néo cartésien de notre sombre Gaule ne virent là que coïncidence alliée à la rêverie. Avec cette attitude, nous ne pourrons pas décrocher la Lune. Aussi ces messieurs au complet veston ne risquent point de se mouiller en lisant le livre dégradant des Visions d’Anne-Catherine. Rien à faire ! La caravane passe et laisse ses crottes de chameaux…

L’aveuglement et le rejet est tel que non seulement les laïques ont peurs, mais les ecclésiastiques tremblent. Les dires de cette femme sont invérifiables et inconsistants… jusqu’à preuve du contraire !

Mais, bon sang ! pour prouver l’inconsistance ou quoi que ce soit d’autre, il faut lire les visions et effectuer, au minimum, une analyse du contenu ! Personne ne veut y toucher car c’est empoisonné pour l’esprit cartésien, cela risque de démolir des pans entiers de croyance… et oui, la croyance, voila le fléau, la camisole de force… nous vivons dans une société d’aliénés. En doutez-vous petit prince ?

Comme personne ne veut faire référence, aux écrits d’Anne-Catherine, nous sommes dans un cercle vicieux dans tout les sens du terme. Oh! oui il y a du pain sur la planche pour décoincer les prisonniers de nos systèmes fermés. L’ouverture à la connaissance est par définition (en supposant qu’elle en ait une) non systémique.

Alors, nous ne sommes pas sorti de l’auberge avec nos universitaires qui palabrent dans l’analyse des systèmes ! Ah le structuralisme quelle aubaine !

Mais les systèmes sont pervers car ils finissent par élaborer  une ossature de plus en plus ankylosée… et les psychorigides deviennent nos chefs d’orchestres. l’organisation de l’Église Catholique est un exemple de cette progressive minéralisation à contrario de ce qu’elle devrait être dans la liberté des cimes de la connaissance et donc au cœur de la vie et de l’évolution spirituelle.

Non, je ne nie pas l’importance des diverses analyses linguistiques, qui bien souvent rejoignent les idées cabalistiques de nos pères. Ce qui me chagrine c’est l’exagération, le bouillon verbal avec ses vermicelles spécifiques, finalement le manque de simplicité  des concepts répondant à l’adage non démocratique: « faisons compliqué alors que nous pouvons faire simple. » C’est une recherche du pouvoir, par une simili connaissance, pire que celle d’un pseudo alchimiste fasciné par les lingots d’or et le désir d’immortalité.

Dieu est mort, il a été remplacé par un « inconscient structural » qui, évidemment, s’effrite !

Avec des optiques similaires, ce que raconte Anne-Catherine Emerick ne saurait attirer l’attention de ceux qui prétendent dévoiler le sens de notre réalité.

Ce que dit notre voyante est de ce fait totalement ignoré même si ce qu’elle révèle aurait pu faire progresser de plus d’un siècle les connaissances du milieu, dans lequel vivait le Christ.

Depuis la découverte des manuscrits de Qumram, dans les grottes et les rochers de la mer Morte, l’on est désormais instruit de l’existence des Esséniens. Avant cette découverte nul n’avait connaissance de cette secte. Enfin, on le dit ! Évidemment, on n’a jamais compulsé les documents (qui content pour du beurre) c’est-à-dire les visions d’Anne-Catherine !

Et bien, plus de 150 ans avant la découverte archéologique, Anne-Catherine en parlait beaucoup. Il suffit de lire quelques pages pour le découvrit ! Il est possible de comprendre l’attitude des néo cartésiens sorbonards, mais celle des ecclésiastiques me laisse perplexe. En effet, le monument qu’est le Dictionnaire de la Bible, de Vigouroux, dans une édition de 1910 ne fait même pas mention du mot : Esséniens.

Je veux parler d’une autre révélation très insolite qui apparaît invraisemblable et pratiquement personne n’a relevé ce fait extraordinaire qui n’intéresse évidemment pas les esprits étroitement critiques qu’ils qualifient de rêverie.

Ces pauvres d’esprit, ne considèrent pas comme vrai (même si c’est vrai !) la connaissance de la maison de la Sainte Vierge et l’existence des Esséniens. Eh oui nous en arrivons à l’absurdité inhérente aux bornés !  C’est faux même si c’est vrai ! Je l’ai déjà dit : Toutes les visions d’A-C Emmeric son fausse avant de les lire. Leur pire erreur, c’est d’exister…

Ceci étant dit, il faut de tout pour faire notre monde, alors inutile de s’appesantir sur la société de Sirius.

Ce qui est moins connu c’est que tous ceux qui sont acquis par avance à toute forme de merveilleux et bien, ils ont de sérieux problèmes aussi. Depuis que je traîne sur les blogs et réseaux sociaux, j’ai pu le découvrir avec une immense déception. Enfin tout le monde n’est pas parfait, même si je m’abstiens de mesurer à l’aune de mes concepts qui ne sont que provisoire et en tout cas très loin d’être immuables.

Les êtres acquits au merveilleux sont sélectifs dans le sens ou ils effacent de leur mémoire, ce qui ne saurait entrer dans le moule d’une tradition reçu. Ce drame est aussi pathétique au pied de la croix qu’au pied de l’athanor.

Pour Anne-Catherine le Paradis terrestre n’était pas SUR la terre, mais était toutefois DE la terre, L’AUTRE TERRE, celle des « eaux supérieures ».

Alors, comment expliquer un si total silence sur de pareilles révélations, à considérer les lecteurs innombrables des visions de C. Emmeric ?

Il s’agit donc bien d’un refus, non de croire, pour ces êtres si manifestement disposés, mais un rejet inconscient venant d’une impuissance à intégrer ces faits dans leur univers, fut-il profondément surnaturel.

Alors, paix aux sorbonnards !

Je puis donner un embryon de compréhension à ceux que cela intéresse, n’oublions pas que l’Homme n’a pas toujours été matériel dans le sens où nous l’entendons, de ce fait, il était de la terre mais pas sur terre avec ses deux pieds. La terre de sa naissance n’est pas la même que l’actuelle, c’est ainsi que l’on parle du monde sublunaire… Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce sujet inséparable des hiérarchies spirituelles (immatérielles) et que nul alchimiste ne saurait ignorer s’il désire réussir sa mise en harmonie avec l’image de son grand œuvre.

Avec toute mon amitié.

 

À PROPOS DE L’APPARITION DE ST BAUZILLE-DE-LA-SYLVE

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Plusieurs lectrices m’ont demandé des précisions sur  l’apparition de St-Bauzile-de-la-sylve. Je vais donc raconter l’essentiel de l’histoire. Ensuite je dirais ce que j’ai compris. Évidemment, il s’agit seulement d’une opinion qui vaut ce qu’elle vaut. Puis-je vous prier de ne pas faire de mon petit laïus une parole d’Évangile ?

C’était un dimanche, plus exactement le dimanche 8 juin 1873. Ce matin-là un homme descendait le chemin qui va du village de Saint-Bauzille-de-la-Sylve à Aumelas. Il s’appelait Auguste Arnaud ; il avait trente ans ; marié depuis six ans, il était père de deux enfants.

Catholique pratiquant, il respectait tous les préceptes de l’Église, sauf celui qui interdisait de travailler le dimanche… Il était parti de bonne heure pour aller « descaucelar », c’est-à-dire enlever les mauvaises herbes qui à cette période de l‘année tendaient à envahir les pieds de sa vigne, celle qui bordait le chemin à 700 mètres du village.

Ayant compris que le dimanche devait être réservé à l’office religieux, il avait l’intention de retourner vers 11 heures pour assister à la messe.

Donc, s’il travaillait ainsi le dimanche, c’est parce que, engagé toute la semaine au service d’un patron, il n’avait guère que ce jour pour s’occuper de ses quelques lopins de terre et ainsi pouvoir fabriquer son vin de table et vendre quelques hectolitres d’excellente qualité pour subvenir aux besoins de sa famille.

C’était un travail harassant, où la vie s’usait vite sous l’érosion du soleil, du froid et de la pluie. Le dimanche était nécessaire puisque les jours de pluie étaient chômés. Nous étions en un siècle ou 60% de la population était analphabète et ou le droit du travail somnolait dans les limbes de son devenir.

En ce début juin la poussée vitale du printemps faisait se développer le pampre et le raisin en fleur exhalait son effluve de vie. Arnaud aimait la terre avec cette simplicité profonde des laboureurs qui savent compenser leur ignorance culturelle par leur connaissance intuitive de la culture. Il savait que les pousses printanières étaient à l’heure cette année et lourdement chargées de promesses, signe d’une excellente santé.

Cette belle santé des ceps était vraiment exceptionnelle en ce moment ou le phylloxéra faisait des ravages terribles en tuant inexorablement les vignes. Et ce fléau était là, derrière les collines. De tous côtés on scrutait avec anxiété l’avance inexorable du désert.

Car en cette année 1873 Le vignoble de Lunel était anéanti, et l’insecte parasite avait totalement détruit le vignoble de 78 communes de l’arrondissement de Montpellier.

Ce fut la ruine de multiples propriétaires. Arnaud avait toutes les raisons de bichonner sa vigne un dimanche avec cette sollicitude  propre aux soins « palliatifs » accompagnant une vie, encore vigoureuse, mais qui doucement s’éteint. Pour un homme de la terre voir mourir une plante estimée et soignée avec sollicitude pendant des années c’est voir disparaître un enfant affectionné.

Il faut dire que le salaire de misère d’Arnaud était insuffisant pour que puisse vivre sa famille. Aussi la belle récolte de sa vigne lui aurait assuré le pain pour toute sa famille… alors le dimanche était secondaire façe à cette nécessité vitale. C’est en pensant à cela que Arnaud ce mit au travail ce matin là. Il travailla deux heures environ, puis fit une pause pour un casse-croûte et un peu de repos. Comme la chaleur commençait à être fatigante il se mit à l’ombre d’une petite plantation d’oliviers dont il reste encore un bosquet de aux troncs énormes et tortueux, pratiquement millénaires, ayant miraculeusement échappé au terrible hiver de 1956.

Il bourra sa pipe et s’apprêtait à l’allumer pour prendre un moment de repos en rêvassant aux fruits de sa belle récolte.  C’est à ce moment là qu’il vit apparaitre devant lui un personnage sous la forme d’une femme de taille ordinaire toute vêtue de blanc. Elle portait une ceinture frangée, sa tête était coiffée d’une couronne haute, semblable à une mitre d’évêque. Un grand voile blanc, partant du sommet de la couronne, l’enveloppait de toute part jusqu’aux pieds, couvrant même ses mains que le personnage tenait croisées sur sa poitrine. Tous ces divers ornements étaient d’une éclatante blancheur. La figure de cette femme était belle, calme, sans exprimer ni joie, ni tristesse. Elle ne souriait pas et paraissait avoir 25 à 28 ans et était noyée dans une atmosphère lumineuse.

Quand il la vit à deux ou trois mètres de lui, Arnaud stupéfait bondit du talus herbeux sur lequel il était assis et lui adressa la parole en occitan couramment parlé dans le village :

 « Qué dès vos ? » : Qui êtes-vous ?

Elle a répondu dans la même langue :

« Soi la Santa Vèrge » : Je suis la Sainte Vierge.

« N’agès pas paur » : N’ayez pas peur.

Arnaud fut immédiatement rassuré et son émotion fut à son comble. Il ne comprenais pas la raison de sa présence et la réponse lui fut donné sous la forme d’une constatation évidente et pourtant significative :

« Abès la malautia de la vinha » : Vous avez la maladie de la vigne.

Il est évident que cette constatation banale, et connue de tous, n’a aucune raison d’être signalée. On ne peut supposer que c’est  parler pour ne rien dire à moins de prendre notre apparition pour une disciple de Lapalisse. Si on donne un sens figuré à cette remarque, elle prend alors un singulier relief et devient très pertinente. En effet, le phylloxéra doit sa redoutable efficacité destructrice au fait que cet insecte (Daktulosphaira vitifoliae), ou phylloxéra de la vigne) s’attaque aux racines et tue les souches inexorablement. De ce fait dire : « Vous avez la maladie de la vigne », signifie que vous aussi, Hommes, vous avez la maladie de la vigne. C’est affirmer que l’humanité est atteinte d’un mal mortel dans ses racines. C’est une véritable prophétie puisque autant le phylloxéré que le mal de nos racines n’a pas disparu. En effet, dans les années 1970 le vignoble californien est attaqué par une forme mutante (biotype B) et en 1980 la Turquie est atteinte (région de Tokat). Dernière attaque en ma connaissance en Australie (2006) dans l’État de Victoria. Il semble évident que ce fléau est à l’image de notre société dont les racines sont pourries.

En d’autres termes, les principes de base sur lesquels reposent nos systèmes financiers économiques et moraux ne peuvent nous conduire qu’au désastre. Et la pourriture de nos racines gagne l’Europe entière jusqu’à sa destruction dans d’effroyables drames psychologiques (suicides liés à une organisation du travail totalement inhumaine) et humanitaires : migrations, bidonvilles, famines… La réponse au racket (impôts déments) légitimé par l’État ne peut que produire des vols, des rackets, et des assassinats… plus la haute société est rapace plus le bas de cette même société le sera… à sa manière évidemment.

Si mon interprétation ne vous sied pas, il vous reste à dire que le brave Arnaud à été victime d’un épisode hallucinatoire ou d’un délire mystique. Malheureusement, personne ne sait ce qu’est une hallucination, pas même les pontes de l’académie de médecine. Les choses deviennent surréalistes quand une hallucination donne rendez-vous dans un mois pour une autre hallucination, ce fut le cas d’Arnaud :

« Dins un mes bendrai vos remerciar » : Dans un mois je viendrais vous remercier.

Nous étions le 8 juin, Rendez-vous fut pris pour le 8 juillet !

Heureusement qu’il existe un critère, assez fidèle, pour savoir si le phénomène est maladif. Dans le cas d’une pathologie mentale le phénomène est vécu dans le mal-être ou la souffrance. Ce ne fut pas le cas pour Arnaud qui retourna chez lui tout ému et heureux le cœur illuminé de bonheur et d’un amour joyeux dont il ignorait la puissance, et même l’existence, jusqu’alors.

Voulant éveiller la foule à la dimension spirituelle, la Vierge demanda ensuite à Arnaud des offices religieux et processions et aussi de dresser des croix à des endroits particuliers. Puérilité ? Non car la prière est un puissant levier pour changer bien des choses dans le monde, dans les racines du monde, même une prière « non religieuse », c’est-à-dire une demande VRAIE, issue des profondeurs du cœur. Ce genre de prière n’a point besoin d’être dictée ou canalisée par un autorité religieuse et encore moins définie par elle. L’oraison dite « jaculatoire » dit bien ce qu’elle veut dire… Ce terme « jaculatoire » vient du mot latin « jaculum » qui veut dire flèche, javelot. C’est une prière très brève, un cri du cœur qui s’élance vers Dieu. Le reste est de la foutaise.

Voici donc Arnaud dans sa vigne le mardi 8 juillet. Il travaille toujours à « déchausseler », travail ardu, fatiguant, car plié jusqu’au sol, la tête dans les sarments avec la poussière concentrée sous les sarments et la chaleur qui provoque une intense transpiration du visage, il faut se relever périodiquement pour prendre une « bocada d’aire » ou une « bouchée » de bon d’air.

C’est au moment de cette « boucada » qu’il est droit, la tête levée, les yeux grandement ouvert, fixé vers le haut. Sa main droite saisit son chapeau et le jette à terre. En même temps ses bras s’élèvent, son visage est pâle, très pâle, ses mains paraissent démesurées allongées (rapports de témoins) ses yeux grandement ouverts n’éprouvent aucun mouvement de paupières ; ils sont fixés sur un objet qui l’attire.

Pendant un court instant il se balance sur lui-même, et puis tout à coup il est emporté avec une rapidité foudroyante (concordance de tous les témoignages) vers la croix.

Pour tous les paysans familiers de la terre qui savent combien il est malaisé de circuler dans une vigne à cette époque de l’année, cette course leur est apparue humainement inexplicable car Arnaud ne regardait pas à terre qu’il ne pouvait voir puisque recouverte par le feuillage. Ors, il n’a pas trébuché, il n’a pas sauté, il semblait « nager » disent les témoins. Pour lui poins d’obstacles, le corps paraissait être porté plus qu’avancer par ses propres moyens.

Pour les vignerons présents, un homme parcourant le même chemin en regardant en l’air, et tentant de se déplace à travers les sarments entrelacés n’aurait pu faire trois pas sans tomber ou sans s’embarrasser ses pieds dans la vigne et les mottes de terre.

Quant à Arnaud, interrogé pour savoir si ses pieds ne furent pasembarassés pendant cette marche rapide Il répond qu’il n’a rien vu car il était absorbé par l’Apparition qui était la même jeune femme que la première fois avec des vêtements de forme similaires mais lacouleur était d’or avec une atmosphère lumineuse de quelque centimètres de large. Sa figure était pleine de clarté, les mains croisés sur le poitrine et sous le voile, étaient entourées d’un chapelet toujours de couleur or. »

L’apparition se plaça à l’extrémité supérieure de la croix et dit à Auguste :

« Cal pas trabalhar lou dimenge » : Il ne faut pas travailler le dimanche.

Elle fit glisser le chapelet sur la main gauche et, de sa main droite, elle donna la bénédiction à la foule.

« Que canto dé cantica » : Qu’elle chante des cantiques.

Et elle disparut.

Alors la foule présente se mit à chanter spontanément le magnificat (on prononce le t final) qui est le cantique chanté par la Vierge Marie après l’Annonciation lors de la visite qu’elle rend à sa cousine Élisabeth. Ce chant est aussi appelé Cantique de Marie, il fut tiré de l’évangile selon Luc (chapitre 1, versets 46 à 56)

Deux messages a l’apparente banalité laisse perplexe au premier abord.

Pourtant, le fait de ne point travailler le dimanche est étroitement lié à la décomposition des racines de notre société. Actuellement, ce repos dominical tend à ne plus être respecté 

Ce cycle septénaire de la vie (par exemple renouvellement de nos cellules tous les sept ans) et de la matière (comme les sept niveaux énergétiques de l’atome, sur lesquels gravitent les électrons) ce cycle donc (si souvent signalé dans la Bible) a donc son importance autant sur le plan physique que sur l’impérieuse nécessité de ré-harmoniser notre manière d’être et de méditer en harmonie avec les lois fondamentales de l’univers. Cela des auteurs tel Rudolf Steiner l’ont très bien mis en évidence.

Le deuxième point est la nécessité de chanter. Là encore la banalité est désarmante… une apparition pour dire ; « chantez » ! n’est pas sérieuse direz-vous. Et pourtant c’est extrêmement important, que dis-je c’est capital pour développer la spiritualité et la vie mystique.

Les neurosciences ont découvert que le fait de chanter avait la particularité de stimuler la même partie du cerveau que celles responsables de la vie mystique.

Comme au XIXeme siècle on ignorait ces choses là, les apparitions furent classées sans suite, et pourtant elles sont supérieures à celles de Lourdes car elle s’inscrivent dans notre actuel.

Les hermétistes auront goûté la couleur blanche de l’apparition, qui deviendra dorée un mois après.

Enfin, n’oublions pas l’étrange extase d’Arnaud qui n’a plus fait partie du domaine terrestre lorsqu’il s’est joué des obstacles et s’est déplacé à une vitesse foudroyante. Cette extase mystique fut la même que celle des soufis, des moines chrétiens des bouddhistes ou zen des anachorètes et des derviches. Et pourtant Arnaud était un paysan… conclusion ? La vie mystique est à la portée de tous ceux qui ont une vie professionnelle… Ne la croyons pas réservée aux moines.

Je voudrais souligner un petit fait qui caractérise notre société bavarde : Parler d’extase n’est pas l’extase. Rien de commun avec   l’ivresse du papotage !

Avec toute mon amitié.

 

ANALOGIE ET ALCHIMIE 6

  (Les articles intitulés ANALOGIE ET ALCHIMIE se lisent dans l’ordre de leurs numérotations : 1, 2, 3,… Car la suite de ces articles forme un tout cohérent et progressif.)


Analogie et Cabale

220px-Francois_Rabelais_-_PortraitJ’ai toujours aimé Rabelais et son truculent langage dont Victor Hugo disait que l’éclat de rire énorme était un gouffre de l’esprit. Ce gouffre spirituel se caractérise par l’extraordinaire aisance des jeux de mots qui, actuellement, ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur. Il est vrai que le langage de l’époque Rabelaisienne nous pose, au fil des générations, de plus en plus de difficultés de décryptages. Le livre qui m’a révélé l’ampleur de ce procédé est « L’ile sonnante », dont le frontispice représentait une ile sur laquelle on pouvait voir de multiples clochers. En réalité Rabelais conseillait au lecteur de lire la sonorité des mots ou la phonétique des textes. L’analogie des sons est la colonne vertébrale de l’œuvre rabelaisienne. Quand on sait que le curé de Meudon était alchimiste, les jeux de mots prennent une profondeur abyssale dont ce génie du XIXe siècle, qui était Victor Hugo, avait saisi toute l’originalité.

 

Ce procédé phonétique fait partie d’une manière de s’exprimer appelé Cabale par les alchimistes. Il ne faut pas la confondre avec la Kabbale hébraïque. L’étymologie des deux termes est différente. Cabale veut dire cheval et Kabbale signifie tradition.

Les préoccupations spirituelles de l’ancienne chevalerie sont en rapport étroits avec la cabale s’exprimant par la phonétique, le rébus, le blason… Les racines grecques et latines ne sont pas négligées.

Cependant, il faut retenir ce fait incontestable que le cheval est le moteur de l’œuvre grâce à ses quatre pattes ou quatre éléments (Feu, Terre, Air et Eau) qui caractérise l’animal de selle (sel).

Dans sa manifestation phonétique, la Cabale est une véritable langue secrète qui fut révélée par Grasset d’Orcet et ensuite par l’alchimiste Fulcanelli (in Le mystère des cathédrale » et « Les demeures philosophales »). La phonétique plus ou moins parfaite (certains changements peuvent être imputés à l’érosion du temps) s’attache à toutes les langues, car elles sont issues des langues matrices qui sont le Grec et le Latin. Cela est en plein accord avec l’esprit de la Pentecôte :

« Et ils furent tous remplis de l’Esprit saint, et ils commencèrent à parler en diverses langues, selon que l’Esprit saint leur donnait de s’exprimer. » (Acte des apôtres, II, 4.)

La cabale est donc appelée langue du cheval, mais aussi langue des oiseaux qui est en réalité la langue des oies fort bien illustré par les contes de ma mère l’oie de Perrault. Il s’agit de la grande loi qui régit la nature et aussi le travail des alchimistes, d’où la langue des Dieux. Mais des oiseaux parlent comme le geai, d’où la gaye ou gaie science ou encore gaie savoir, donné à la cabale. Les oiseaux se perchent sur les arbres, ce qui donna la langue verte ou lange inverse d’où est tiré l’actuel verlan.

La cabale permettait d’accéder à la plénitude du savoir, à condition d’avoir développé sa vision holoscopique. Ainsi les initiés peuvent enfourcher le cheval ailé ou Pégase des poètes grecs. C’est lui qui permet l’accès des régions inconnues et, comme il se doit DE TOUT VOIR et de ce fait de TOUT COMPRENDRE au-delà de l’espace et du temps. Comprenez-vous l’intérêt de procéder à une métanoia afin de permettre à la pensée holoscopique ayant accès au TOUT de se manifester ? Sans cela la cabale devient un concours de jeux de mots stériles, ou certains tentent de codifier les lois afin qu’elles puissent révéler l’art de fabriquer de l’or ou de vivre éternellement. Il est bien évident que ceux qui ne changent pas leurs manières de penser, en conservant un discours rationnel selon les règles en vigueur, ne parviendront jamais à dépasser les barrières de notre univers discursif et n’accéderont pas à une véritable spiritualité.

Telle est la raison pour laquelle la cabale ou LANGUE DES MYSTÈRES, domine toute la didactique de l’alchimie par l’intermédiaire du symbolisme, de l’iconographie, de l’art, et de la littérature.

 

(Attention les articles Analogie et alchimie1, 2, 3, 4, 5, 6… sont protégés car extrait d’un de mes livres)