LE SECRET DES CORBEAUX DE RENNES LE CHATEAU

Cet article complète le quatrième de couverture (dos de livre) de mon roman qui doit sortir avant la fin de l’année (sauf incidents). Si vous désirez retenir votre exemplaire « Le secret des corbeaux de Rennes le Château» signalez-le, avec votre adresse postale et de courriel, à Amélie Gineste qui est sur Facebook.

Au XVIIe siècle, une bousculade d’un groupe d’étudiants, avides de connaissance, pénétraient dans le prestigieux collège parisien de Navarre , ce haut lieu de culture où tous pouvaient poursuivre leurs études sans condition de naissance. Dans ce groupuscule turbulent qui se précipitait vers les salles de cours vous auriez pu croiser un certain Nicolas à l’intelligence déliée désireux de consacrer sa vie au sacerdoce. Pour y parvenir, et asseoir ses connaissances en théologie, il décida de fréquenter la Sorbonne. C’est à cette occasion qu’il rencontra son futur ami, et prêtre, Vincent. Un homme plein de zèle pour l’enseignement qu’il diffusait à travers des conférences pour aider les miséreux, les enfants et les filles perdues. Sa figure se hissera au firmament de la philanthropie et rayonnera à jamais dans le cercle fermé des saints sous le nom de saint Vincent DEPAUL et non de Vincent de Paul trop souvent mal orthographié. Vincent et Nicolas devinrent de grands amis et partagerons bien des secrets loin d’être des secrets d’ados ou de polichinelle. Leur amitié rayonnera à travers leur sacerdoce lorsque pour ses 30 ans Nicolas fut ordonné prêtre. Ensemble ils établiront un cycle de conférence tout les mardis afin de former les futurs ecclésiastiques de la région parisienne. Nicolas deviendra ainsi le bras droit de Vincent qui le protègeras et l’aideras d’une manière insoupçonnée grâce à une amie de la haute aristocratie : la belle duchesse d’AIGUILLON. Cette grande Dame partageait le sens profond de la charité avec Vincent dont elle admirait l’œuvre et le dévouement. Aussi elle ne reculait devant rien pour favoriser sa vocation. C’est ainsi qu’elle devint la maitresse de son oncle qui n’était autre que le cardinal de RICHELIEU. Elle incita le prélat, serviteur de Louis XIII, à aller écouter le prêche de Nicolas à l’occasion d’une octave du Saint-Sacrement. Subjugué, le Prince de l‘Eglise, décida impromptu de le faire consacrer évêque en 1639. Il le placera, sur les conseils avisés de sa maitresse, à la tête du diocèse d’Alet au sud de Carcassonne. Et le lecteur aura compris qu’il s’agit de Nicolas PAVILLON et que nous sommes à deux pas de Rennes le Château célèbre pour son énigmatique « curé aux milliards ».

Deux siècles plus tard, ce curé de Rennes manifestera l’outrecuidance peu banale de placer à l’entrée de son église un diable soutenant le bénitier. Moult interprétations peuvent être données à cette présence pour le moins indésirable dans le temple de son ennemi numéro un qu’est Dieu lui-même. Passons sur les frasques de ce prêtre, pour le moins marginal, mais désireux d’exprimer l’incommunicable par le langage habituel. D’où cette envie quelque peu inattendu et taoïste de faire figurer dans le temple du Bien une parcelle du Mal. C’est d’un réalisme certain pour qui n’ignore pas les entrelacs de la condition humaine. Ceci étant dit en passant quand surgit l’ambiguïté des ambidextres ou la main gauche a mauvaise réputation jusque dans l’épopée de Graal de CHRETIEN DE TROYES :

« Pourquoi l’Evangile dit-il : Que ta main gauche ne sache ce que fait ta main droite ? C’est que la main gauche signifie fausse gloire qui vient d’hypocrisie trompeuse. Et la droite représente charité qui ne se vante de ses bonnes œuvres mais les dissimule du bien que nul ne sait, sinon celui-là qui a nom Dieu et charité. »

Ce texte est une fulgurante intuition de la réalité humaine avec ses deux encéphales cérébraux dont le gauche joue avec les abstractions mais ne recule pas devant le mensonge et la langue de bois tandis que le droit est intuition et droiture qui le relie à l’éternelle vérité. Le croisement de ces deux tendances caractérise l’homme dans son ambigüité. D’où la croix de saint André qui ouvre chaque année le 30 novembre le cycle des saints (cycle sanctoral) que fête l’Eglise Catholique.

Béranger SAUNIERE, ce futur curé de Rennes le Château quitta le séminaire de Carcassonne pour sa première affection en qualité de vicaire à Alet les bains en l’église paroissiale de Saint André. Ancienne cathédrale de l’évêché de Mgr Nicolas PAVILLON. Le curé LASSERE, son supérieur, seras un érudit, natif de Limoux, très attaché à cette commune jusqu’à vouloir en faire sa dernière demeure. Qu’avait découvert l’abbé LASSERE en ce lieu éloigné de tout ? Nul ne le sait. Si ce n’est peut être son jeune vicaire Béranger SAUNIERE qui fréquentait assidument la bibliothèque très riche du presbytère qui rassemblait des archives de l’ancien évêché.

A l’entrée du presbytère figurait ostensiblement une croix de saint André ou X sculptée sur le linteau tout comme elle l’est encore sur la voute du pont, construit par l’évêque Nicolas PAVILLON, qui relie le village à la route départementale qui longe la rive gauche de l’Aude et se dirige en amont vers Couiza et en aval vers Limoux.

Le X est le signe de ce village ou Nicolas PAVILLON y fut établi par l’étrange initié Vincent DEPAUL pour y devenir le gardien de quel mystère ? Au XIXe siècle le curé LASSERE et son vicaire Béranger SAUNIERE semblent avoir découvert le fin mot de l’énigme. L’ouvrage Le secret des corbeaux de Rennes le Château répond à cette question.

Retenons que l’alchimiste Fulcanelli consacra, en ses Demeure philosophales quinze pages à la description du sens symbolique de l’X qui s’avère être le signe du secret fondamental qui se résume en quatre mots : première matière et matière première. L’une est le miroir de l’autre, son « isomère » céleste. En alchimie le rôle de la matière se limite à favoriser l’accès à un champ énergétique que d’aucun appellent Esprit dont le X est le symbole essentiel schématisant un vase qui le contient. En un mot il s’agit du Graal inséparable de la lumière. C’est le contenu de cette lumière qui est la clé de tous les savoirs. C’est ce qu’exprimait le Christ en disant « L’esprit saint vous enseignera. » Ce livre à travers les péripéties des personnages tente d’un donner une image des plus fidèle dans une ambiance qui se rapproche d’un Triller initiatique.

Géographiquement l’histoire se déroule entre Montpellier, Narbonne, Le gouffre de l’Œil doux dans le massif des montagnes de la Clape, Montredon des Corbières et les ruines de son antique château, le prieuré de Notre-Dame de Marceille et sa vierge noire, Alet les bains, Rennes le château, Arques, Serres et Peyrolles.

L’HOMME COSMIQUE

 

 

Rien n’est séparé en notre monde. Mais inutile de me dire que l’homme est un microcosme par rapport à l’univers ou macrocosme. Pourquoi ? Parce que je ne comprends pas ce que cela veut dire ! Oh oui, j’en ai entendu des discours en ce sens mais ce sont des mots. La plupart des ésotéristes, comme des spiritualistes se contentent d’un propos philosophique abscons dans le style « purifie tes métaux ». Comme les métaux sont aussi dans l’univers ; et bla bla et bla… Personnellement, mon intelligence fruste n’adhère pas. Mais je refuse de jouer l’idiot du village baveux et tapant allègrement sur un bidon sans vous donner mon opinion.

La terre tourne autour du soleil en 365 jours, cinq heures, 48 minutes et 49 secondes. Le plan de son orbite autour du soleil est appelé plan de l’écliptique.

L’axe nord-sud de la terre n’est pas vertical, il est incliné de 23° 27’ et en le prolongeant vers le ciel, il rencontre l’étoile polaire, c’est l’axe du monde. 

Cet axe du monde n’est pas fixe, il se déplace très lentement d’une manière circulaire. C’est la raison pour laquelle l’étoile polaire n’est pas toujours la même.

Le cercle complet de l’axe du monde se décrit en 25 920 ans. C’est la précession des équinoxes que les anciens appelaient  la Grande année ou année mondiale platonicienne.

Le Dr Lavezzari a montré dans ses travaux, parus dans le bulletin de la société astronomique de France, que les rythmes qui régissent l’univers planétaire se retrouvent chez l’homme dans la respiration et la circulation sanguine. Je signale en passant que Rudolf Steiner a abordé le même sujet dans une conférence à Vienne le 22 mars 1910.

Faut-il rappeler que les rythmes essentiels de l’être humain se trouvent dans la circulation et la respiration. Ces deux processus périodiques montrent sans ambiguïté que notre corps physique est indubitablement lié aux rythmes cosmiques et que, de ce fait, il existe un lien puissant entre l’homme et les cycles planétaires. Ce qui laisse supposer qu’il existe des rapports plus subtils entre d’autres rythmes qu’ils soient terrestres, cosmiques ou biologiques.

Le Dr Lavezzari dit  que le chiffre normal des pulsations de l’homme en bonne santé est 72 par minutes,celui des respirations de 18 par minutes.  Nous remarquons immédiatement que 18X4 = 72. Donc le rapport suivant peut être établi :  72/18 = 4/1

Donc, à l’état normal, notre cœur bat quatre fois, pendant que nous respirons une seule fois.

Le cycle de la précession des équinoxe est de 25 920 ans. Le jour de cette grande année est de :  25 920/360 = 72 ans.

72 correspond au nombre de pulsations par minute de notre cœur. Les pulsations cardiaques sont donc liées au jour précessionnel. C’est ce qui a fait dire que 72 ans correspondaient à une vie humaine. Des exégètes bibliques ont remarqué que le double de cette année de 72 ans est 144, ce qui correspond aux 144 coudées de la Jérusalem céleste. La Bible confirme donc une dimension céleste de l’être humain, ce que reste dans le domaine de l’étrange puisque St Jean, l’auteur de l’Apocalypse n’étais pas sensé connaître l’existence de la précession des équinoxes. Cela est d’autant plus troublant que cette Jérusalem possède 12 portes, ce qui est incontestablement en rapport avec les 12 signes du zodiaque. Et, de ce fait, notre apôtre parles bien d’un phénomène céleste.

D’autre part, les 144 coudées de la Jérusalem sont des mesures liées à l’homme : « 144 coudées, mesure d’homme… » (chapitre 21 verset 17 de l’Apocalypse) ce qui est bien le cas puisque 72 fut associé à une vie d’homme.

La Jérusalem céleste correspond bien à l’homme cosmique. Pour un texte ancien d’environ 2000 ans cela laisse rêveur à moins d’accepter que la connaissance puisse transcender les siècles… Je ne reviendrai pas sur le sens du terme « templier ».

Un autre mouvement est très caractéristique, c’est celui qui est lié à la Lune. Outre le lien entre la lunaison et le cycle menstruel de la femme, le cycle récurant des éclipses (Saros) est d’environ 18 ans. 18 est en rapport étroit avec le jour de la grande année de 72 ans. En effet 18X4=72. De ce fait s’établit le rapport suivant :  72/18=4/1

C’est le même rapport des contractions cardiaques aux respirations par minute.

Il y a plus encore. Sachant que le cycle respiratoire est de 18 par minutes, en 24 heures il sera :  18X60X24 = 25 920.

C’est-à-dire que nous avons le même chiffre que celui des années terrestres de la grande année mondiale.

Le Dr Lavezzari trouve encore le rapport de quatre à un entre le rythme circulatoire et le cycle circulatoire : pour renouveler complètement l’air des poumons (sauf la capacité résiduelle fonctionnelle) il faut sept respirations pendant lesquelles le cœur bat 28 fais d’où le rapport :  28/7=4/1

J’arrête là d’énumérer les relations organo-planétaires.

L’interrogation est la suivante : S’agit-il de coïncidences fortuites ?

La fait évident est un phénomène d’inséparabilité des phénomènes vitaux de l’homme avec les lois cosmiques. D’autre part de multiples résonances se manifestent. L’être humain n’est pas séparé des processus cosmo-telluriques. La Jérusalem Céleste de l’Apocalypse confirme de tels rapports et montre qu’il existe une astrosophie ou une sagesse révélée par les phénomènes célestes.

La résonance est un phénomène qui montre que la physiologie humaine est sensible à certaines fréquences cosmiques. De ce fait le corps humain accumule une énergie liée à sa « fréquence de résonance » ou fréquence propre. Soumis à une telle excitation, le système va être le siège d’oscillations de plus en plus importantes, jusqu’à atteindre un régime d’équilibre.

Nous savons que la concentration et la méditation d’un homme influencent ses rythmes endogènes. Cela laisse supposer qu’un lien conscient peut être réalisé avec les énergies qui sont à l’origine des multiples résonances et donc l’homme pourrait percer la voûte céleste et devenir habitant de la Jérusalem céleste.

Avec toute mon amitié.

L’ALCHIMIE DANS L’ÉGLISE DE NOS PÈRES

Je vais vous faire entrer dans une église. Si vous êtes «bouffe curé» je ne vous invite pas mais vous pouvez écouter à la porte et de l’extérieur crier vos injures. Si vous êtes anti dogmatique je vous invite puisque je n’ai l’intention ni de vous faire le catéchisme et encore moins de vous évangéliser. Si vous êtes athée, agnostique ou mécréant aucun problème ce sont des maladies qui se soignent avec un coup du sort ou un coup de gourdin selon la chronicité. Elles peuvent guérir subitement comme le hoquet qui s’évapore en regardant notre affreuse bobine dans un miroir.

Silencieusement faufilons-nous entre des rangées de chaises. Pas de bruit s’il vous plait, c’est un temple consacré et non un parloir ou un terrain de pétanque. Trempez vos doigts dans le bénitier. Non ne vous lavez pas les mains et encore moins la figure. J’ai dis le bout des doigts. Ça n’en à pas l’air mais ça vous rend meilleur. C’est le curé qui le dit. Il appelle ça un sacramental. Vous avez raison, c’est le gourdin du saint esprit allié des culs-bénis. Mais nous ne sommes pas ici pour polémiquer ou philosopher sur la grandeur ou la décadence de l’Église. Contentons nous de regarder ce qui nous entoure. C’est bourré de symboles, ça dois vous plaire vous qui avez un faible pour les francs maçons. J’ai ouï dire que vous étiez un frère sans tablier. Ça me rappelle les sans culottes. Certains disent que le tablier et la culotte ont fait la Révolution. Mais laissons là les dérapages affriolants des mauvaises langues.

 

Venez dans l’allée centrale. Regardez tout au bout l’autel orienté vers l’Est comme l’est la nef. Il «regarde» le soleil levant. Et oui, dans l’Église de nos pères le Christ et le soleil, donneur de vie, ne font qu’un. C’est pour cela que l’on parle parfois de Christ Solaire entouré des signes du zodiaque, tandis que la Vierge, sa mère, est associée à la lune. La lune étant l’astre nocturne, c’est pourquoi sa chapelle est toujours orientée vers le Nord qui ne voit jamais le soleil. Évidemment le concept de Vierge Noire ne devrait pas surprendre.

  • Qu’est-ce qui vous chagrine ?
  • D’après ma boussole le cœur est certes orienté vers l’Est mais il n’est pas dans le prolongement de l’allée centrale et donc de la nef.
  • C’est le lot de toutes les Églises gothiques. Dans la pierre d’autel, sur laquelle le prêtre célèbre la messe, sont incrustées des reliques de saints. Prenons un exemple. S’il s’agit des celles de Marie-Madeleine, à la suite de cette dédicace l’église s’appellera Sainte Marie-Madeleine. Les premiers mots qui seront prononcés lors du chant d’Entrée seront : « Terribilis est locus iste : hic domus Dei est, et porta caelis : et vocabitur aula Dei » ce qui se traduit par : « Ce lieu est redoutable ; c’est la maison de Dieu et la porte du ciel ; on l’appelle le temple de Dieu » et le cœur sera orienté vers le lever du soleil le jour de sa fête le 22 juillet. D’où le décalage d’orientation de l’autel par rapport à l’Est véritable signalé par son apparition matinale lors des équinoxes du 21 mars ou 21 septembre car les levers de soleil se produisent toujours dans le quadrant nord-est entre l’équinoxe de mars et celle de septembre, et dans le quadrant sud-est entre l’équinoxe de septembre et celle de mars. Chaque saint du calendrier liturgique correspond donc, théoriquement, à une position du soleil à son lever. Dans les missels on appelle cela le cycle des saints ou cycle sanctoral. Il débute chaque année le 30 novembre. C’est le jour de la fête de saint André. André fut le premier, avec saint Jean à rencontrer le Christ sur le bord du Jourdain…
  • Je ne comprends rien. Pourquoi est érigé un second autel devant celui qui est orienté vers l’Est ?
  • C’est le résultat du concile de Vatican II qui a transformé autant la liturgie que les sacrements.
  • Pourquoi avoir réformé ? L’Église avant 1968 avait quelque chose qui clochait ?
  • Rien ne clochait, absolument rien. C’est un désir de retour aux sources maladroit sans tenir compte de la tradition bimillénaire qu’il avait derrière ; avec également un souhait de rapprochement avec les Protestants.
  • A quoi sert-il ce second autel ? Deux prêtres disent la messe en même temps ?
  • Non il n’y à pas deux messes en même temps. Le premier autel, celui orienté vers l’Est, est mis au rancard tandis que le second sert à dire la messe. Mais le prêtre ne regarde plus le soleil levant donneur de vie, il regarde cette bande de canaille qu’est le public. Il tourne le dos au Christ solaire. C’est à chacun de déduire le sens de cette inversion et de ses conséquences. En plus cet autel n’est pas pourvue de reliques sous le prétexte que c’est morbide cette pratique.
  • C’est vrai que ça en à tout l’air…
  • Je vous arrête ! Le rôle des reliques est de relier (il faut être attentif à la phonétique) aux plus hautes valeurs spirituelles par leurs intermédiaires.
  • Avec toutes les fausses reliques qui circulent…
  • Oui il y eut de fausses reliques pour alimenter des reliquaires plus ou moins bidons. Mais généralement elles furent authentifiées par le seing et le cachet des plus hautes autorités de l’Église, généralement des cardinaux. Quoi qu’il en soit l’autel est, dans le temple chrétien, ce point central, ce foyer à partir duquel s’ordonne la construction et, par la même, toute la symbolique ésotérique qui la sous-tend. Il est à l’image de l’axe polaire autour duquel pivote la coupole du firmament. L’autel central, le vrai qui est orienté vers l’est, on y accède par des marches dont le nombre est toujours impair, généralement 3, souvent 5, parfois 7 et exceptionnellement 9 ou 11.
  • C’est bizarre cet attachement au nombre impair de marches. C’est de la superstition ?
  • L’adoption de ces nombres remonte à Pythagore qui disait que le pair est toujours imparfait (il lui manque quelque chose disait-il) alors que l’impair est parfait. Comme l’autel est le summum de la perfection pour les chrétiens, le choix de ce nombre de marches est compréhensible.
  • J’imaginais que le 3 aurait supplanté tout les nombre puisqu’il représente la Sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit.
  • Évidemment puisqu’il y a le plus souvent trois marches et aussi, et surtout, trois nappes qui recouvrent l’autel. Dans ce cas il s’agit aussi des trois corps que symbolise ce linge appelé corporal parce que l’hostie, ou corps de Christ, est posé dessus lors de la messe qui se célébrait avant 1968. Ces trois corps sont aussi le sel, le soufre et le mercure utilisé par le prêtre alchimiste à l’occasion de la transsubstantiation, ou changement de l’hostie en corps du Christ, qui n’est autre que la transmutation.
  • Vous voulez dire que l’Autel est aussi la paillasse d’un alchimiste ?
  • Je ne l’aurais pas dit d’une manière aussi abrupte mais j’adhère au fait. L’orientation vers le soleil est des plus significatives car pour l’adepte le soleil est le donneur de vie, ce que ne saurait réfuter aucun géologue ou biologiste. Quoi qu’il en soit l’alchimie est essentiellement biologie dans le sens le plus global du terme. La messe comme l’alchimie reposent sur la vie. Elles sont liées comme le montre l’office lui-même qui recueille le « sang » du soleil à l’occasion de la messe célébrée à l’aurore.
  • C’est quoi le « sang du soleil » ?
  • C’est une métaphore qui désigne le rayonnement particulier du soleil, indépendamment de la chaleur et de la lumière qui diffuse la vie sur notre terre aidée en cela par la lune qui le réfléchit.
  • Si je comprends bien le fait que les autels actuels de nos églises catholiques soient tournés vers le peuple est une grave erreur.
  • Tourner le dos à la vie a une connotation symbolique et psychologique malheureuse à moins de tout rejeter avec ce que nos anciens accréditent depuis près de 2000 ans. Moderniser, adapter est une chose mais jeter le bébé avec l’eau du bain en est une autre. Pour moi la réforme a été faite avec une méconnaissance profonde de la symbolique christique, et de la symbolique tout court, et donc sans discrimination.
  • En apprenant cela les catholiques qui vous lisent vont être furax.
  • On heurte facilement une croyance quand on réfléchit un peu. Ce que je cherche c’est la vérité et non à blesser. Dans l’office ancien existait un passage particulier que l’on appelait Collecte. Le prêtre se tournait vers le peuple et s’asseyait le dos tourné vers l’autel et là il échangeait avec la collectivité ou les fidèles présents. Ceci pour dire qu’il n’était pas nécessaire de tout chambouler, et détruire le symbolisme bimillénaire, pour rendre l’office plus convivial… Qu’est-ce que vous regardez ?
  • La sur le mur il y a des tableaux. Ils représentent quoi au juste ? c’est la galerie des ancêtres ?
  • C’est ce que l’on appelle le chemin de croix. Chacun des tableaux représente une station située sur le chemin qui mène au calvaire au le Christ fut crucifié.
  • Vous n’allez pas me dire que là aussi il y a des particularités alchimiques !
  • Vous ne pensez pas si bien dire. Le nombre de fois ou le Christ s’effondre sous le poids de sa croix est représenté par les stations 3, 6 (souvent corrigée en 7 par les ecclésiastiques) et 9. Alchimiquement cela correspond aux trois teintures rouges de la pierre qui doivent s’effectuer à trois reprises, 3 jours, puis 6 et enfin 7 jours après le début de l’opération de rubéfaction.
  • Je ne vous contredirais pas parce que je n’y comprends rien. Si vous avez quelque chose de plus facile…
  • Je crois pouvoir vous satisfaire. Le chemin de croix est constitué par 14 tableaux. Pour travailler la pierre il est nécessaire de préparer 14 parts de cette substance que l’on utilise tout au long de la fabrication ou Grand Œuvre.
  • Je veux bien vous croire quand vous serez plus explicite.
  • Pour cela il vous faut devenir alchimiste.
  • C’est possible ça ?
  • Évidemment… Je reste à votre disposition.

DE RENNES LE CHÂTEAU Á L’ALCHIMIE

Voici l’extrait d’une conversation très récente avec une journaliste.

JOURNALISTE: Vous avez écrit deux livres sur Rennes le Château. Pour quelle raison développé-vous un discours supplémentaire sur ce même sujet ? Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire de nouveau, à travers votre roman Le secret des Corbeaux de rennes le château, alors que la production littéraire sur Béranger Saunière est inflationniste?

LEON GINESTE : Vous vous doutez que si j’écris c’est que j’ai quelque chose à dire. Bref, J’ai essayé d’approfondir certains points qui me paraissent fondamentaux et qui ouvrent des perspectives. Peu importe l’inflation des publications sur ce sujet. J’informe sur ce que j’ai compris ou cru comprendre. Le lecteur décidera du bien fondé de mes publications.

Les deux premiers ouvrages, qu’il s’agisse de Rennes le château la carte des trésors ou Ermestine, restent des livres de synthèse très généraux sur le sujet, à l’instar de Holoscopie de la spiritualité Occidentale qui l’est pour les fondements de l’alchimie avec l’alchimie expliquée par son langage. Les deux ouvrages sur l’énigme du Razes sont, en réalité, de brefs comptes rendus de recherches. Ils sont loin de traduire ma pensée. Pour y parvenir j’ai du écrire un roman. Pourquoi un roman ? C’est un genre littéraire qui permet de s’appuyer sur tout ce que je connais sur l’énigme de l’abbé Saunière avec en bonus la possibilité d’imaginer, de la manière la plus réaliste plausible des liens entre les faits de cette étrange histoire. Le roman permet une broderie adaptée aux évènements sans trahir l’esprit qui me semble le plus adapté. Par ailleurs ce nouveau livre est inséparable de deux points essentiels : l’alchimie et l’origine de cette même alchimie. Cette orientation fait passer le récit d’un plan purement romanesque d’aventure à celui d’anticipation-fiction. En d’autres termes j’ai voulu en faire un mélange d’informations sérieuses et de distractions pour aborder des problèmes existentiels tout en se délectant d’une histoire de trésor…

Pourquoi parler d’alchimie à propos de l’énigme de rennes le château ? Parce qu’elle est la clé de ce qu’à voulu dire Bérenger Saunière à travers l’agencement de son église. J’insiste en ce sens car bon nombre de chercheurs refusent catégoriquement la dimension alchimique de cette histoire alors que l’évidence crève les yeux. Cette cécité a le don de m’agacer quelque peu car elle repose sur une véritable ignorance (ou refus ?) de la mentalité des « honnêtes hommes » du XIXe siècle rompus aux jeux de mots et aux allusions. Béranger Saunière n’y échappais pas, pas plus que son collègue, de Rennes les Bains, l’abbé Boudet !

J. : Pouvez-vous être plus précis et démontrer cette évidence des symboles alchimiques, accommodés par l’abbé Saunière dans son église de Rennes le Château ?

L.G. : La démonstration est simple et pour cela il n’est même pas nécessaire de pénétrer dans l’église. Le porche lui-même est suffisamment expressif. Rappelons d’abord que l’alchimiste œuvre sur les quatre éléments. Chacun d’eux est symbolisé, dans l’ancienne nomenclature chimique avant 1813, par un triangle. Sur le porche nous voyons un grand triangle le sommet dirigé vers le haut qui n’est autre que celui de L’ELEMENT FEU. Pour préciser le sens les plaques de céramiques qui le constitue sont de couleur jaune avec des involutées qui soulignent l’analogie avec les flammes. Précisons que l’alchimie est appelée PHILOSOPHIE PAR LE FEU, ce qui est une belle démonstration du sujet abordé dans la symbolique de l’église. Mais le plus important n’est pas là. A la base de ce triangle de céramique flamboyante nous avons deux gargouilles, les deux seules de l’édifice, dont on peut se demander ce qu’elles font là. De simples rigoles de pierre non ouvragés auraient pu suffire. L’une représente un homme irrévérencieux qui tire la LANGUE, l’autre un OISEAU. La lecture de ce rébus est évidente. Le sens symbolique de cet édifice repose non seulement sur l’alchimie des éléments mais aussi, et surtout, sur la LANGUE DES OISEAUX. Cette langue se réfère à la phonétique, aux anagrammes, aux inversions et étymologies approximatives issues du grec ou du latin. C’est la raison pour laquelle elle est aussi appelée langue du cheval ou cabale. Le terme de cheval sous-entend « cheval de somme ». Animal qui porte LA SOMME… DES CONNAISSANCES. Et les connaissances transmises dans cette église dépassent ce que l’imagination sait concocter de mieux.

J. : Pourriez-vous expliquer ce qu’est l’alchimie ?

L.G. : Auriez-vous l’intention de me faire écrire un quatrième livre ? Evidemment je plaisante ! Mais le sujet est si vaste qu’il nécessiterait la rédaction d’un ouvrage. Expliquer ce qu’est l’alchimie est une chose, mais rectifier les idées erronées à son propos, et il en circule des tonnes, en est une autre. Les deux réunies font un Himalaya de rectifications ! Je vais malgré tout tenter de vous répondre sans trop flirter avec le succinct.

L’alchimie œuvre fondamentalement avec les phénomènes vitaux, avec la vie. C’est pour cela qu’elle est d’abord médecine. Elle n’est donc pas une métallurgie et encore moins de la chimie, même si en arabe le mot alchimie signifie « la chimie » avec une connotation sacrée dont nos scientifique n’ont cure. C’est art s’appelle en effet « art sacerdotal », ce qui le relie aux racines de la spiritualité, et plus particulièrement du christianisme, indépendamment de toute sphère ecclésiale.

Quand on évoque la vie on a tendance à considérer la nature avec les champs, les fleurs et les forets avec les animaux qui la peuple et puis, évidemment, l’humanité qui la cultive. La vie est incontestablement cela mais n’est pas que cela. C’est une sorte d’énergie qui est à l’origine d’un courant de pensée qui eut ses beaux jours à la faculté de médecine de Montpellier. C’est le vitalisme dont le représentant, sur le plan national, fut le brillant professeur Bartez au caractère exécrable ! Mais cela n’entrave pas sa valeur et sa statue trône, avec celle du professeur Lapeyronnie à la porte de la faculté de Médecine. Pour les vitalistes les phénomènes biochimiques trouvent leur moteur dans une énergie vitale qui les animent et les entretiens. « L’énergie » VIE dynamise la matière biologique.

Somme toute cette particularité pourrait rester une sorte de querelle de chapelle entre la physiologie moderne inaugurée par Claude Bernard et les anciens friands du concept phlogistique dépassée. Tout cela change si je dis que, pour l’alchimiste, la vie dépasse spatialement notre biosphère terrestre. Elle enveloppe notre système solaire, elle lui est intimement liée. C’est cette particularité qui a donné naissance à l’astrologie car les astres, chacun à leur manière, sont des donneurs de vie.

Cette correspondance avec ce que l’on appelait l’astrologie judiciaire (jugement de Dieu annoncé par les astres) s’inscrit dans une tradition très ancienne liée à la vie. Cette fois il ne s’agit plus uniquement de la vie biologique mais de la vie événementielle. Que les choses soit claires : Il n’y a qu’une vie inscrite dans l’espace organique en même temps que dans le temps à l’origine de l’histoire d’un individu ou d’une société ou même d’une planète. L’une est inséparable de l’autre, l’une est le reflet de l’autre. L’astrologie est née du concept vitaliste de l’alchimie que les adeptes cherchaient à mieux comprendre. La biologie spatio-temporelle reste à redécouvrir depuis que l’astrologie s’est séparée de l’alchimie. La vie est une pulsion basale organique en même temps qu’un océan de causes.

La thérapie ne saurait procéder de l’astrologie. Je pourrais faire une analogie grossière en comparant l’astrologie à l’écran d’un ordinateur qui traduit en image ce que lui dicte l’unité centrale analogue à l’alchimie.

Seule l’alchimie, ou la carte mère et le processeur de notre ordinateur, permet d’agir, de guérir, et non l’image qui est sur l’écran. Réaliser des travaux sur une image, tel certain astrologues actuels, est sans aucune répercutions sur la réalité. Seule l’unité centrale est capable de rectifier l’image qui est sur l’écran de l’ordinateur et donc d’élaborer un autre ciel à son patient ! Paracelse parle de « transplantation » ou soustraction de l’effet nocif d’une planète :

« On ne peut forcer le ciel, dit Paracelse, mais il est possible à l’Art (alchimie) de faire un autre ciel à l’homme dans ses maladies ; les arcanes (les secrets alchimiques) existent à cet effet. C’est pourquoi les Arcanes sont un ciel puissant dans la main du médecin. L’autre médicament consiste à libérer l’homme de la sphère et de la puissance de Saturne. Cela s’accomplit par la transplantation de l’homme ; on doit le soustraire à une planète et le soumettre à une autre.»

Vaincre le déterminisme, traduit dans un thème astrologique, à l’aide des remèdes alchimiques, telle est l’idée de Paracelse qui n’est qu’une conséquence logique de la multi dimension du phénomène vital. Guérir une maladie par l’alchimie c’est rectifier un destin, lui extirper une « maladie » existentielle. En qualité d’alchimiste Paracelse ne pouvait penser autrement. Je le répète : un thème astrologique est une image analogique dont le code secret d’interprétation est dans le laboratoire de l’alchimiste, dans cette énergie vitale avec laquelle il œuvre pour fabriquer sa pierre philosophale qui transmute autant les vies que les métaux, ce qui rend négligeable, et même méprisable, la dimension métallo génétique de la transmutation.

Au plaisir de vous retrouver à travers histoire des mystérieux et puissants CORBEAUX qui sont au cœur de l’énigme de Rennes le château.

ESPRIT EST-TU LA ?

En ce XIXe siècle florissant le clergé scientifique partit à la conquête du monde pour regarder avec quelques dédains l’aube de l’humanité, son paléolithique. Si les anthropologues tentent de la connaitre, les scientifiques on tendance à la traiter avec une certaine désinvolture qui frise le mépris. Ces prêtres de la science triomphante ignorent les motivations profondes de ces êtres intuitifs que furent nos ancêtres inventeurs de l’élevage et de la médecine. Malgré le développement des neurosciences Ils ignorent même ce qu’est notre cerveau avec ses déroutants secrets. Notre tête est ainsi faite. Dans les méandres de milliards de neurones entrelacés, il nous est possible de naviguer à la corne de brume sans boussole ni carte marine pour trouver le bon port, la solution d’un problème. Nul raisonnement logique ne peut toujours expliquer le chemin vers cette vérité. Le plus étrange est que parfois il n’y a pas de chemin du tout, et ça marche !

LE GRAND GASTON.

Le grand Gaston Bachelard (1884-1962) lui-même s’y est cassé les dents et se retourne encore dans sa tombe car il n’a pas réussi à déterminer le raisonnement logique (et personne d’autre d’ailleurs) qui permis à Mendeleïev de classer les éléments chimique dans la fameuse table qui porte son nom. Cela, fichtre, ça dérange les bien pensants qui ne jurent que par le lit de Procuste dont la « thérapie » consiste à couper tout se qui dépasse de la manière officielle de raisonner. Evidemment ces amputations sont conformes aux désidératas de l’intelligentsia du moment, de l’air – des courants d’air – du temps dirions-nous !

Les scientistes mitrés, armés de leur doctrine idéologique, voulurent – selon la formule consacrée d’Ernest Renan (1823-1892) – « organiser scientifiquement l’humanité. » Et ils continuent, de nos jours de tenter de le faire comme ces vieilles marottes qui régentent nos radotages! Ce chancre doctrinal s’est implanté chez les culs bénis qui ne jurent que par les panels ces échantillons d’individus ou de choses que la langue occitane à assimilé au fond d’une chemise qui entre dans le fond du pantalon pour réchauffer les fesses.

LE CREDO DES BARBES ACADEMIQUES.

Le credo scientiste s’est mis à tout ronger excluant du monde la démarche sur-rationnelle qui est, comme son nom l’indique, au-dessus de la démarche rationnelle des scientifiques et calculateurs de tout genres. Ainsi partit le monde de guingois ou l’homme ne fut autorisé à réfléchir que d’une certaine manière imposée par les barbes académiques et leurs fidèles courbant l’échine tel Clovis recevant les lumières du baptême, prélude à son couronnant de monarque de droit divin partageant une infaillibilité avec le souverain pontife patriarche tardivement autoproclame supérieur aux autres tel celui d’Orient semant ainsi les germes de discordes qui deviendrons, 500 ans plus tard, le schisme Oriental.

Le scientisme a donc évacué, et jeté à la géhenne, toutes les manières de penser qui ne sont pas rationnelles que ce soit les révélations religieuses, les superstitions, les traditions et coutumes ainsi que les idées reçues. Evidemment il y à là de l’ivraie mais aussi du bon grain que le raisonnement logique ne saurait discriminer. C’est à cet endroit que le bât blesse et révèle les limites du lit de Procuste qui s’avère autant bienfaisant qu’handicapant dans son impitoyable sélection. Un rejet systématique, qu’elle qu’en soit sa raison, est toujours aveugle et à l’origine de bien des erreurs ce que traduit fort bien l’adage d’origine alchimique, disant de prendre garde à ne point rejeter le bébé avec l’eau du bain. Le bébé étant ici la pierre philosophale naissante dont l’aréopage des doctes ne veut entendre parler.

A LA DECOUVERTE DES « REVEURS GENIAUX ».

Actuellement certains scientifiques qu’ils soient intrigués ou avide de notoriété en explorant une terre de persona non grata se hasardèrent à l’étude de l’alchimie. Il est vrai que depuis la découverte de la radioactivité et donc des transmutations naturelles, et artificielles, les scientifiques sont tellement perturbés qu’ils finissent par octroyer aux alchimistes le titre de « rêveurs géniaux ». Maintenant ce qui turlupine, ces marginaux de la recherche, c’est comment diantre une transmutation s’avère possible sans déployer l’énergie colossale d’un réacteur nucléaire.

Ils sont légion, autour de l’alchimie, pour tenter de la comprendre ou d’expliquer, à leur manière, le processus de transmutation. Evidemment sont exclue de cette tentative, certains de leurs copains à l’œillère étriquée, ceux qui disent avoir résolu l’équation en criant : bêtises des « bas du front », vue de l’esprit, petit délire d’aspirant à la richesse. Ceux là, ces extrémistes, méprisent les concepts souvent irrationnels (ou peut-être sur-rationnels) qui ont guidé les débuts de l’humanité. Ils ne peuvent s’apercevoir que l’alchimie n’est pas uniquement la transmutation des métaux mais essentiellement médecine, de cette médecine qui fit la notoriété de la faculté de médecine de Montpellier à travers l’enseignement d’un Arnaud de Villeneuve ou d’un François Rabelais.

Certain scientifiques sont de bonnes foi et malgré le terrain instable sur lequel ils se sont engagés, ils ont donc tenté de comprendre ce qu’est l’alchimie. Cette tendance s’est manifestée chez certains scientifiques dès le XIXe siècle avec l’œuvre de ce chimiste célèbre, membre de l’Institut et de l’académie des sciences, Marcellin Bertelot (1827-1907) qui fut extrêmement documenté sur l’origine de l’alchimie. Il faisait remonter cette pratique jusqu’à l’Egypte antique. Les historiens confirmeront ce fait puisque le premier ouvrage d’alchimie (pysika ke mystika) fut découvert dans l’Egypte hellénisée. Il fut rédigé 200 ans avant notre ère. L’ancienneté des textes est incontestable, ce qui nous amène à nous poser la question suivante : scientifiquement, à l’heure actuelle, peut-on affirmer avec certitude que la pierre philosophale ne peut exister ? Si son impossibilité est démontrée, comme le voudraient les rationalistes de tout poil, on doit alors admettre que la philosophie hermétique représente la plus extraordinaire imposture de l’humanité par le nombre et la valeur des individus qui y ont participés, et dont les témoignages demeurent, jusque et y compris ceux qui attestent la réalité de transmutations historiques… 2200 ans de tromperies et de mensonges ! Cela laisse rêveur. Si, par contre, on ne trouve pas d’objection absolue à l’existence de cette Pierre, toute la critique des écrits alchimiques est à reprendre sur des bases nouvelles.

L’ALCHIMIE UNIFICATRICE DE TOUT

De nos jours certains chercheurs ont compris que l’ostracisme alchimique avait assez perduré et que le sujet devait être abordé sans idées préconçues. La plus grande honnêteté est de reconnaitre qu’elle n’est pas en contradiction avec la physique des particules qui postule l’unité, la simplicité ultime de l’ensemble du savoir. Aspect inséparable, notons-là bien, de la simplicité de l’individu lui-même dans ses diverses démarches qui assied une spiritualité particulière que caractérise la pureté juvénile que l’enfance représente le mieux : « Laissez venir à moi les petits enfants » disent les évangiles… Cela pour dire d’une manière plus concrète que l’alchimie, dans sa nécessaire simplicité, uni tous les objets de l’univers que ce soient les astres, les constellations, les métaux, les parties du corps… dans un vaste réseau de correspondances ou nul n’existe en qualité d’électron libre. Nous retrouvons là l’inséparabilité ou l’intrication de la physique quantique. Avouez qu’il y à la une raisons suffisante pour suspecter chez les alchimistes un processus mental différent de quelque ânonnements débiles et baveux de l’homme de Neandertal.

MONSIEUR PIERRE LASZLO.

Un chimiste de renom Pierre Laszlo a abordé la question avec honnêteté tout en étant sensible à la dimension poétique et littéraire que charrie ce monde en demie teinte par ses expressions et terminologies vieillottes. L’univers des alchimistes est quelque peu féérique dans l’incertitude du subliminal ou il se complait. Pourtant notre chimiste a tenté l’aventure d’y voir plus clair dans un pays ou règne la brume.

Notre chimiste, en son ouvrage Qu’est-ce que l’alchimie ? (éditions Hachette 1996 ISN 978212351905) s’est penché sur l’histoire de cet art à l’instar de son prédécesseur, œuvrant sur les paillasses de chimie, que fut Marcellin Bertelot.

La culture scientifique peut devenir mauvaise conseillère dans le sens ou un scientifique ne sais faire autre chose que d’être ce qu’il est c’est-à-dire un scientifique ni plus ni moins. De ce fait il lui est difficile de reprendre, sur des bases réellement nouvelles, toutes les critiques, toutes les interprétations de l’alchimie. L’œil du chimiste est en partie aveugle pour saisir l’alchimie. Il a de la difficulté à reconsidérer le phénomène énergétique différent de celui auquel il est accoutumé. La notion d’énergie inconnue le dépasse. Reconnaitre des réactions chimiques c’est de la chimie et rien que de la chimie, nous restons dans la dimension matérielle. Ors l’alchimie est un processus expérimental qui va au-delà de la sphère chimique. C’est là que se trouve la véritable particularité de cet Art et non dans son histoire, dans sa terminologie. Le problème central est celui de l’énergie mise en œuvre.

MONSIEUR GEORGES RANQUES.

Ce polytechnicien a de suite compris l’importance, et la particularité, de l’énergie mise en œuvre par les alchimistes. Dans son ouvrage La pierre philosophale (éditions Robert Laffont 1972 ISSN 0768-3294) il consacre un chapitre entier à cette recherche. Au lieu de tenter, en décryptant les vieux grimoires, de les comprendre grâce à des rapprochements avec les réactions chimiques ; il abandonne, fort opportunément, cette idée. C’est, selon lui, une action sur une énergie inconnue qui lui semble la plus à même de résoudre l’énigme. Et cette énergie serait plus ou moins liée à la matière. Cependant elle doit être d’abord être captée, « concentrée » avant de l’introduire dans le ballon pour réaliser le grand œuvre qui aboutira à l’élaboration de la fameuse Pierre philosophale. « Il est bien évident, écrit-il, que rien ne pourrait se passer, si n’intervenait pas un phénomène inconnu de la science actuelle. ». Et Georges Ranques de préciser que ce phénomène apparaît comme une sortes de vie. C’est n’est donc pas une « énergie » comme l’entendent les scientifiques car elle n’obéit pas au principe de conservation. Elle est fragile car elle ne se multiplie pas mais tend, au contraire, à s’affaiblir comme toutes « substances » vitale. De ce fait elle est facilement agressée et détruite par des énergies qui parcourent de plus en plus notre espace vital. Les ondes électromagnétiques parcourant les fils électriques leur sont particulièrement néfastes.

Pierre Laszlo a pourtant côtoyé l’énigme sans pour cela la considérer comme pièce maitresse et tenter de la définir. Pourtant il parle « d’opérateur universel absolument indispensable à l’œuvre. » (p 137). Mieux, il donne en référence le Dictionnaire hermétique de Guillaume Salmon (1695) qui ne s’embarrasse pas d’ambigüités : « Ce feu, celui du soleil est celui de l’énergie cosmique, d’un plasma pulsatile dont le battement harmonieux, réglé, anime l’univers. » (idem supra). Voila pourquoi le langage des oiseaux, par ses battements d’ailes et sa phonétique, fut choisi pour désigner le langage particulier des alchimistes. Evidemment les angelots participent de la même symbolique.

Nous comprenons là pourquoi le vitalisme eut son meilleur défenseur, que fut le professeur Bartez, à la faculté de médecine de Montpellier ce haut lieu européen de l’alchimie qui vit naître les premières thérapies efficaces liées à cet art ; les « grisettes de Montpellier » ces bombons à la réglisse et au miel sont les restes de ces douceurs qui enveloppaient les premiers comprimés contenant des fragments de Pierre philosophales administrés à des malades qui attendaient les soins, du grand Arnaud de Villeneuve, sous le bénitier de l’église jouxtant la célèbre Faculté.

QU’EN PENSEZ-VOUS MONSIEUR FULCANELLI ?

Quand j’écris des articles sur l’alchimie je suis immédiatement jugé bon ou nul. C’est la loi du tout ou rien. Cela dépend des noms en référence qui fleurissent mes textes. Si je parle de Roger Caro je suis un nul, je ne connais rien à l’alchimie. Si je parle de Fulcanelli, c’est l’apothéose, je suis un bon qui en connais un rayon ! La misère humaine s’infiltre partout ce qui permet de comprendre, sans un effort colossal, pourquoi si peu d’adeptes réussissent leur communion avec l’énergie universelle qui est faite de tolérance et de bienveillance, car la vie ne se propage pas dans la médisance jalouse ou la défense d’un pré carré. Quelque part c’est rigolo tout ça. Honoré, de son patronyme Balzac, parlerais de comédie humaine…

Concernant cette mystérieuse énergie, Fulcaneli est, dans ses demeures philosophales, des plus prolixe et, disons le mot, d’une charité hors du commun :

« Pour les alchimistes, les esprits sont des influences réelles, quoique physiquement presque immatériels ou impondérables. Ils agissent d’une manière mystérieuse, inexplicable, inconnaissable mais efficace, sur les substances soumise à leur action et préparé pour les recevoir. Le rayonnement lunaire est l’un de ses esprits hermétiques. »

Il ajoute plus loin :

« Seul les esprits métalliques possèdent le privilège d’altérer, de modifier et dénaturer les corps métalliques. Ce sont eux les véritables promoteurs de toutes les métamorphoses corporelles que l’on peut y observer. »

Est-il nécessaire d’insister ? Le sieur Ranques s’est approché le plus de la compréhension profonde de l’alchimie. Ici il fallait le dire afin que cessent ses parallélismes avec des réactions chimiques induisant en erreur les chercheurs. L’alchimie n’est pas de la chimie, et ne saurait être l’ancêtre de la chimie mais de la biologie. Il serait temps que les historiens des sciences ne fassent plus cette regrettable confusion qui freine considérablement l’essor d’une connaissance pleine d’avenir que les adeptes des siècles passés nous ont légués.

 

Je vous souhaite une merveilleuse année 2017, ce 17 que le jeu de tarot associe à cette étoile ou pulse cette énergie vitale maitresse du jeu.

ASPECT INITIATIQUE DE LA GRAPHIE BÈRBÈRE

Rares sont les peuples libres malgré le joug de l’oppression. Il en est un qui mérite ce nom c’est celui des Berbères. J’ai tenté de trouver leur origine et leurs particularités car, à travers son écriture, il charrie une initiation fondamentale digne d’intérêt.

La protographie, du grec prôtos, premier, ancien, et graphé, action d’écrire, d’où le mot adjectif graphique qui a un rapport à l’emploie de signes anciens déterminés pour exprimer les idées.

La protographie est donc l’étude des premiers signes qui ont servis à exprimer les idées – ici ceux des Berbères.

La période d’utilisation de ces signes, si elle n’est pas établie avec précision, est largement antérieure aux conquêtes musulmanes. La seule certitude vient d’une inscription qui porte une date : celle du temple du roi berbère Massinissa qui attribue la construction du temple à l’an 10 du règne de ce roi, 193 ans avant notre ère.

L’œuvre de Charles de Foucauld

La valeur des signes nous est transmise par le missionnaire saint Charles de Foucauld.

L’œuvre linguistique de saint Charles de Foucauld, qui fait autorité encore aujourd’hui, et cela tout à fait indépendamment de la personnalité de l’auteur par ailleurs. On ne peut  pas travailler sérieusement sur la langue des Touaregs, et même d’une façon générale sur leur culture, si l’on n’a pas dans sa bibliothèque, toujours à portée de la main, le Dictionnaire Touareg-Français et les

 Poésies Touarègues. Ce qui fait que, d’emblée, l’œuvre linguistique de saint Charles de Foucauld est présente dans le monde de la recherche.

 

Selon l’ethnologue Jean Servier le mot « Tifinagh » (nom de l’alphabet berbère) renvoie à une racine FNQ, « rappelant l’origine phénicienne évidente, de cet alphabet[1] » D’autres chercheurs donnent une origine runique, j’ai choisi ceux là.

En 1895, dans une lettre de Kenchela, le marquis de Morès écrivait, en 1895, à l’auteure Francis André : « J’ai trouvé à Alger sur les origines Berbère un livre (plaquette de 10 pages du commandant Rinn Louis Marie : Les Origines berbères, Etudes de linguistique 1882) qui vous ouvrira des horizons. A mon avis les lettres touareg ou kabyles sont les caractères runiques et chez les Touaregs nous trouverons la clé de bien des secrets.»

La dimension initiatique.

En examinant les plus anciens caractères graphiques on découvre que ces signes possèdent une valeur idéographique permettant de retrouver le sens d’une initiation primitive.

En quelque contrée que l’on relève ces traces, on constate aisément que tous les vestiges archaïques, recueillis çà et là, se ressemblent.

C’est dire que l’initiation est UNE, bien qu’elle semble multiple en ses manifestation. Cette multiplicité apparente étant essentiellement liée à la différence de milieu culturel. Cela suggère qu’aux origines par intuition et par inspiration, ce que j’appellerais Esprit des Mondes ou Divinité, s’est mis en rapport avec l’Homme constituant ainsi les premiers initiés, avant qu’il y ait des temples. En fait, les temples furent édifiés pour garder ce qu’avait inspiré, aux initiés, l’Esprit des Mondes ou Spiritus Mundi des alchimistes.

Le premier inspiré direct du spiritus mundi donna, avant de disparaître la clé du mystère par lui compris. Après lui des gardiens de signe ou Semmothées,  inspirés à leur tour, établirent progressivement une méthode d’enseignement.

Cette méthode constitue les bases de ce qui permettra au néophyte d’accéder à l’initiation. L’initiation étant un état acquis à la suite d’une formation liée à une pratique mentale et corporelle, car le corps est inséparable du psychisme pour amener progressivement l’individu à une prise de conscience que certains appellent « libération » ou « éveil ».

Les Semmothées figurèrent ainsi tout le mécanisme de composition, de décomposition et de recomposition des mondes par des caractères hiéroglyphiques plus ou moins compliqués mais toujours concordants, correspondant on ne peu mieux au solve et coagula des alchimistes.

Sauvegarde de la dimension initiatique.

De plus les « gardiens de signes », en homme prévoyants, pensant avec juste raison qu’avec le temps, le souvenir des initiations s’effaçant, les disciples perdraient parfois le sens de « l’éveil » pour ne retenir que la dimension théorique et symbolique et donc ruseraient avec les vraies données de l’initiation pour faire peser un joug despotique sur les néophytes et les peuples au lieu de leur alléger le poids inévitable des épreuves de la vie, prirent le soin de déposer, parmi les population non initiée, d’autre figures hiéroglyphiques très simples que d’aucune se firent tatouer…

Ce furent les lettres des premiers alphabets !

Dans la pensée de leur créateur, l’examen attentif de ces signes devait, tôt ou tard, dévoiler aux intuitifs de bonne foi l’ignorance ou les supercheries des prétendus maîtres de l’initiation.

Disons en passant que les supercheries dans les centres initiatiques actuels sont légion ! La saveur s’en est allée dans l’horreur d’un indigent verbiage.

Les consonnes sacrées.

Un des alphabets, dont la tradition dit qu’il fut gardé dans l’Arche au moment du Déluge, nous a été transmis par une ethnie d’origine japhétiste : les Touaregs, berbères de l’Afrique septentrionale, qui le possèdent encore. Ils ont gardé ces index graphiques appelés tifinars (  ⵜⵉⴼⵉⵏⴰ) ou consonne sacrée qui permette de justifier certaines connaissances intégrées dans le texte de la Genèse.

Les tifinars ou consonnes sacrées appartiennent à la langue tamachèque, actuellement parlée en Afrique septentrionale par les Touaregs berbères «  ces étranges habitants du Hoggar sur qui planent encore tant de mystères ».

Il parait indéniable que les Touaregs sahariens sont d’origine boréenne et non africaine. Il en est de même pour les Kabyle algériens et les Chleuh du Maroc.

Il est un signe certain, écrit le professeur Marqueray, «  de je ne sais quel retour vers le Nord, quelle souvenance des régions froides et lointaines, est révélé par l’orientation vers le Septentrion de tous les tombeaux mégalithiques berbères ».

Origine nordique des consonnes sacrées.

Il faut aussi savoir que les tifinars sont concordants avec les caractères des plus anciens alphabets germaniques et scandinaves appelés runes (de runa qui signifie en langue gothique : chose cachée)

Un autre indice de l’origine nordique de cette ethnie Berbère qui comprend parmi eux la tribu des Touaregs, est le nom même de Berbère. En lange tarmachèque RBS (qui se lit comme les langues sémitiques de la droite vers la gauche : SBR[2]), signifie se faire BaR, c’est-à-dire se faire émigré, d’où les mots BaRBaRe, BeRBeRe, ou BeRBeRant ou émigrants.[3]

Egalement, se faire BaR, c’est aussi se voiler de noir, comme le faisaient les Tourano-Chaldéens lorsqu’ils émigraient.

Une particularité significative qui s’inscrit à contrario des lois islamique, les femmes ne sont pas voilées et de plus tatouées d’images et de caractères tifinars. Pourquoi cette particularité ?

On ne peut, semble-t-il, l’expliquer que par un rite, imposé jadis à ces femmes et ces hommes par un pouvoir spirituel qui en fait les gardiens inconscients de signes graphiques qui sont précisément les clés des plus hauts mystères.

Des Berbères à l’ours Boréen.

D’après certaines étymologies plus septentrionales le mot berbère se traduit par bear bor, c’est-à-dire ceux qui portent l’ours.

Les boréens avaient comme blason armorial commun dans les temps primitifs, l’ours, animal des contrées froides du Nord. Cet emblème était la raison de leur nom, car bor, dans les langues scandinaves, c’est l’ours. Mais qui plus est, ce nom signifie également lumière.

Signalons en passant que le roi Wisigoth légendaire s’appelait BeRig qui signifie « Ours puissant ».

Le mot bor s’applique aussi aux phénomènes lumineux particuliers aux régions polaires que sont les aurores boréales.

Le mot ours sert à désigner deux constellations ayant à peu près la forme d’un char : la Grande ourse et la petite ourse. El langue tamachèque, la lettre R est signe de mouvement et la lettre S signe de l’esprit. Or leur forme carrée est précisément la forme hiéroglyphique primitive du char.

R ou carré est le petit chariot, la petite ourse, la petite lumière.

S ou carré avec un point central est le Grand chariot, la Grande Ourse, la grande lumière.

Il n’est point étonnant que les Boréens qui, des la plus haute antiquité se livraient à l’étude des astres, aient été surnommé peuple du chariot (Hamaxèque).

Petite remarque en guise de conclusion.

L’ancien nom du village de Rennes-le-Château (Aude) était Rhedae.

Rhedae, est la tournure fléchie de Rheda, terme d’origine celte ou gothique passé dans la langue latine, qui signifie Chariot. A ses débuts, cette cité fut sans doute le dernier  » carrago « , camp retranché habituel des barbares germaniques orientaux, où les chariots étaient disposés en cercles concentriques, selon la coutume des steppes…

 

Avec toute mon amitié.

 


[1]  Jean Servier, Les Berbères, Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », nº 718, Paris, 2003, 4e édition, ISBN 2 13 053170 9, p. 31.

[2] En caractère tifinars ces consonnes sont représentées par des carrés. S= carré avec une ligne joignant, horizontalement, les côtés opposés, B= simple carré,  R= carré avec un point au centre.

[3] En haut allemand BAR signifie homme libre. Il est significatif de retrouver cette racine dans le verbe pronominal populaire « se barrer », qui signifie se sauver, partir, s’enfuir, s’en aller… devenir libre et donc… s’éveiller !

AU RYTHME DES MANTRAS ET DES LITANIES

ob_d3a897_l-etoile-a-six-branchesL’unité des religions ne saurait se découvrir dans le discours des philosophes de bonne volonté, tel celui de Frithjof Schuon, ou des théologiens qui sont aussi nombreux que les mouches à viande au froufroutement d’hélicoptère ! Leur ego intello ne saurait fournir que des concepts qui ressemblent au lit de ses rivières asséchées. Les scribes, par leurs spéculations matérialiste, sont les furoncles de l’œcuménisme et de l’ésotérisme qu’ils ne peuvent comprendre dans leur vitalité. Aucun mot ne remplace un battement de silence qui nous relie à l’indicible. Les contes de fée sont parfois plus instructifs qu’un manuel de théologie à l’usage des neurones affamés. Les légendes, telle celle du Graal, ouvrent mille fois plus l’horizon qu’un morne exposé de sorbonnard sur la création. Aussi je ne vais pas me priver pour emprunter les chemins minés par les biens pensants et tenter de découvrir d’autres horizons vers cette unité et cette philosophia perrenis que certains réclament à corps et à cris.

 

Dans diverses circonstances, liées au sens de la vie spirituelle, les Hindous comme les Soufis et les chrétiens ont une tradition commune celle de la répétition de mots sacrés ayant une influence sur le psychisme et le mental des fidèles : le mantra en Inde, le wasifa soufi chez les soufis musulmans et les litanies chez les chrétiens primitifs.

Chacune, de ses répétitions scandées, a une action particulière qui supporte d’une manière informelle une action symbolique qui lui est personnelle.

Un des plus connu à notre époque est le Ya Fata qui dirige son action vers le devenir de l’homme, tout comme les litanies, lors de l’ordination d’un prêtre visaient, dans l’Eglise primitive, au devenir, et à la protection du futur ecclésiastique.

La raison et l’effet de pareils rituels sont communs.

Le mot Fata a comme en Orient, plusieurs significations complémentaires. Il désigne la porte à ouvrir ainsi que la flèche ou le javelot, la lance dont la projection facilitera l’accès. Ce jet se retrouve dans les litanies qui sont des oraisons jaculatoires successives chez les chrétiens primitifs. Ce genre d’oraison se caractérise par sa brièveté ardente. Nous retrouvons dans le rite du jet un rite qui remonte aux atlantes, qui lançaient chaque jour une flèche vers le soleil pour en attirer les bienfaits et surtout l’énergie créatrice et vitale. Le même rite connu des Mazdéens fut également pratiqué à l’ouverture des premiers jeux olympiques en Grèce et se pratique encore actuellement chez certaines tribus indiennes d’Amérique.

J’ai plusieurs fois signalé les rapports cordiaux sur le plan ésotérique et initiatique qu’entretenaient au moment des croisades les chevaliers chrétiens, et plus particulièrement les Templiers avec leurs homologues musulmans, lorsqu’ils n’avaient pas à les combattre sur le plan temporel. C’était au cœur de cette sorte d’université que l’on appelait Maisons de la Sagesse et dont les fonds documentaire exceptionnels provenaient de la bibliothèque d’Alexandrie, comme je l’ai expliqué à plusieurs reprises qu’un héritage ésotérique provenant du fond des âges (la bibliothèque fut crée en 332 avant Jésus-Christ) fut transmis à la chevalerie occidentale et orientale aussi. L’idée même de la chevalerie serait née bien antérieurement dans cet Iran à qui l’Occident  devait faire tant d’emprunts… Même sur le plan religieux.

Le mot Fata dans son sens de porte à ouvrir servait de mot de passe pour pénétrer dans les salles de réunions chevaleresques et fraternellement œcuméniques. Tel fut le cas notamment dans les assemblées que Frédéric II de Hobenstaufen réunissait dans son fameux château ésotérique des Pouilles.

Certaines légendes médiévales considérées comme d’origine celtique : le cycle du roi Arthur, Les chevaliers de la Table Ronde, La Queste du Graal, etc. proviendraient en réalité de prototype iranien. A noter même que ce patronyme, comme Parsifal (devenu Parseval ou Perseval au cours des siècles), est composé de deux mots persans anciens Parsi et Whal signifiant l’homme pur et purifié par la lumière. Voici qui n’est pas sans rapport avec le terme de Cathare, qui signifie « pur », que l’on retrouve dans le midi de la France où par ailleurs existeraient divers toponymes aux consonances iraniennes, tel le comté du Razès, venant généralement se juxtaposer à des suffixes courants en France comme ois et ais dont le sens et l’origine sanskrits sont déjà bien connus.

Pour en revenir à l’esprit d’amour et chevaleresque manifesté dans les romans médiévaux, je rappelle une anecdote ou plutôt une des épreuves de Parsifal chevalier chrétien, qui doit combattre Bérénis, un chevalier musulman… à la lance naturellement ! Mais laissons là cette allusion à Fata.

Au milieu du combat, dans un instant de repos, ils en viennent à parler de leur origine et s’aperçoivent qu’ils ont le même père, celui de Parsifal ayant eu aussi un enfant d’une arabe. Le combat cesse et ils s’embrassent fraternellement, jurant de poursuivre ensemble la queste du Graal, car dit la légende, ils ne pourront pénétrer qu’ensemble dans le château abritant le Graal.

L’un est dit Chevalier Blanc et l’autre Blanc et Noir à cause de son origine. Voila qui nous entraîne vers tout un symbolisme de l’unité templière que d’aucuns pourraient confondre avec un manichéisme mal compris.

Depuis la tradition et le rituel des Atlante, des points de repères sont laissés aux disciples de la lumière symbolisée par les religions solaires prônant la marche de l’humanité vers les portes à ouvrir sur l’amour et la connaissance. Les mantras comme le wasifa soufi et les litanies scandent cette marche de l’Homme vers la lumière du soleil dont la puissance et le rôle est, pour le plus grande part, encore inconnue par nos modernes physiciens.

Avec toute mon amitié.

LE SECRET DES TEMPLIERS

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Si le titre vous allèche, j’ai le regret de vous dire que je n’ai pas l’intention de vous parler de trésor accumulé par ces moines soldats que furent les pauvres chevaliers du Christ, ni du graal, ni de la pierre philosophale de ces adeptes de l’Art Royal, mais d’un projet que le fondateur des Templiers, saint Bernard de Clairvaux, avait concocté sur le plan social et qui, de nos jour, prend un certain relief. Que dis-je c’est plus, beaucoup plus  qu’un relief, c’est un Himalaya tellement ce qu’avait concocté ce mystique exceptionnel colle, au-delà du temps, avec notre actualité.

Voyons ce que fut le rôle des templiers, et surtout qui était Bernard de Claivaux, sur l’échiquier européen et cela pour ne point s’étonner si le fantôme de cette milice rode inlassablement dans notre inconscient comme s’ils cherchaient à parachever son œuvre ignominieusement sacrifiée.

Bernard était un religieux mais surtout un mystique. Son état mystique avait exalté ses capacités de telles sortes qu’il était aussi un politique, un économiste, et les questions sociales ne le laissait pas indifférent.

Il lutta contre ce qu’il appelait le rationalisme de l’école d’Abélard et l’orthodoxie mécaniste de la scolastique comme l’illustre la somme théologique de saint Thomas d’Aquin où tout procède par déduction logique. Pour illustrer cette opposition il suffit de dire que pour Abélard la théologie était un discours sur Dieu alors que pour saint Bernard elle était un non-discours sur Dieu.

Il fut un conseillé écouté des seigneurs et des rois de l’époque. D’une activité prodigieuse, on le voit un jour à Vézelay prêchant la seconde croisade, quelques mois après en Allemagne, à Spire ou l’empereur Conrad III fut tellement séduit par l’homme qu’il se croisa aussitôt. Il lutte contre le roi de France Louis le Gros, prenant partie pour l’évêque de Paris et l’archevêque de Sens. Par ailleurs Il permet l’élection du pape Innocent II contre son rival Anaclet…

Grand bâtisseur, on compte que de son vivant, il fonda en Europe 72 abbaye ou commanderies.

Bernard fut un meneur d’homme. Son magnétisme faisait s’évanouir ses contradicteurs les plus acharnés et soulevait ses adeptes. Il fut doté de dons exceptionnels. Il guérit un enfant aveugle (Fromageot, Tonnerre et son comté, p.32). On lui prête bien d’autres guérisons.

C’était aussi un voyant. Il pressentit ce qu’allait être le sort de l’Europe, et c’est, me semble-t-il, ce qui explique ce que l’on a désigné du nom du SECRET DES TEMPLIERS.

Durant les années 70 certains l’on comprit mais ont suivi le chemin d’une reconquête par la puissance en négligeant la transformation de la pensée. L’échec était inévitable.

Que voulut Bernard de Clairvaux ?

Il voulut « donner une âme à l’Europe ».

Mais c’était un chrétien particulier puisqu’il était partisan du christianisme primitif, il souffrait de voir les Lombard et les juifs pratiquer l’usure, alors que le christianisme l’interdisait. C’est pourquoi, pressentant avec une intuition transcendante dès cette époque, les troubles sociaux que la recherche effrénée du profit ne saurait manquer d’engendrer, il décida et obtient des chevaliers du Temple que leur Ordre observe trois vœux : pauvreté, chasteté, obéissance. En conséquence, les Chevaliers, en entrant dans l’Ordre, faisaient don de leur richesse.

L’Ordre du Temple, de ce fait, devint très riche. Ils utilisèrent cet argent, et l’or obtenu par transmutation, pour construire des routes dans toute l’Europe, des commanderies, des abbayes, des ateliers, etc., permettant ainsi la libre circulation des hommes des idées, des marchandises, par la création de lettres de change, celle des monnaies, et ce, avec un maximum de sécurité en ces époques difficiles et troubles.

Le procédé d’obtention d’or par les procédés alchimique ou autre leur fut enseigné au sein des maisons de la sagesse d’Afrique du Nord. Le fond documentaire de ces université étaient le même que celui de la Bibliothèque d’Alexandrie crée en 332 avant J-C.

Pourquoi ce changement d’appellation de « Pauvre Chevalier du Christ » à celui de « Chevalier du Temple » ?

On dit, bien souvent,  que lors du débarquement d’Hugues de Payns et de ses huit compagnons en Terre sainte, ils furent logés dans une maison jouxtant le temple de Jérusalem.

Cette explication me semble en cacher une autre plus significative. Si Bernard de Clairvaux leur conserva cette dénomination c’est parce que ses idées très larges, sa chrétienté, lui faisait concevoir  des idées plus vastes, plus universelles, concernant l’esprit du christianisme primitif et que la notion de Temple (il y eut des temples Grecs, romain, Egyptiens, mazdéens) lui faisait adopter une notion, beaucoup plus élevée spirituellement que celle d’église.

Peut-on comprendre la particularité de saint Bernard ?

Quand une énergie se transforme en une autre il y a toujours une perte. Cette loi porte le nom d’Entropie. Les conséquences de cette loi sont nombreuses et apparemment irréversibles ; elles postulent la fin de la terre dans le froid absolu… Mais ce n’est pas pour demain !

Cependant une exception subsiste : celle présentée par les êtres vivants et particulièrement l’être humain. Dépense-t-il de l’énergie ? Elle est immédiatement remplacée ou récupérée par l’ensemble des systèmes énergétiques biologiques, c’est la néguentropie. Evidemment le vieillissement est là pour nous dire que la néguentropie n’est pas victorieuse. Mais la néguentropie peut être victorieuse quant elle élabore un nouvel être au sein d’une mère soumise à l’entropie.

Cette néguentropie joue chez tous les êtres vivants. Mais l’homme possède une forme de néguentropie qui est particulière qui mérite le nom de « surnéguentropie ». Quand il est éveillé, tel Bernard de Clairvaux, il peut accéder à une néguentropie universelle à l’origine de la vie et de ce que l’on appelle pouvoirs paranormaux, ce qui lui permet de « réparer » ce qui est considéré comme irréparable sur le plan biologique ou autre. Parmi ces phénomènes étonnants, Bernard de Clairvaux en posait un capital, c’est celui d’influencer par le truchement de la parole.

Certains possèdent ce don d’une manière naturelle sans passer par l’éveil mystique. C’est le cas de « meneurs d’homme », des « grands tribuns ».  Par leur volonté transmise par la parole et l’énergie en elle incluse, ils ont été la cause de nombreux bouleversements sociaux.

Qu’en est-il de saint Bernard ? Il était doué de pouvoirs. Son action psychologique était telle que (je pense à ses prêches de Vézelay et à ceux de Spire ou des foules se ralliaient à lui) elles fascinaient, soulevait et mettait presque en état second les foules qui l’écoutait.

Dans un but qui se manifeste au-delà de son temps, et donc pour les temps futurs, Bernard demandait aux Templiers d’observer les trois vœux que j’ai signalés précédemment.

Le premier est le vœu de pauvreté.

Bernard semble avoir prévu huit siècles en avance les troubles sociaux qu’apporteraient à l’Europe, sinon au monde, l’appétit sans limite et sans barrière morale du profit.

Le prêt à intérêt était interdit par le christianisme primitif. Celui-ci n’avait pu prévoir la venu du profit illimité, conséquence de la révolution industrielle telle qu’elle se présente de nos jours. Une intuition transcendante le lui a-t-elle fait prévoir et lui a-t-elle  fait prendre la décision de demander à ses disciples, les Templiers, le vœu de pauvreté ?

Il va de soi qu’il ne lui était pas possible de demander que la totalité des biens possédés par les Templiers soit délégués à l’Ordre. Il semble  bien que ce vœux de pauvreté soit fonction du cas individuel (marié, enfants, etc.).

Mais dans sa conception de « l’âme de l’Europe », il répudiait la notion de profit sans limite, incontrôlé, et il supprimait cet appétit de lucre par son « vœu de pauvreté ».

Le deuxième vœu était celui de chasteté.

Que l’on ne se méprenne pas. La chasteté n’est pas la continence sexuelle. Il ne demandait pas à tout les Templiers de se faire énuque.

Certains Templiers pouvaient être mariés ou le désirer. Ce que voulait saint Bernard c’est la primauté de « l’Agapé » sur « l’Eros », ou l’amour sacralisé, « divin » et inconditionnel pour le conjoint… Et non l’inverse comme trop de civilisations décadentes en ont donné l’exemple… Et la notre semble en prendre le chemin.

Le troisième vœu était celui d’obéissance.

Nulle société ne peut vivre lorsque les règles sociales sont systématiquement bafouées. Le respect d’un certain nombre de principes sociaux et que l’on peut définir par le terme d’obéissance est indispensable à la vie en société.

 

Les trois principes majeurs formulés par Bernard de Clairvaux ne sont pas des principes religieux ou spirituels ; ce sont des principes sociaux et moraux, immuable pour la survie de toute société.

Il voilait avec ces trois principes, constituer « l’âme de l’Europe ». Son rêve s’est évanoui cent cinquante ans après sa mort. Aussi de nos jours l’Europe ne saurait affirmer sa vrai grandeur tant qu’elle n’a pas trouvée son âme, cette âme que lui avait préparé Bernard de Clairvaux et sans laquelle elle ne saurait survivre.

Avec toute mon amitié.

BAGATELLES SUR LA LETTRE G.

Vous ne me croirez pas si je vous dis que l’idée de parler de cette lettre ne m’est pas venue en lisant le bon vieux livre de Jules boucher sur la symbolique maçonnique. D’ailleurs le pauvre est en si piteux état que je dois prendre moult précaution pour qu’il ne tombe en morceaux entre mes mains inexpertes.

L’idée m’est venue en pratiquant ce sport en vogue de nos jours et cela depuis des temps immémoriaux : celui de me regarder le nombril et de m’extasier dans la contemplation de mon patronyme dont l’initiale est la lettre G. Mon délire mystique atteint son paroxysme lorsque me sauta aux yeux, si je puis dire, cette curieuse coïncidence : l’initiale de mon prénom se superposait à la lettre gamma grecque (G) retournée, équerre des francs maçons ! Imaginez ma stupeur de constater ces concordances. N’en doutez pas, elles firent frétiller de plaisir mon égo voluptueusement caressé ! J’étais un super G !

A la suite de quoi je saisi délicatement mon Jules Boucher pour savoir ce qu’il racontait sur cette lettre car je me sentais concerné.

ob_212151_etoile-10J’ai ainsi appris que cette lettre était inscrite dans une étoile à cinq branches que les Franc Maçons appellent l’étoile flamboyante. Et là mon sang ne fit qu’un tour ! Cet ensemble avait une valeur universelle seulement par le jeu des nombres. Il fallait ajouter au 5 du nombre de branches de l’étoile le 7 qui est la position de la lettre dans l’alphabet. Le total 12 lui donne une universalité, comme le soulignent les signes du zodiaque ; qu’il convient de regarder de plus prés en évitant les discours sans fondement. Et les discours sans fondements ils font légion ! C’est le passe-temps favoris de ceux qui prennent leurs désirs pour la réalité. Le monde est ainsi fait qui fait grimper ses héros d’un jour sur les épaules de sous développés. Les fans des campagnes électorales, ayant perdu toute raison devant les caméras d’un journal pour hurler avant le dépouillement du scrutin « on a gagné », sont là pour nous le rappeler. Ma concierge, cette femme à la sagesse infuse m’a dit un jour en regardant un duel politique accompagné de braillards : « Gueuler est le propre de l’homo politicard il casse les oreilles et les pieds en croyant que ça le propulse au septième ciel. » J’ignore ce qu’elle pense de l’homme sportif mais je ne vais par tarder à le savoir. Tout ce que je sais c’est qu’elle ne les range pas parmi les homos sapiens mais parmi les pithécanthropes. Il est vrai que ses connaissances en anthropologie sont des plus sommaires. Elle a du relever ce nom parmi les célèbres injures du capitaine Haddock.

L’homme ainsi survolté parvient à voir ce que personne ne voit pour se construire le monde dont il a besoin.  Tel est le grand G visible dans le ciel nocturne. Il est constitué de neuf étoiles : Bételgeuse, Bellatrix et Rigel, toutes trois de la constellation d’Orion et situées au centre, et Sirius (Grand Chien), Procyon (Petit Chien), Pollux et Castor (Gémeaux), Capella (Cocher) et Aldébaran (Taureau)

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Voilà la G maçonnique exalté jusqu’aux cieux, signature indélébile de Grand Architecte de l’Univers. C’est grisant n’est-ce pas ?

Peut être faudrait-il rappeler que dans l’astronomie populaire ce regroupement d’étoiles est appelé un astérisme.

L’astérisme est une figure remarquable dessinée par des étoiles particulièrement brillantes. En général, ces étoiles n’on rien d’autre de commun que la brillance. Elles ne sont liées ni par une interaction gravitationnelle significative, ni par une gestation commune. Conclusion l’astérisme est un objet céleste plutôt arbitraire et subjectif. En d’autres termes, avec un petit effort ceux qui affirment que nos ancêtres sont les gaulois pourraient admirer, à la place du G maçonnique, les moustaches de Vercingétorix !

Le fameux Oswald Wirth, inventeur de la géométrie philosophique et spécialiste des graphismes liée aux anciens symboles chimiques et alchimique fait remarquer dans son Mystères de l’art Royal. (1931) son rapprochement avec le sel alchimique : un cercle traversé par un diamètre horizontal. Et pour lui le sel signifie « La sagesse qui conçoit ». Allez raconter cela à un alchimiste, il vous rira au nez ! Mais par charité il exaltera la dimension spirituelle de son art qu’il sait associée à une pratique, que l’on appelle les Grand Œuvre, dont le sel est essentiel car étroitement liée, une foi correctement préparé, aux puissances universelles… Et, croyez-moi si vous le voulez, ce n’est pas une vue de l’esprit ! L’alchimiste travaille avec des matériaux concrets afin de saisir les énergies fondatrices. La matière importe peu l’important est ce qu’elle permet de faire au-delà de notre réel. Ceci étant dit vous pouvez replonger dans l’alchimie symbolique ou spirituelle, elle n’a fait de mal à personne. Je ne sais pas trop ou cela mène, je m’y suis jamais intéressé, que voulez-vous personne n’est parfait, mais que les mânes d’Hermès me gardent d’aller fourrer mon nez là-dedans !

En me replongeant dans la symbolique maçonnique de Jules Boucher. J’ai lu avec beaucoup de plaisir ce passage inspiré par son ami Fulcanelli :

«  L’étoile flamboyante, active, entourant la lettre G, montre le chemin qui conduit à l’hexagramme, étoile équilibrée, idéogramme classique de la pierre philosophale.

L’étoile flamboyante est alors la quintessence, au sens hermétique du terme, et la lettre G devient l’initiale de Graal, de ce Graal qui est le voile du feu créateur, feu qui rayonne et qui « flamboie ». 

Oui la lettre G est bien l’initiale de Graal et c’est là le message essentiel qui est lié à Genèse, car l’alchimie est genèse. Car seules les forces universelles sont génitrices, ce qui provoque, au sein de la matière, une granule à l’image de la structure intime de toutes matières.

Libre à vous de méditer sur Gravitation, Géométrie, Génie et Gnose comme le préconisent les rituels maçonniques. Certains ont écrit des traités entiers sur leurs élucubrations concernant ces seuls mots. Evidemment il n’en est sorti qu’un morne ennui.

Ce que je veux dire ici, et le souligner trois fois, c’est que la compréhension de la plupart des symboles est inséparable d’une alchimie bien comprise et non pas cantonné à sa seule dimension analogique ou spirituelle. Ceci étant dit je retourne dans mon laboratoire pour préparer le printemps. Je suis toujours en avance car je lambine en chemin.

Avec toute mon amitié.

Conférence

Ce soir 20 février à 19h 45

au 134 de l’Avenue de Toulouse à Montpellier, salle KARIS.

 sera présenté dans une 1ère conférence d’une série de trois : ce qu’est l’ALCHIMIE, par Léon Gineste.

Cette 1ère approche est pour nous permettre de découvrir l’Alchimie.

La 2ème sera pour nous proposer une visite guidée de « Montpellier alchimique »

Et la 3ème, nous emmènera en voyage du côté de Rennes le Château, toujours dans l’axe de l’Alchimie.

 

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